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    Economie

    Maroc-Sénégal
    L’absence d’accord commercial freine les échanges
    DNES à Dakar, Ayoub NAÏM

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    Les discussions traînent depuis 10 ans
    BTP et électricité, deux secteurs-clés

    Les importations du Maroc en produits sénégalais ont atteint en 2010 près de 51 millions de DH alors qu’elles totalisaient le double en 2009. A noter que c’est le coton et les produits alimentaires qui représentent l’essentiel des importations marocaines en provenance du Sénégal. En revanche, le Maroc exporte au Sénégal principalement des produits énergétiques, des fils et câbles électriques, des produits alimentaires, des médicaments et des produits de confection. Sans oublier les produits et biens d’équipement utilisés dans les projets d’infrastructures et d’investissements. Le volume de ces exportations s’est élevé en 2010 à près de 741 millions de dirhams

    Bilan mitigé pour les échanges maroco-sénégalais. Le commerce entre les deux pays peine à décoller et en dépit de la connaissance qu’ont les entreprises marocaines de ce marché, les échanges sont encore tout petits. A l’évidence, les opérateurs marocains n’exploiteraient pas assez le tremplin que constitue la forte présence du groupe Attijariwafa bank dans ce pays. Dakar concentre en effet le plus grand réseau commercial du groupe après le Maroc. En 2009, le commerce extérieur entre Rabat et Dakar s’élevait à 800 millions de dirhams. Ce qui reste une performance plutôt moyenne, comme n’ont cessé de le relever les représentants du Sénégal, premier pays visité lors de la 5e édition de la Caravane de l’export. «Beaucoup de moyens ont été déployés jusqu’ici, mais il faut fournir encore plus d’effort», relève Taleb Berrada, chef de la mission diplomatique du Maroc au Sénégal. A commencer par la mise en place de mécanismes juridiques adéquats pour combler le vide dû à l’absence d’un accord bilatéral. Ce qui est une curiosité au regard de l’intensité des rapports politiques entre les deux pays.
    Un projet d’accord commercial et d’investissement a été introduit à la CDEAO depuis plus d’une décennie. Mais depuis, l’accord traîne faute de volonté politique. «Plusieurs listes de produits ont été paraphées, mais nous attendons toujours la concrétisation de cet accord», soulignait le vice-président de la Chambre du commerce, de l’industrie et de l’agriculture de Dakar. L’autre obstacle à l’amélioration des échanges tient à l’inexistence de desserte maritime. « Tout cela fait que même si le Royaume est l’un des principaux partenaires commerciaux du Sénégal, nos échanges ne se sont chiffrés en 2010 qu’à 30 milliards de francs CFA», déplore le management de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations.
    Toujours est-il que parmi les secteurs-clés de nos rapports avec le Sénégal, figurent l’agriculture, le secteur social (santé, éducation…), l’énergie et enfin l’infrastructure et le BTP. Ce dernier était d’ailleurs l’une des stars de cette première journée avec la présence de nombreuses entreprises marocaines: Addoha, Lafarge, Bitulife, Imalum, Plastima, Prodec, Stroc, Sicoterm... Tous les grands noms étaient présents. Et pour cause, les projets d’infrastructures et de bâtiment, notamment les grands projets de logement social sont très demandés dans le pays. Il suffit de faire un petit tour dans la capitale pour se rendre compte qu’une grande partie de la métropole est en chantier et qu’il y a de gros besoins en électrification. «Nous pensons même que le secteur du BTP au Sénégal suscitera le même engouement qu’au Maroc dans les années à venir», pronostique MamounTahiri, représentant de Lafarge.
    L’énergie, la santé, le transport, les technologies de l’information, ne sont pas en reste. Ils pourront dorénavant profiter de la route terrestre liant Dakar à Tanger en passant par la Mauritanie, maintenant opérationnelle, pour écouler leur marchandise. Cette nouvelle ligne offre d’énormes opportunités pour le Sénégal qui entend se placer en tant que point d’entrée pour les produits européens sur l’ensemble du marché de la sous-région de la CDEAO.

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