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Economie Internationale

Tunisie-Libye: Les méga projets pas compromis

Par L'Economiste | Edition N°:3604 Le 26/08/2011 | Partager

Alors que la liesse s’est emparée des Libyens et des Tunisiens, économistes et hommes d’affaires des deux bords restent plus vigilants quant à l’avenir des relations économiques entre les deux pays. Car de nombreux grands projets décidés en 2009/2010 devraient être réalisés en 2011. Le plus important est certainement une banque mixte dont le capital prévu est de deux milliards de dinars tunisiens (un milliard et cent millions d’euros) fruit de la fusion programmée entre deux banques existantes, la BTLCE (banque tuniso-libyenne de commerce extérieur) et la NAIB (North African Arab Investment Bank) Elle devait avoir pour rôle de superviser les projets d’investissements libyens en Tunisie, dont le plus lourd est une raffinerie à Skhira port pétrolier du sud-est tunisien. Dans le même ordre de grandeur, la construction d’un tronçon ferroviaire de 170 km reliant Ras Jedir en Tunisie à Tripoli. Il permettra le transport de passagers et de marchandises entre les deux destinations fort fréquentées. Une autoroute de 533 km entre Sfax capitale du sud tunisien et Tripoli est également en cours de réalisation. Si la Libye est le 4e investisseur arabe en Tunisie avec près de 50 entreprises dans l’industrie et les services, les tunisiens ne font pas moins bien en Libye. D’après la Banque africaine de développement (BAD), il existe 27 projets dans l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, les matériaux de construction et les travaux publics.
Un projet de transport de gaz entre la Libye et Gabès devait être finalisé en 2010, ainsi que la construction d’une usine de crème glacée dans la région de Zouara. En somme, tunisiens et libyens avaient selon la Bad «convenu de doubler en 2012 le volume des investissements privés et publics afin d’atteindre 2 milliards de dollars». Le document analytique de la Bad fait ressortir la chute de «la valeur des lettres de crédit entre les deux pays d’environ 75% par rapport à la même période de l’année 2010» mais nous apprend en contrepartie que “l’impact de la crise libyenne sur le solde net des opérations bancaires est positif et que la perte provoquée par la chute de la valeur des lettres de crédit est largement compensée par les autres types de transferts».
Mohamed Laroussi Ben Salah,
correspondant à Tunis

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