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    Economie

    Mauvais départ pour les cimentiers

    Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
    Une baisse de plus de 25% en janvier!
    Important recul sur Casablanca
    Le CPJ 45, leader du marché

    Sur les 16 régions du Royaume, 15 affichent des baisses importantes de leur consommation. Même le Grand Casablanca accuse un recul de 37,65%

    DEPUIS plusieurs années, le mois de janvier est synonyme de croissance chez les cimentiers. Sauf que 2013 crée une véritable rupture avec cette tendance. En effet, le premier mois de l’année a enregistré une baisse importante (-25,36%) de la consommation du ciment. Seulement 1,1 million de tonnes de ciment ont été écoulées en janvier contre 1,5 million l’année dernière et 1,26 million en 2011. Ainsi, après une année 2012 qui s’est clôturée avec une hausse de 1,6%, 2013 s’annonce sous de mauvais auspices. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. Avant tout, janvier a connu d’importantes précipitations qui ont conduit à de multiples arrêts de chantiers.  Plus encore, le flou qui a entouré les différentes dispositions de la loi de Finances 2013 a fortement réduit la cadence des projets. S’y ajoute la crise qui touche le secteur de l’immobilier.

    Les promoteurs attendent d’écouler leurs stocks avant d’amorcer de nouveaux projets. Même les plus grands opérateurs se trouvent face à une rareté du foncier exacerbée par la hausse de la taxe sur le profit immobilier (TPI). Plus encore, le mois de janvier correspond à la répercussion totale de la taxe sur le ciment prévue dans la loi de Finances 2012. Le marché du ciment doit également faire face à des problèmes plus structurels, notamment en matière de concurrence.

    «L’analyse des parts des marchés régionaux du ciment montre que 38% des marchés locaux sont en situation de monopole ou quasi-monopole et 50% des marchés sont en situation oligopolistique», explique une étude du cabinet SIS Consultants. Les opérateurs doivent également faire face à la volatilité du coût de l’énergie qui représente l’un des plus importants facteurs de production du ciment.  

    Côté répartition géographique, sans surprise, le Grand Casablanca continue de concentrer le plus gros de la consommation avec 146.136 tonnes. Cependant, la région affiche une importante réduction de sa consommation (-37,65%). Pour cause: plusieurs grands projets lancés ces dernières années comme la Marina de Casablanca ou Anfaplace sont en phase de livraison. Marrakech-Tensift-El Haouz arrive en deuxième position en termes de consommation. Elle enregistre aussi un recul de près de 10%. Pour sa part, la région de Tanger-Tétouan a connu une baisse de 33,67% de sa consommation, soit la plus importante perte de volume. Seule la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Elhamra affiche une hausse de 22%. Néanmoins, cette région n’absorbe que 2,4% de la production locale. Ainsi, le lancement d’un simple projet immobilier se fait ressentir sur les performances commerciales de la région.  Par nature de produit, le ciment CPJ 45 représente près de 59% du marché.



    Ilham BOUMNADE

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