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    Economie

    Premier exercice difficile pour le PEA

    Par L'Economiste | Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager
    La baisse de la Bourse fortement pénalisante
    Le cadre fiscal toujours pas au point
    Le fonctionnement du compte pas encore clarifié

    Source: Finaccess Sixtelekurs Mena
    Peu de spécialistes des marchés avaient anticipé un retournement du Masi comme c’est le cas actuellement après sa performance en 2010 et surtout les OPV de certaines filiales agroalimentaires de SNI programmées pour 2011.
    L’introduction en Bourse de Stroc Industries et les opérations sur capital des sociétés du Masi n’ont rien changé à la physionomie du marché

    LES espoirs placés dans la mobilisation de l’épargne longue grâce au plan épargne actions (PEA) se sont vite estompés à mesure que la Bourse s’est enfoncée dans sa spirale négative. En tout cas, pour cette première année, le bilan est loin d’être celui escompté pour le PEA comme pour les autres plans d’épargne d’ailleurs. Selon les derniers chiffres disponibles, les montants placés dans le PEA se sont établis à 23 millions de DH contre 21 millions de DH en mai dernier. En tout, 75.000 comptes PEA auraient été ouverts.
    Pour certains professionnels, «le timing choisi pour la mise en place du PEA est mauvais. Nous attendions ces produits il y a quatre ans». Autrement dit, au moment où le marché était en hausse. En 2007 par exemple, le Masi avait fait un bond de +35%. Sauf qu’en cette période, la surliquidité du système bancaire rendait moins pertinent l’introduction d’un produit comme le PEA, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En réalité, peu de spécialistes des marchés avaient anticipé un retournement du Masi comme c’est le cas actuellement après sa performance en 2010 et surtout les OPV de certaines filiales agroalimentaires de SNI programmées pour 2011.
    S’il est vrai que la physionomie actuelle du marché n’est pas le meilleur indicateur pour attirer les épargnants, le peu d’intérêt manifesté pour les PEA pourrait être révélateur de la vision court-termiste des boursicoteurs présents sur la place casablancaise. Or, «c’est le moment d’acheter car les actions sont en solde», caricature une source du marché. Bien qu’étant dans une phase baissière -l’opération ONA-SNI a été le principal contributeur à la performance du marché en 2010-, les perspectives de croissance du marché sont importantes. Il reste à diversifier les instruments proposés sur le marché.
    Mais, au-delà du comportement des valeurs du Masi, le cadre fiscal du PEA est jugé peu attractif. «La carotte fiscale n’incite pas à s’y enfermer durant cinq ans», relève un acteur du marché. A la place des avantages fiscaux accordés au terme du plan comme prévu aujourd’hui, certains professionnels suggèrent des incitations fiscales à l’entrée. Dans d’autres pays, la première option, c’est-à-dire les avantages fiscaux à la sortie, est la plus courante. Aujourd’hui, les avis sont partagés sur le cadre fiscal du PEA. Des divergences qui pourraient peser sur le texte final relatif au plan épargne actions. Jusque-là, l’arrêté ministériel qui devrait clarifier son fonctionnement n’est toujours pas prêt. Un retard qui contraste avec la volonté affichée de disposer rapidement d’outils de mobilisation de l’épargne longue.
    Les ressources des établissements de crédit n’ont pas connu une grande évolution depuis le début de l’année. Le système bancaire a collecté en tout 13,2 milliards de DH de plus par rapport à décembre dernier. Les dépôts à vue, qui totalisent un encours de 364 milliards de DH à fin octobre, ne progressent que de 1,4%, soit 5 milliards de DH. L’encours des comptes à terme et des bons de caisse, lui, n’a augmenté que de 305 millions de DH depuis la fin de l’année dernière. Les titres d’OPCVM monétaires sont en repli de 2,8 milliards de DH pour un encours total de 52,3 milliards de DH à fin octobre. En attendant que les comptes PEA drainent plus d’épargne vers les banques ou plus globalement les nouveaux dispositifs pour la collecte, les banques se sont retournées vers le marché de la dette pour se financer. Leur recours à ce marché est appelé à s’intensifier dans les prochaines années.

    F. Fa

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