×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Mohammedia-Tecmed
    Une gestion déléguée ratée

    Par L'Economiste | Edition N°:3534 Le 20/05/2011 | Partager
    L’espagnol résilie le contrat six mois avant sa fin
    Décharge inaccessible, saturation de l’espace de stockage….

    Six mois avant la fin de son contrat, l’espagnol Tecmed jette l’éponge à Mohammedia. Engagée dans 16 villes du Royaume dont Marrakech, Casablanca, Rabat et Tanger, cette filiale du groupe «Urbaser», chargée de la gestion déléguée des déchets ménagers, n’a pas pu poursuivre jusqu’au bout son contrat le liant à la commune urbaine de Mohammedia.
    «Décharge inaccessible, saturation de l’espace de stockage, glissements, submersions, immobilisation et dégradation des véhicules de collecte…». Autant de raisons qui ont poussé le délégataire à envisager, mercredi dernier, la résiliation du contrat avec cette commune. Une décision qui devrait prendre effet à partir du 23 mai 2011. En effet, «depuis avril 2010, la décharge de Mohammedia est inexploitable et présente des problèmes récurrents au détriment du service», est-il indiqué. «L’absence d’une gestion et d’un système d’exploitation régulier de la décharge» figure aussi parmi les difficultés rencontrées par la société. «Ces conditions de collette et de déchargement n’impactent pas seulement le matériel mais aussi la qualité des prestations. Elles présentent aussi des risques importants, en menaçant directement la sécurité des salariés», souligne Luis Masiello, directeur général de Tecmed Maroc. Ces dysfonctionnements ne datent pas d’hier. Le délégataire a déjà adressé des plaintes et relancé l’autorité délégante à plusieurs reprises. Mais depuis, aucune solution n’a été proposée pour la résolution de ce problème. Entre l’autorité délégante et le délégataire, rien ne marchait plus. Le président de la commune urbaine de Mohammedia, Mohammed Mfadel, avait adressé, en janvier 2011, une série de reproches à la société dont le principal était lié au retard enregistré dans les prestations quotidiennes de collecte (voir L’Economiste, édition
    n° 3444 du 13/01/2011). La commune menaçait aussi de résilier son contrat avec Tecmed et avait établi un nouveau cahier des charges dans le but de lancer un autre appel d’offres relatif à ce marché.
    Aujourd’hui, c’est Tecmed qui a décidé la résiliation, suite à une situation qu’elle a qualifiée «de force majeure», conformément au cahier des charges.
    «…Sont assimilés à la force majeure: guerre ou émeute, catastrophes naturelles, l’impossibilité d’accès au centre de transfert ou à la décharge…», lit-on dans l’article 54.
    Tecmed avait remporté le marché à Mohammedia pour un montant d’investissement de 20 millions de DH et une période de sept ans à compter du 1er novembre 2004. Le délégataire dispose aujourd’hui d’un parc de matériel roulant de plus de 500 engins et emploie 5.100 salariés dont 200 à Mohammedia.


    Parole de DG


    Comment faisait Tecmed pour assurer ses prestations alors que la décharge est «inaccessible»? Luis Masiello, directeur général de Tecmed Maroc, a affirmé que son entreprise et ses équipes «ont toujours assuré avec responsabilité et engagement la collecte des déchets à Mohammedia. Pour ce faire, beaucoup d’efforts, aussi bien humains que matériels, ont été déployés afin de gérer au jour le jour les dysfonctionnements et les problèmes de la décharge». Avant d’ajouter: «Nous avons, en parallèle, notifier, de manière constante, l’ensemble de ces difficultés à l’autorité délégante, mais en vain. A ce jour, et face aux conditions intenables de la décharge de Mohammedia, Tecmed ne peut plus assurer le service de collecte des déchets ménagers». «Après le 23 mai, la commune doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la relève rapide. Aussi, nous sommes disposés à faciliter les conditions de transition et de cession de l’activité», assure-t-il.


    Bouchra SABIB

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc