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    Economie

    Bourse: Encore du potentiel en Afrique

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    Le continent regorge d'atouts pour développer son secteur financier
    Réglementation, éducation... les freins

    Lors de la réunion annuelle de l’ASEA, les débats se sont notamment focalisés sur les introductions en Bourse. Pour Sunil Benimadhu, président de l’ASEA (à gauche) «la Bourse doit être la voie de sortie privilégiée pour le désengagement d'un capital risqueur d'une société». D’un autre côté, «les privatisations devraient se faire automatiquement via la Bourse», rajoute Karim Hajji DG de la Bourse de Casablanca

    Manque de liquidité des bourses, disparités réglementaires et fiscales, gouvernance insuffisante des entreprises et manque de visibilité des places africaines à travers le monde. Tels sont les principaux obstacles au développement des marchés des capitaux en Afrique. Ce sont autant de problématiques auxquelles ont tenté d'apporter des réponses pas moins de 400 professionnels des marchés des capitaux africains et plusieurs investisseurs des Etats-Unis, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient lors de la 15ème réunion de l'African securities exchanges association (ASEA) du 11 au 13 décembre dernier à Marrakech.
    "L’Afrique représente aujourd’hui un potentiel économique attractif pour plusieurs raisons. D’abord à travers ses ressources naturelles abondantes et diversifiées (25% des ressources mondiales). Ensuite par ses taux de croissance qui figurent parmi les plus élevés au monde (en moyenne supérieure à 5% ces deux dernières années) et enfin par le dynamisme de ses bourses qui ont affiché des rendements annuels des plus performants ces 10 dernières années", souligne Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca, hôte de la manifestation. «Tous ces éléments font que le continent est l'objet des focalisations des investisseurs internationaux, notamment asiatiques, à la recherche de nouvelles opportunités». Malgré ces atouts, l’Afrique continue d’être handicapée par certaines faiblesses structurelles.
    Consciente des avancées à accomplir, l'ASEA œuvre à développer une vision commune pour les places africaines, en fédérant les synergies opérationnelles entre elles et en les rapprochant de la communauté des investisseurs internationaux. L’objectif est donc de favoriser le développement des marchés de capitaux africains afin de contribuer au financement des entreprises et, à travers elles, au développement économique et social du continent. «Cette réunion constitue un forum idéal pour réfléchir sur le rôle fondamental des bourses dans l'exploitation du potentiel de croissance de l'Afrique et identifier les initiatives qui doivent être mises en oeuvre pour élargir et approfondir les marchés des capitaux africains», fait savoir Sunil Benimadhu, président de l'ASEA. A ce titre, le patron de l'association annonce la mise en place d'un site web qui sera un point de référence pour les investisseurs. En parallèle, l'association édite des fact book, manuels de référence contenant des informations sur les bourses membres. A cela s'ajoute la création prochaine (second trimestre 2012) d'un indice boursier Footsie ASEA panafrican index. «Par le biais de cet indice, nous souhaitons donner plus de visibilité à l'international aux bourses africaines», assure Benimadhu. D'ailleurs, c'est ce manque de visibilité qui fait hésiter les investisseurs qui comme l'ont bien exprimé les intervenants de cette 15e réunion, ont fortement besoin de connaître l'environnement dans lequel ils vont investir. Les aspects de gouvernance et d'éducation compte beaucoup également dans ce choix. Or, aujourd'hui encore, de fortes disparités subsistent notamment au niveau des changes, de la réglementation et de la fiscalité. Il est donc question d'harmoniser les pratiques pour une meilleure collaboration entre les différentes places africaines. Idem pour l'éducation notamment financière. «Il faut obligatoirement encourager l'inclusion financière des populations via l'éducation financière pour pouvoir à terme multiplier l'investissement en Bourse », fait savoir John Hope Bryant, président de Hope opérations.
    Au-delà des aspects réglementaires et d'éducation, les débats se sont également focalisés sur l'augmentation des introductions en Bourse des sociétés africaines. Et tout le monde y va de sa proposition. Certains veulent encourager les IPO à l'étranger, d'autres pensent au contraire qu'il faut attirer des entreprises à s'introduire dans leurs marchés domestiques. D'autres encore estiment judicieux d'introduire une société à l'étranger et de pouvoir la traiter sur place... Mais tous sont unanimes sur la nécessité de multiplier le nombre d'OPV en Afrique. «Il faudrait que l'introduction en Bourse soit le recours le plus utilisé pour financer le développement d'une entreprise», indique un des participants au Forum. De son coté, Benimadhu estime que «la Bourse doit être la voie de sortie privilégiée pour le désengagement d'un capital risqueur d'une société». Pour Hajji qui se réjouit des 3 introductions enregistrées à la Bourse de Casablanca cette année, «les privatisations devraient se faire automatiquement via la Bourse». Pour 2012, le DG de la Bourse est optimiste comme à son habitude. Il table sur 6 à 7 OPV.

    Objectif

    Créée le 13 novembre 1993, l'ASEA est une association qui a pour mission, entre autres, la promotion de la coopération entre ses différents membres et la facilitation des échanges et d'assistance à travers des programmes conjoints entre les différents membres. Elle est actuellement composée de 22 Bourses africaines.

    M. A. B.

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