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    Le satellite panafricain bientôt en orbite

    Par L'Economiste | Edition N°:3600 Le 22/08/2011 | Partager
    Panafsat, un actionnariat ouvert au secteur privé du Maghreb
    1er lancement prévu en 2014

    Une parabole de moins de 60 cm de diamètre et un boîtier de réception suffisent pour recevoir un débit constant de données de plus de 10 Mbps et transmettre plus de 2Mbps. C’est 10 fois le débit moyen d’une liaison ADSL ou 3G

    Depuis 1982, le début de «la transition douce de l’analogie au numérique», le Maroc s’emploie à rattraper son retard dans les télécoms. La transformation du service public du ministère des Télécommunications, en 84, en un établissement à caractère de services (Office national des postes et télécommunications) qui deviendra, douze ans plus tard, Maroc Telecom participe de cette volonté. L’action décisive conduite par le régulateur du secteur, l’ANRT, alliée à la qualité des infrastructures télécoms et à la présence de fournisseurs d’accès à Internet, ont rapidement popularisé l’emploi des technologies de l’information et permis l’essor rapide de l’accès à Internet. Pour Ahmed Toumi, «la seule manière d’accompagner ce développement sera de mettre en place une infrastructure de télécommunications à haut débit pour fournir la connectivité nécessaire aux entreprises, aux organismes publics et aux foyers». Ainsi est né le projet Panafsat (Panafrican satellite communications), une offre de services à haut débit par satellite. Une idée d’Ahmed Toumi, alors directeur des études et de planifications au ministère des Postes et télécommunications, mais laissée en jachère depuis 2000 et qui a la volonté aujourd’hui de couvrir tous les pays au nord de l’équateur. Du Cameroun à la Syrie, en passant par l’Ethiopie, l’Egypte, le Niger, les pays du Maghreb, le Portugal, la France, l’Italie… tous les pays du bassin méditerranéen. Une ambition à la taille de ce projet supranational pour la mise en orbite de 2 satellites de 100 Gbp/s chacun qui nécessitera un investissement estimé entre 800 millions et 1 milliard de dollars, soit entre 6,3 et 7,9 milliards de DH.
    Le financement du projet se fera à hauteur de 40% par fonds propres, 15% par financements multilatéraux (Banque mondiale, BEI, BAD), 10% de crédits fournisseurs et le reste par prêts bancaires. Un projet qui bénéficie de la sympathie des grandes institutions mondiales, car «c’est un outil de développement», se réjouit Toumi.
    L’avantage du maillage satellitaire que promet Panafsat en s’alliant aux satellites desservant le monde entier, c’est d’offrir une sorte de roaming… «Du pain béni pour les filiales qui cherchent à virtualiser leurs relations avec leur siège». Le business plan du projet, adoptant une politique de prix compétitifs par rapport aux offres haut débit des réseaux terrestres (ADSL, 3G, Wi Max…) ou de réseaux satellites concurrents, n’en est pas moins. Les prévisions tablent sur un flux de revenus qui génèrent une rentabilité supérieure à 20% sur la base de 1 million de clients et une marge d’exploitation de plus de 75%.
    L’enjeu est d’autant plus énorme que l’initiateur du projet est convaincu que «la compétitivité des territoires passe par la disponibilité d’accès haut débit à des prix abordables pour les entreprises et les particuliers quel que soit l’endroit où ils se trouvent». Les effets du cercle vertueux du haut débit sont aujourd’hui clairement identifiés, à savoir la stimulation de la productivité individuelle et professionnelle, la naissance d’usages innovants dans tous les domaines, la création d’emplois, la croissance et le développement économique des régions. Le pacte d’actionnaires se tiendra le 21 octobre prochain à Casablanca. Selon nos informations, il réunira, en plus de 4 fonds d’investissement et trois groupes institutionnels marocains, des partenaires américains et asiatiques. Le lancement du premier satellite est prévu pour le 1er semestre 2014. A terme, les deux satellites mis en orbite devront servir pas moins de 4 millions d’utilisateurs. A ce moment, le «port spatial» rêvé d’Hamed Toumi, à l’image du port de TangerMed, sera une réalité.

    Une définition du débit à faire évoluer

    Aujourd’hui, la télévision, la vidéo à la demande et le téléchargement de films sur Internet sont entrés dans les usages des internautes et, demain, la réalité virtuelle et la vidéo 3D, qui permettent l’intégration d’une personne dans un environnement numérique, le deviendront. «Le haut débit n’est plus un facteur de confort, mais une commodité indispensable sans laquelle la vie au quotidien n’est plus dans la normalité», rappelle Ahmed Toumi, promoteur du projet Panafsat. Ceci, que ce soit pour l’accès au savoir (recherches sur Internet), les opportunités d’économie pour un particulier en gain de temps (déplacement, télétravail), l’e-commerce devenu une commodité pour une grande partie des ménages, les nouvelles formes de loisirs et de jeux, la musique en ligne et la télévision sur Internet, la communication via les réseaux sociaux, l’e-administration et les relations en ligne avec les services publics, la télémédecine et les applications en ligne dans le domaine de la santé, le télé-enseignement et la formation sur Internet.

    Bachir THIAM

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