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    Maroc Export prospecte le Moyen-Orient

    Par L'Economiste | Edition N°:3640 Le 19/10/2011 | Partager
    Au programme: Qatar, Koweït et Emirats arabes unis
    Un Prospectour organisé du 22 au 30 octobre

    Grosse opération séduction de l’offre exportable marocaine au Moyen-Orient. En effet, une importante délégation de plus de 40 hommes d’affaires s’apprête à faire le déplacement du 22 au 30 octobre au Koweït, Qatar et Emirats arabes unis (EAU). La délégation sera présidée par Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur. Cette mission, qui rentre dans le cadre de l’opération Meet Maroc, sera pilotée par Maroc Export.
    Objectif: mener un Prospectour à Doha, Koweit City, Dubaï et Abu Dhabi. Une mission de prospection ciblée dans des pays à fort potentiel à l’import et qui sont membres du CCG (Conseil de coopération du Golfe). D’ailleurs, la mission intervient suite à une visite, menée actuellement par le ministre des Affaires étrangères en Arabie saoudite. Taïb Fassi Fihri est en train d’examiner à Riyad les modalités de rapprochement et d’adhésion du Maroc avec les pays du CCG.
    Aux yeux de Abdellatif Maâzouz, la coïncidence de la mission de Maroc Export dans les pays du Golfe est un «pur hasard de calendrier». Le ministre du Commerce extérieur tient à préciser que le Prospectour était programmé il y a deux ans (2009), puisque les trois pays font partie de la cible stratégique d’une étude marketing pour booster l’offre exportable vers cette région. Selon Saâd Benabdellah, DG de Maroc Export, l’enjeu de la mission est non seulement de renforcer les échanges commerciaux, mais aussi identifier de nouvelles opportunités basées sur la complémentarité. Pour booster ses exportations au Moyen-Orient, le Maroc compte s’attaquer à deux fronts: la diversification et le gain de nouvelles parts de marché. «C’est une vraie guerre commerciale avec la concurrence à travers laquelle le Maroc devra sortir gagnant», insiste le ministre. Aujourd’hui, dans une conjoncture internationale difficile, la particularité des pays ciblés est qu’ils connaissent tous une forte croissance en comparaison avec le reste du monde en plus d’un gros potentiel à l’import. Sauf que jusque-là, le Maroc assure non seulement de faibles volumes sur ces zones, mais perd aussi des parts de marché. Dans les trois pays ciblés, la balance commerciale du Maroc est en dégradation depuis des années.
    Or, il y a un fort potentiel dans plusieurs domaines. Chacun des trois pays se veut une plateforme commerciale avec des réseaux étoffés de grande distribution, des multinationales et de grandes enseignes de renom. L’enjeu du Maroc est de faire jouer des synergies entre le Maroc en tant que hub du Maghreb, les différentes ALE signées et ces plateformes à l’import-export au Machrek.
    Parmi les secteurs et l’offre représentés à travers cette mission, figurent les services, cuir & textile, l’agroalimentaire, les produits de la mer, l’industrie pharmaceutique ou encore les BTP et technologies de l’information. 90% des participants ont déjà pris des rendez-vous en plus des rencontres BtoB programmées par Maroc Export en amont de chaque étape. Au total, chaque entreprise aura au moins une vingtaine de rendez-vous.

    Briefing

    Une séance de briefing a été organisée hier mardi par Maroc Export envers la délégation de chefs d’entreprise qui fera le déplacement. Objectif: optimiser la présentation d’une offre diversifiée et cohérente tout en véhiculant une image positive du Team Maroc. Pour ce faire, Mustapha Mellouk, qui a vécu trois ans au Qatar, a formalisé des fiches sur les spécificités culturelles de chaque pays ainsi que la sociologie des relations humaines au sein des entreprises khalijies. Pour rappel, les pays du Golfe ont chacun ses propres codes et spécificités avec une politique à l’import qui est historiquement orientée vers des pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Japon, Corée…) et des niveaux d’exigences élevés (normes qualité, certification…). Et c’est là où réside le défi de l’offre Maroc.

    Amin RBOUB

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