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    Maroc/Algérie: La diplomatie du gaz?

    Par L'Economiste | Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager
    Un contrat de livraison sur 10 ans signé
    Sécuriser l’approvisionnement et réduire la dépendance espagnole

    Les centrales de Tahaddart et de Aïn Beni Mathar seront approvisionnées directement par du gaz algérien. L’opération ne nécessitera pas d’investissements supplémentaires (Ph. Archives)

    UN nouveau pas de franchi dans le réchauffement des relations entre le Maroc et l’Algérie. Au lendemain de l’appel du Souverain à une normalisation totale des relations bilatérales avec l’Algérie, les deux pays ont signé un contrat commercial pour la livraison du gaz. C’est le groupe public algérien des hydrocarbures Sonatrach et l’Office national de l’électricité (ONE) qui ont conclu cet accord qui porte sur la livraison du gaz naturel algérien à deux centrales de l’ONE.
    L’Algérie s’engage sur la fourniture d’un volume de 0,64 Gm3 (640 millions de m3) par an sur une durée de 10 ans au Maroc. Le gaz naturel sera destiné à l’alimentation de la centrale de Tahaddart d’une capacité de 385 MW et de celle de Aïn Beni Mathar de 470 MW dont 450 en cycle combiné et 20 en solaire. Cette centrale opérationnelle depuis l’année dernière doit générer une production annuelle moyenne de 3.538 GW/h, soit l’équivalent de 13% de la demande nationale en 2010.
    Avec le contrat signé avec l’Algérie, le Maroc sécurise son approvisionnement puisque ses centrales peuvent tourner 24h sur 24. Il s’agit d’un contrat «supplémentaire» à celui qui le lie à l’Espagne dans le cadre du gazoduc Maghreb-Europe. Ainsi pour la première fois et dès le mois de septembre prochain, l’approvisionnement s’effectuera directement en Algérie. Il ne nécessitera pas d’investissements supplémentaires puisque les centrales disposent déjà des équipements adéquats.
    Les discussions sur ce contrat ont démarré en mars dernier lors d’une visite effectuée par la ministre de l’Energie en Algérie. Et ce ne serait, selon des responsables, que le début puisque le département de l’Energie pourra travailler sur de nouvelles centrales et éventuellement de nouveaux contrats d’approvisionnement.
    Le gaz sera acheminé à travers le gazoduc Maghreb-Europe reliant l’Algérie à la péninsule Ibérique. Construit conjointement par les Algériens et les Espagnols, via le Maroc et le détroit de Gibraltar, il relie le plus grand gisement de gaz de Hassi R’Mel en Algérie à Séville en Espagne. Il s’étend sur 527 km en Algérie, 545 au Maroc, 43 km le long du détroit de Gibtraltar et sur 156 km en Espagne. Contre le passage du gazoduc sur son territoire, le Maroc reçoit une redevance de l’Espagne qui peut être soit en nature soit en numéraire. A fin mai, celles-ci a atteint 766 millions de dirhams contre 667 millions de dirhams durant la même période de l’année dernière. Son niveau dépend de la demande espagnole.
    Le Maroc et l’Algérie, qui ont affiché leur volonté de créer un marché maghrébin de l’électricité en vue de son intégration au marché européen, disposent également aujourd’hui d’une interconnexion électrique opérationnelle.
    K. M

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