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Economie Internationale

Echanges mondiaux
Chute générale… sauf pour la Chine

Par L'Economiste | Edition N°:3604 Le 26/08/2011 | Partager
Baisse des échanges mondiaux de 8% au 1er semestre
Tsunami au Japon, bactérie E.Coli, printemps arabes… autant de facteurs

Cette année, la croissance du commerce devrait fléchir mais, en dépit d’une augmentation record en 2010, les effets de la crise persistent, selon les indicateurs de l’OMC
(Ph. AFP)

LES échanges mondiaux ont baissé de 8% au cours des six premiers mois de l’année. C’est ce qu’indique l’étude publiée, le 24 août dernier, du cabinet Capgemini ¬Consulting consacrée aux flux d’échanges mondiaux. Tsunami au Japon ou encore la bactérie E.Coli en Europe… autant de facteurs qui sont derrières cette chute, de l’avis des auteurs de l’étude. La production industrielle au Japon a reculé de 6% et ses échanges mondiaux de 2% au deuxième trimestre. Les USA sont les premiers a être touchés par la crise. Son économie a enregistré une forte baisse de sa production de véhicules justement sous l’effet d’une pénurie de pièces importées du Japon. D’autres pays comme la Grande-Bretagne, l’Australie, le Canada et la France n’ont pas été épargnés avec des baisses de 2 à 3% de leurs importations. La Chine fait exception : «elle a réussi à résister à la baisse des échanges mondiaux et devrait continuer sur le bon chemin», selon l’étude.
Le recul du commerce mondial est dû aussi à la bactérie E.coli. Les échanges européens ont ralenti de 4% au deuxième trimestre. L’étude cite aussi d’autres facteurs dont l’embargo de la Russie sur les fruits et légumes européens qui a duré un mois et les pertes financières de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Un autre phénomène à ne pas négliger celui de la crise géopolitique dans la région Mena. Les effets du printemps arabe ont en effet affecté les prix du pétrole et sont susceptibles d’avoir un impact sur les perspectives économiques mondiales, accentué davantage par les déséquilibres budgétaires américains.
Capgemini prédit de bonnes perspectives pour le trimestre prochain. Les raisons: le Japon se relève doucement et les effets du E.coli sont plutôt maîtrisés. Ces espoirs de rebonds au troisième trimestre sont à prendre avec prudence à cause notamment de l’aggravation de la crise de la dette qui a secoué les marchés cet été. La chute des Bourses pourrait avoir aussi un impact sur l’économie dès les prochains mois. Les projections de base des économistes de l’OMC concernant le commerce mondial des marchandises en 2011 tablent sur une hausse des exportations de 6,5%. Les expéditions des pays développés augmentant d’environ 4,5% et celles des pays en développement et de la CEI de 9,5%. Ces projections tiennent compte de l’incidence probable du tremblement de terre au Japon, mais si les répercussions s’avéraient pires que prévues, il faudrait revoir les prévisions dans les prochains mois, selon les perspectives de l’Organisation mondiale du commerce.
F. Z. T.

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