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    Evénement

    Formation du gouvernement
    La répartition des portefeuilles dès aujourd’hui

    Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
    Au menu également, la liste des ministrables
    Le Commerce extérieur, les Eaux et forêts et le Plan disparaissent
    Election ce lundi de Karim Ghellab à la tête de la Chambre des représentants

    APRÈS l’adoption de l’organigramme du gouvernement, les patrons des quatre partis politiques de la majorité se réunissent aujourd’hui, lundi. Objectif: décider de la répartition des portefeuilles et la liste des noms des ministres que le chef de gouvernement proposera par la suite au Souverain.
    Le chef de gouvernement désigné est sous pression. Même s’il a finalisé l’organigramme du prochain gouvernement, il n’a pas voulu le rendre public comme s’il attendait un feu vert. En tout cas, il semble que la formule de vice-chef de gouvernement est abandonnée, à cause de son caractère non constitutionnel.
    Sauf changement de dernière minute, l’architecture du gouvernement prévoit 30 ministères dont l’un d’Etat sera confié à Abdallah Baha, bras droit de Abdelillah Benkirane et ancien chef de groupe parlementaire. A cela s’ajoutent des ministères délégués auprès du chef du gouvernement. Il s’agit du SGG, de l’Administration de la défense, des Affaires générales, de la gouvernance et de l’économie sociale, de la Fonction publique et réformes des institutions, des Relations avec le Parlement et société civile. On veut également consacrer aux MRE un ministère délégué pour se réconcilier avec cette catégorie de ressortissants exclus du processus électoral.
    Les ministères à part entière sont nombreux. On compte les Habous et affaires islamiques, les Affaires étrangères et la coopération, la Justice et les droits de l’homme et l’Intérieur qui aura aussi un ministère délégué chargé du développement local et de la décentralisation.
    Dans le lot également, l’Economie et les finances, l’Equipement et le transport, l’Energie et les mines, l’Agriculture, les Pêches maritimes, le Commerce et industrie (suppression du département du commerce extérieur), le Tourisme, l’Artisanat, l’Eau, l’environnement et le développement durable (le Haut commissariat aux eaux et forêts devrait s’intégrer dans ce département. Idem pour le Haut commissariat au plan qui devra disparaître pour laisser émerger la direction des statistiques comme entité autonome). Les autres ministères sont l’Emploi et la formation professionnelle, la Santé, l’Education nationale, avec un ministère délégué chargé de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’Urbanisme, l’habitat et la politique de la ville, la Solidarité, les femmes et la famille, la Jeunesse et le sport et la Culture et la communication.
    Par ailleurs, sauf surprise de dernière minute, Karim Ghellab sera élu aujourd’hui, lundi, président de la Chambre des représentants. Selon l’accord passé entre les quatre partis de la majorité, ce poste, le deuxième dans la hiérarchie de l’Etat après le Souverain, reviendra à l’Istiqlal. Le bureau exécutif de ce parti a choisi le ministre de l’Equipement et du transport sortant qui sera porté au perchoir. Dès le lendemain, mardi, la chambre commencera à mettre en place ses structures. Il faudra d’abord choisir les vice-présidents de la chambre, les présidents des commissions spécialisées et les chefs des groupes parlementaires. Dans cette répartition des responsabilités, l’opposition aura également sa part du gâteau. Elle a non seulement droit à une vice-présidence de la Chambre mais aussi à la présidence de la commission de justice et législation. Celle-ci doit en principe revenir au RNI, le premier parti d’opposition.
    Abdelillah Benkirane a reçu samedi soir les deux principaux chefs de l’opposition que sont Salaheddine Mezouar, président du RNI, et Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM.
    Benkirane avait convoqué une réunion extraordinaire du conseil national du PJD, tenue samedi dernier au complexe sportif Moulay Rachid près de Rabat. Ainsi, cette instance a mis en place une structure composée de 54 membres dont 36 élus par le conseil et 18 du secrétariat général. Cette instance propose trois noms pour chaque poste ministériel. Ceux-ci doivent remplir des critères de compétence dans le domaine choisi, d’honnêteté et de respect des décisions du parti. Par la suite, c’est le secrétariat général du parti qui choisira par vote celui qui sera candidat au poste de ministre. Si Benkirane veut un autre que celui arrivé en tête, il faudra que le secrétariat général valide son choix à la majorité.

    Mécanismes de suivi

    VENDREDI soir, les patrons des quatre partis de la majorité ont signé une charte politique, une première dans les annales de la coordination du travail. Ce document instaure deux mécanismes de suivi. Le premier est composé des quatre secrétaires généraux des partis, accompagnés chacun d’un responsable. Ce comité, présidé par le chef de gouvernement, doit assurer le suivi et l’évaluation de l’action de l’exécutif et de la coordination entre les composantes de la majorité. Il tient des réunions une fois par trimestre et à chaque fois que la situation le nécessite et sur convocation du chef de gouvernement. Le deuxième mécanisme concerne le travail parlementaire. Seront ainsi mis en place une coalition, composée des chefs des groupes parlementaires de la majorité à la Chambre des représentants et une autre à la Chambre des conseillers.
    Ces structures se réuniront une fois tous les deux mois. En tout cas, la Charte repose sur quatre piliers: l’action commune, l’efficacité dans l’exécution, la transparence dans la gestion et la solidarité. Donc exit la particularité bien marocaine du soutien critique, inventé par l’Istiqlal du temps où Abderrahaman Youssoufi était Premier ministre et repris par l’USFP lors de la dernière législature.

    Mohamed CHAOUI

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