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Le groupe Banque populaire se remet en ordre de bataille
Entretien avec Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe Banque Populaire

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Réorganisation de l’équipe dirigeante de la BCP
Quatre augmentations de capital prévues, les premières attendues en juillet
«Nous ne privilégions aucune piste quant aux souscripteurs à l’OPV»

«Nous devons préparer les BPR à jouer pleinement leur rôle dans la nouvelle configuration de la régionalisation», note Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe BP

(Ph. Archives)

Après l’acquisition par les BPR de 20% des parts du Trésor, le 25 mai dernier à la Bourse, à 5,3 milliards de DH, la BCP entame un processus de renforcement de ses fonds propres qui devrait aboutir à quatre augmentations de capital. Les premières sont attendues pour juillet. Avant le deal avec l’Etat, la banque a opéré un réaménagement au sein de son directoire. Une réorganisation qui permettra, selon Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe, de faire évoluer les fonctions traitements dans le sens d’une plus grande industrialisation des process de back-office notamment. Détails

L’Economiste: Qu’est-ce qui motive la réorganisation de l’équipe dirigeante?
- Mohamed Benchaâboun: Le réaménagement n’a concerné que la structure de la BCP. Elle était prévue dès la finalisation de l’opération de fusion-absorption de la Banque Populaire de Casablanca par la BCP. L’objectif est d’abord de favoriser la mise en place d’une dynamique suite à la fusion-absorption pour l’approche du marché de la région du Grand Casablanca et à réaliser les synergies qu’elle induit. Il s’agit, en second lieu, de consacrer l’approche marché qui a été mise en place depuis bientôt trois ans et dont l’évolution du groupe et de ses résultats a démontré la pertinence. Derrière ce réaménagement, nous voulons également faire évoluer les fonctions traitements dans le sens d’une plus grande industrialisation des process de back-office avec comme corollaire les gains en productivité et en sécurité. En même temps, il permettra au groupe de faire évoluer son approche du risque afin de consacrer son passage à Bâle II et prendre valablement en charge la nouvelle réglementation de Bank Al-Maghrib en la matière.

 Qu’avez-vous décidé lors du conseil d’administration pour les augmentations de capital?
- Il faut rappeler qu’il y en aura quatre. Une première de 5% réservée au personnel. La seconde, de 10%, se fera par offre publique de vente. Nous espérons réaliser ces opérations en juillet. Une troisième augmentation de capital se fera par incorporation des réserves au quatrième trimestre. Nous prévoyons à partir de 2012 d’entamer les discussions pour une dernière tranche d’augmentation de 5 à 15% du capital réservée à un institutionnel. En attendant, pour l’opération d’offre publique de vente, nous ne privilégions, aujourd’hui, aucune piste, que ce soit celle des institutionnels ou des particuliers. Sachant que toute décision prise à ce niveau sera portée à la connaissance du marché.

- L’actualité pour la banque c’est aussi l’acquisition par les BPR de 20% des parts du Trésor. Maintenant, qu’est-ce qui change concrètement dans le mode opératoire du groupe?
- Nous avons toujours fait preuve d’efficacité et d’efficience qu’il s’agisse de l’introduction de la chose bancaire, notamment au niveau des régions excentrées, de la mobilisation de l’épargne ou du financement de l’économie. La seule difficulté concernait notre mode d’intervention sur la Région du Grand Casablanca où nous agissions à travers deux structures: la Banque Populaire de Casablanca et la Banque Centrale Populaire. Cela aboutissait assez souvent à une confusion d’image et une duplication des structures. Ce qui engendrait des coûts de fonctionnement supplémentaires. Nous avons réglé cette question avec la fusion-absorption par la BCP de la BP de Casablanca en octobre dernier.
Aujourd’hui, le mode opératoire du groupe a été définitivement consacré avec l’existence de banques populaires coopératives et mutualistes au niveau des régions et l’intervention de la BCP sur la région du Grand Casablanca.
Ceci étant, l’acquisition par les BPR, de 20% du capital de la BCP auprès de l’Etat, a eu comme première conséquence le renforcement de leur présence au sein des instances dirigeantes du groupe, surtout au niveau du Comité directeur du Crédit Populaire du Maroc qui est l’instance suprême du groupe.

Quel est le potentiel de ce modèle de banque sur le marché marocain?
- Les BPR sont avant tout des banques à part entière agréées conformément aux dispositions de la loi bancaire. De par leur forme coopérative et mutualiste, leur capital appartient à leurs clients appelés sociétaires, ce qui constitue une singularité dans le système bancaire marocain. Ceci aboutit à leur ancrage profond dans les régions où elles sont implantées. En outre l’étendue de leurs pouvoirs, notamment en matière de crédit, leur permet d’être encore plus proches de leurs clients.
Toujours est-il que le potentiel des BPR est encore assez important compte tenu de nos ambitions en matière de bancarisation et également de financement des projets structurants que connaît notre pays. Nous estimons, par ailleurs, que le potentiel des BPR va s’accroître de façon substantielle dans la perspective de la nouvelle politique de la régionalisation.

 Quels sont les chantiers prioritaires à finaliser pour les BPR aujourd’hui?
- Les chantiers sont divers et multiples. Il faudra d’abord permettre aux BPR d’accélérer la cadence de la bancarisation, notamment au niveau des régions éloignées. Il s’agit en outre de mobiliser plus d’épargne pour accompagner la dynamique économique du pays. Le tout en les préparant à jouer pleinement leurs rôles dans la nouvelle configuration de la régionalisation. La dimension de la surveillance des risques demeure également prioritaire afin d’assurer le développement des BPR dans la sécurité.


Propos recueillis par Franck FAGNON

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