×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La CGEM fait la promo des conventions collectives

    Par L'Economiste | Edition N°:3759 Le 10/04/2012 | Partager
    La Commission emploi édite un guide spécialisé
    Un outil de travail pour instaurer de nouveaux rapports patrons/syndicat

    La Commission emploi et relations sociales vient d’éditer un guide sur les conventions collectives. Un outil de travail qui intervient après la signature d’accords avec cinq centrales syndicales pour la prévention des conflits sociaux et leur règlement par la médiation. Le guide des conventions collectives s’inscrit donc dans la même logique, qui est d’instaurer un nouveau climat social entre employeurs et salariés. Des rapports qui passent par l’existence de canaux de concertation et de négociation «apaisés ». Les conventions collectives en constituent un par excellence. Le guide que la Commission emploi vient d’éditer se veut d’abord didactique. «Si la CGEM publie un ouvrage sur les conventions collectives, c’est pour dire que c’est la seule voie vers la démocratie sociale», explique Jamal Belahrach, président de la Commission emploi et relations sociales.
    Le document brosse un rappel historique sur les conventions historiques, dont les premières remontent à la fin du 19e siècle. Au Maroc, il existe un Conseil de la négociation collective, placé sous la tutelle du gouvernement et qui comprend, entre autres, deux membres de la CGEM. Une structure qui a pour mission d’encourager la signature de conventions collectives sectorielles ou dans des entreprises comptant au moins 200 salariés, mais sans grand résultat. D’ailleurs, l’on parle à peine d’une quarantaine de conventions collectives signées par des secteurs structurés comme les banques, les entreprises pétrolières… Plusieurs raisons expliquent la situation. «Les patrons d’entreprises ont encore peur de signer des conventions collectives parce qu’en face, certains responsables syndicaux ne possèdent pas encore une formation adéquate», précise Belahrach. En effet, dans certaines entreprises, la formation d’un syndicat est souvent considérée comme une menace pour la paix sociale au sein de la société et même pour sa pérennité. Ce qui est souvent vrai du fait que s’installe entre le patron et le syndicat une relation empreinte de méfiance et une logique de rapport de forces. La situation est aggravée quand il existe plus d’un syndicat au sein d’une même entreprise. Et parfois, une centrale syndicale même non représentative peut parfois créer des nuisances au sein d’une société. Car certains syndicalistes confondent encore entre les trois niveaux de représentativité : entreprise, secteur et national.Il est parfois très lourd d’élaborer une convention collective au niveau d’un secteur. Mais en attendant, les patrons de sociétés peuvent commencer par signer des accords d’entreprise avec leurs partenaires sociaux. Ce qui pourrait avoir un effet d’entrainement sur l’ensemble du secteur. Le guide de vulgarisation édité par la CGEM comporte également un modèle de convention collective, destiné aux entreprises. Le guide sera officiellement diffusé avant fin avril et sera téléchargeable à partir du portail de la CGEM. Plusieurs actions sont prévues pour en assurer la promotion auprès des entreprises.

    Démocratie sociale

    La Confédération patronale souhaite mettre en place un contrat social, permettant à la fois la promotion sociale des salariés sans menacer la compétitivité de l’entreprise. «Une démocratie sociale qui passe par la généralisation des conventions collectives», précise Jamal Belahrach, président de la Commission emploi et relations sociales. Les conventions collectives sont généralement signées au niveau d’un secteur et prévoient un certain nombre de dispositions telles que la rémunération et les augmentations salariales, la couverture sociale, le nombre de jours de congé, la promotion, les conditions de révision… En général, les conventions collectives ont une durée de validité de 3 ans. Ce qui permet à l’entreprise d’avoir une paix sociale pendant cette période.

    Hassan EL ARIF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc