×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Crédits: Les créances en souffrance remontent

    Par L'Economiste | Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager
    2,4 milliards de plus en six mois
    L’activité du crédit est au ralenti
    Les prêts à l’équipement et immobiliers s’en tirent mieux

    Au terme du premier semestre 2011, l’encours de crédit se fixe à 658,6 milliards de DH en progression d’à peine 6,4% contre une croissance de 12,4% un an auparavant. Un rythme de progression qui ralenti en raison de l’affaiblissement de la demande notamment

    LES banques bouclent le premier semestre au petit trot. La croissance des crédits est ramenée à 6,4% contre 12,6% une année plus tôt. L’évolution reste assez disparate d’un segment à l’autre. Les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement par exemple affichent des hausses à deux chiffres avec des encours respectifs de 162 et 138 milliards de DH. La progression est moins importante pour les prêts immobiliers qui croissent quand même de 9% à 199 milliards de DH. Les crédits à la consommation, eux, limitent leur progression à 5,4% au premier semestre à 34 milliards de DH. Globalement, le volume des prêts totalise plus de 658,6 milliards de DH. En face, les dépôts de la clientèle n’ont augmenté que de 4% sur une année à 620 milliards de DH.
    Malgré le resserrement des trésoreries bancaires, les professionnels de marché attribuent davantage la petite forme du crédit à la conjoncture et à un coup de frein au niveau de la demande. Aujourd’hui, les opérateurs de crédit à la consommation notamment entendent tirer profit de la saison estivale pour booster l’activité. Les prêts immobiliers pourraient également prendre l’ascenseur durant cette période où les ventes de biens immobiliers, tirées principalement par les MRE, accélèrent.
    D’un autre côté, les banques sont toujours aussi vigilantes sur le risque. A fin juin, les créances en souffrance ont augmenté de 2,4 milliards de DH par rapport au niveau de décembre 2010. A cette date, les créances litigieuses des banques avaient baissé de 4% à 29,7 milliards de DH. Par contre, les sociétés de financement continuent à s’enfoncer. A noter que les principaux acteurs du marché sont adossés à des banques. L’année dernières, leurs créances en souffrance ont atteint 8,6 milliards de DH en hausse de 13,2 et 15,5% une année auparavant.
    Les segments les plus risqués identifiés en 2010 sont principalement les entreprises de BTP et les ménages. Sur cette dernière catégorie, on relève un affaiblissement de la solvabilité. Le risque est jugé important, surtout pour les prêts à la consommation. L’encours moyen de crédit par dossier a augmenté de 700 DH d’une année à l’autre pour atteindre 27.700 DH. Le taux d’endettement des ménages, lui, enregistre une hausse de 2 points à 30%.
    F. Fa

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc