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    Economie

    La finance islamique revigorée par l’effet PJD

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    Abdelilah Benkirane a rencontré le management de la Qatari International Islamic Bank
    La création d’une institution bancaire et d’assurance à l’étude

    L’arrivée au pouvoir du PJD marquera-t-il le vrai démarrage de la finance islamique au Maroc ? En tout cas, des investisseurs qataris n’auront même pas attendu l’investiture du nouveau gouvernement pour prospecter au Maroc. En effet, le tout nouveau chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a rencontré, samedi 10 décembre, Sheikh Khalid bin Thani Al Thani, patron de la Qatari International Islamic Bank (QIIB), également vice-président de l’Alliance des hommes d’affaires du Qatar. Les échanges ont porté sur l’opportunité de créer au Maroc une banque et une compagnie d’assurance islamiques. Une joint-venture dont 51% des actions seraient détenus par des opérateurs marocains. Les 49% restants seraient entre les mains des investisseurs qataris.
    «Un projet de ce type servira sans aucun doute les intérêts des investisseurs marocains, facilitera leurs transactions et répondra à leurs besoins», a déclaré Benkirane au cours de la rencontre. Le nouveau chef de gouvernement n’a pas caché non plus son estime pour l’expérience qatarie en matière de finance islamique ainsi que la volonté du Maroc d’en tirer profit. D’ailleurs, la QIIB, qui a été créée il y a à peine un peu plus de dix ans, jouit d’une réputation internationale. A travers ses 15 succursales, l’institution financière offre ses services aux entreprises et particuliers. Au terme du premier semestre 2011, son chiffre d’affaires a dépassé les 50 milliards de DH. Quant à la Société islamique qatarie des assurances, elle a vu le jour en 1995. Aujourd’hui, elle est devenue leader dans son secteur d’activité. L’équipe PJD ne manquera pas de mettre le paquet pour que le texte soit le plus rapidement injecté dans le circuit d’adoption. «La finance islamique est estimée à plus de 1.000 milliards d’euros dans le monde. Il suffit de mettre en place une réglementation dédiée pour en drainer une bonne partie», avait déclaré Lahcen Daoudi, membre du bureau politique du PJD. Au Maroc, la finance islamique a fait son entrée en scène via les produits alternatifs tels que Mourabaha (immobilier), Moucharaka (crédit d’investissement), Ijara (leasing).
    Mais le cadre réglementaire n’est pas encore favorable à l’essor de banques basées sur la charia. «Le coût des transactions immobilières via les produits alternatifs reste trop élevé du fait du double enregistrement et de la double conservation des biens immobiliers, par exemple», explique Jamal Lakhiry, expert et conseiller bancaire. De plus, le taux de bancarisation reste très faible au Maroc. Mais, le marché possède un potentiel avéré.

    Cadre réglementaire

    Le PJD n’a pas cessé d’appeler les pouvoirs publics à créer une banque islamique pour drainer les centaines de milliards d’euros qui gravitent autour de la finance islamique et qui ne trouvent pas un point de chute. Au moment où le wali de Bank Al-Maghrib parle plutôt de «fenêtres bancaires», le PJD n’a pas hésité à formuler une proposition de loi sur les banques et institutions financières assimilées en janvier 2011. L’arrivée au pouvoir du PJD donnera certainement un nouvel élan à la proposition de loi relative à la finance islamique. D’autant plus que le Parti de l’Istiqlal, l’autre composante de la nouvelle majorité, n’y serait pas défavorable. La proposition du PJD était en discussion en première lecture au niveau de la Commission des finances et du développement économique de la première chambre sortante du Parlement.

    Hassan EL ARIF

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