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    Régions

    Chaouia-Ouardigha a des ambitions industrielles
    Entretien avec Nabil Ziatt, président de l’Union régionale Chaouia-Ouardigha de la CGEM

    Par L'Economiste | Edition N°:3534 Le 20/05/2011 | Partager
    Devenir pôle économique d’excellence
    Mise à disposition d’infrastructures pour de nouveaux investissements

    Nabil Ziatt, nouveau président de l’Union régionale Chaouia-Ouardigha de la CGEM, estime que toute conquête de nouveaux marchés ne peut se faire sans un investissement dans le capital humain

    Il vient de succéder à Badr Kanouni à la tête de l’Union régionale Chaouia-Ouardigha de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Nabil Ziatt a du pain sur la planche. De nombreux dossiers attendent, en effet, cet ingénieur d’Etat, diplômé de l’Ecole Mohammedia d’ingénieurs en 1979 et PDG et fondateur de STROC Industrie. A commencer par les moyens de rendre encore plus attractive cette région, connue plus pour sa vocation agricole que pour ses ambitions industrielles.

    - L’Economiste: Votre prédécesseur avait établi un plan d’action pour dynamiser l’activité industrielle dans la région. Allez-vous poursuivre la même stratégie?

    - Nabil Ziatt: En tout premier lieu je voudrais vous dire que j’ai toujours respecté un principe directeur dans ma vie professionnelle, celui d’engager des processus décisionnels participatifs qui assurent l’implication de tous les acteurs. La stratégie du bureau de l’Union ne sera ni une stratégie de rupture ni une stratégie de continuité. Elle est actuellement en cour de conception et connaitra la contribution de tous les acteurs de la région. Elle sera basée sur une analyse profonde des forces et faiblesses de la région Chaouia-Ouardigha tout en tenant compte des opportunités et des défis qu’offre notre environnement.

    - Chaouia-Ouardigha ambitionne de devenir un pôle d’attractivité industrielle. De quelle manière l’Union régionale peut-elle contribuer à réaliser cet objectif?

    - Comme je l’ai déjà souligné, notre stratégie sera issue d’un diagnostic inclusif que nous conduirons avec la prise en considération de l’avis de chaque acteur. Mais de prime à bord, je peux vous affirmer que Chaouia-Ouardigha, aujourd’hui 3e bassin économique du Maroc, dispose de tous les atouts nécessaires pour se positionner comme un pôle économique d’excellence. Mon prédécesseur à la tête de l’Union régionale avait initié un très bon travail. Les fondations de cette ambition seront prises en compte dans l’élaboration de la stratégie de développement de la région.

    - Quels sont les freins au développement de ces ambitions?

    - Je parlerai plutôt en termes de challenges au lieu de freins. Notre premier défi sera de contribuer au développement d’un vivier de ressources humaines qualifiées pour répondre aux besoins actuels et futurs des entreprises de notre région. Le second a trait à la mise à disposition d’infrastructures pouvant accueillir de nouveaux investissements. Ensemble, avec les opérateurs locaux, les élus, les autorités locales mais aussi le bureau central de la CGEM, nous transformerons ces défis en opportunités de création de richesses.


    «L’attractivité de notre région et le renforcement de sa compétitivité se feront grâce à la mise à niveau en cours de l’infrastructure qui permettra d’optimiser nos coûts logistiques, l’aménagement de zones industrielles intégrées et la formation de ressources humaines»


    - Quelles sont vos premières priorités en tant que nouveau président?

    - L’Union régionale va arrêter une stratégie pour le développement des entreprises de la région et la consolidation de ses relations avec les partenaires sociaux. A cela s’ajoute un renforcement du partenariat entre le monde académique et de la recherche et l’entreprise. A l’Union, nous sommes convaincus qu’un tel rapprochement permettra à notre tissu économique de mieux relever les défis de la compétitivité internationale. Nous ne pouvons consolider nos positions actuelles et conquérir de nouveaux marchés sans un investissement dans le capital humain.

    - Comment comptez-vous accompagner les grands investissements qui se profilent dans la région?

    - Comme je l’ai expliqué précédemment, l’attractivité de notre région et le renforcement de sa compétitivité, se feront grâce à la mise à niveau en cours de l’infrastructure qui permettra d’optimiser nos coûts logistiques, l’aménagement de zones industrielles intégrées et la formation de ressources humaines qualifiées pour répondre aux besoins de développement des différents secteurs.

    Propos recueillis par
    Abdellah ECHAKHS

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