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IDE: L’industrie, premier centre d’intérêt

Par L'Economiste | Edition N°:3830 Le 19/07/2012 | Partager
Un stock de 250 milliards sur la dernière décennie
Le plan marketing 2012-2013 vise 2.000 entreprises

Au Maroc, la part des projets de création est prépondérante par rapport aux fusions-acquisitions. En 2011, il s’est taillé plus du tiers de ces projets au niveau de l’Afrique du Nord

DU bon cru pour les investissements directs étrangers en 2012. «Plus de 2.000 prospects dans le monde ont été identifiés en tant que potentiel intéressé par l’offre Maroc», révèle le DG par intérim de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), Ahmed Fassi Fihri. Le plan marketing établi pour la période 2012-2013 vise à profiler ce vaste marché avant d’organiser des rencontres B2B au Maroc pour la présentation de l’offre nationale.
Entre-temps, la promotion à l’international sera de mise. Elle s’appuiera sur des supports de renommée mondiale comme la chaîne américaine CNN et le Financial Times.
Pour le moment, une quarantaine d’opérations est en phase d’études avancée. «Et les décision, bien que laborieuses par ce temps de crise, ne tarderont pas à tomber», promet Fassi Fihri.
Certes, le Maroc est un petit marché de 30 millions d’habitants, mais il est ouvert sur un espace de plus d’un milliard de consommateurs, via le réseau des accords de libre-échange dont il est signataire. Et l’argumentaire ne manque pas pour séduire les investisseurs en quête de compétitivité et d’ouverture des marchés. C’est aussi une opportunité pour le pays de développer son offre exportable et, partant, juguler le déficit commercial qui a atteint la cote d’alerte.

Année de rebond

Des signaux positifs ont été déjà relevés au terme de l’année 2011. Celle-ci a été l’année de rebond après trois exercices de recul des flux d’investissements directs étrangers vers le Maroc. Au total, le stock des IDE cumulé à la fin de l’année précédente a atteint 46,3 milliards de dollars, soit 46,2% du PIB. En tout cas, il a mieux résisté à l’impact du printemps arabe sur les économies de la région (Maghreb et Egypte) et à la crise qui touche ses principaux partenaires économiques dans la zone euro (voir notre édition du 6 juillet 2012). Le dernier rapport de la Cnuced crédite le Maroc d’une forte croissance des flux en 2011: 60% par rapport à 2010. Au total, le Maroc a drainé 2,5 milliards de dollars, environ 21,7 milliards de DH. Et c’est un montant hors dépenses et désinvestissement (sorties et rémunération des IDE, transferts de dividendes et assistance technique). De fait, le niveau d’avant les crises financière et économique se trouve dépassé.
Par ailleurs, il ressort du bilan de la dernière Commission des investissements, réunie le 28 mai 2012, que 35 projets de conventions et d’avenants ont été établis pour un montant total de 19 milliards de DH. Avec à la clé la création de 4.700 emplois.
Par secteur, l’énergie arrive en tête avec 5,5 milliards de DH, soit 29% du total des investissements. Le tourisme se positionne au 2e rang, avec 4,5 milliards de DH. Et les télécommunications occupent la troisième position.
«Sur la dernière décennie, le stock brut cumulé en investissements directs étrangers (2002-2011) atteint 245 milliards de dirhams», selon l’AMDI. C’est donc une moyenne annuelle de près de 26 milliards de DH. La France arrive en tête des sources avec 43% des montants. Elle est suivie de l’Espagne (17%), des Emirats Arabes Unis (8%), de la Suisse (4%) et de la Grande Bretagne avec 3,87%. Le portefeuille est assez diversifié, mais avec une forte présence des partenaires traditionnels En termes de répartition sectorielle, c’est l’industrie qui arrive désormais en tête, puisqu’elle a attiré 21,5% des capitaux étrangers sur la décennie. Mieux, le secteur ne cesse de renforcer son attrait, puisque la croissance des investissements qui lui sont destinés ont progressé de 20% sur la décennie. Mais les flux ciblant l’immobilier et le tourisme continuent sur leur lancée avec des parts respectives de 20 et 16%. Le reste étant départagé entre les télécoms et le système bancaire.


A. G.

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