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Régions

Essaouira/Assainissement: Les travaux démarrent enfin

Par L'Economiste | Edition N°:3549 Le 10/06/2011 | Partager
Un chantier hautement stratégique pour la ville
40 millions de DH pour la phase prioritaire

Creuser dans le sol d’Essaouira, fait de sable meuble, est très délicat. Il faut faire attention au risque d’affaissement et d’éboulements, dans des ruelles étroites, fortement peuplées et très fréquentées (Ph. MNR)

La médina d’Essaouira est en plein chantier. Les travaux pour la mise à niveau de l’assainissement ont finalement démarré. Ce chantier, hautement stratégique pour la préservation de tout un patrimoine, était attendu depuis trente ans.
Les travaux de la phase prioritaire ont, certes, démarré le 1er février dernier, mais ils ne sont réellement visibles que depuis quelques semaines. Les premières tranchées ont, en effet, été creusées. «Au départ, il eut beaucoup de préalables. Il a fallu analyser le sol avec beaucoup de précision, étant donné qu’il s’agissait de ruelles très étroites où de nombreux réseaux se croisent», explique Ali Harmouche, délégué de l’Office national de l’eau potable (ONEP) à Essaouira.
La première phase prioritaire est divisée en deux lots: la pose de nouvelles conduites de collecte des eaux pluviales et la construction d’une station de pompage qui combinera la récupération des eaux usées et pluviales. Le montant de l’investissement est d’environ 40 millions de DH, financés notamment par l’ONEP, le secrétariat d’Etat à l’Environnement, la province d’Essaouira et la municipalité. Ces travaux vont résoudre 75% à 80% des problèmes de la médina. Pour solutionner le reste, une autre étude est en cours. L’objectif sera de toucher le réseau tertiaire et d’aller vers les branchements individuels.
Actuellement, le premier lot de la phase prioritaire est achevé à 10%. Un temps de pause devra cependant être marqué durant le Festival des Gnaoua. «Nous avons fixé un objectif à atteindre avant le 15 juin, date où les travaux seront arrêtés pour le bon déroulement du festival. Ensuite, ils reprendront début juillet», précise Harmouche. La fin des travaux est prévue pour avril 2012. «Nous sommes actuellement dans les délais. La cadence des travaux va aller en s’accentuant», poursuit la même source.
L’entreprise chargée de ce premier lot est le groupement Vardep Covatrap. C’est cette même entreprise qui a réalisé les travaux d’assainissement des villes de Fès, Méknès et Marrakech. «Une expérience similaire dans une ancienne médina était l’une des conditions fixées pour évaluer les offres des entreprises», souligne le délégué de l’ONEP. Par ailleurs, le second lot est en cours d’adjudication. Il s’agit de la construction d’une nouvelle station de pompage mixte, qui permettra de décongestionner plusieurs points noirs de la ville, tels la municipalité, la poste, ou encore l’hôpital, qui sont à chaque intempérie sujets à des inondations.
Bien que très attendu, ce chantier se heurte à de nombreuses difficultés. L’héritage de l’ancien réseau d’assainissement d’abord, qui n’est pas brillant. «On doit purement et simplement tout refaire pour être dans les standards de l’ONEP», explique Harmouche. D’autres difficultés sont liées à la géologie d’Essaouira, qui se caractérise par une nappe haute et un sol de faible cohésion, autrement dit du sable meuble. «Dès que l’on creuse, il y a des risques d’affaissement et de glissements de terrain. On a donc exigé le blindage», précise Harmouche. Il s’agit de minimiser les risques d’éboulements pour la sécurité des engins, des ouvriers, mais également des habitants.

 

Adhésion


Travailler dans des ruelles étroites, très fréquentées où se trouvent de nombreux commerces est une autre difficulté liée à ce chantier. L’entreprise anticipe déjà des travaux complexes dans les rues de Bab Marrakech et Bab Doukkala, là où la concentration de commerçants est la plus importante. Concrètement, toutes les boutiques devront être fermées durant la période des travaux à cause des risques d’effondrement. Mais les responsables ne craignent pas de mouvements de protestation de la part des commerçants.
De manière générale, toute la société civile adhère à ce projet. «Nous avons tenu des réunions avec les représentants des commerçants et ils sont bien au courant de l’agenda des travaux. De plus, ils comprennent aussi que ces travaux leur seront bénéfiques dans l’avenir», explique le délégué provincial.


De notre correspondante,
Marie-Noëlle RASSON

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