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Vers un nouveau choc pétrolier?

Par L'Economiste | Edition N°:2084 Le 11/08/2005 | Partager

. Les prix vont continuer à monter, jusqu’à 80 ou 100 dollarsL’emballement des cours du pétrole, à des niveaux qui s’approchent à présent de ceux des précédents chocs pétroliers, appelle à une prise de conscience généralisée si le consommateur ne veut pas voir son quotidien affecté, selon des experts. A plus de 64 dollars à New York, le baril ne semble plus si éloigné des quelque 80 dollars (en valeur d’aujourd’hui) atteints dans la foulée de la révolution iranienne de 1979. D’autant que cette flambée, extrêmement rapide (+42% en un an), trouve sa racine dans des problèmes géopolitiques (Irak, Iran, Arabie saoudite...) et techniques (manque de capacités de production et de raffinage) qui ne pourront être résolus avant plusieurs années. En revanche, le marché semble totalement à court de facteurs “baissiers” et certains analystes évoquent un seuil de 70 dollars à court terme. Jusqu’ici, du moins en apparence, l’économie mondiale fait front: elle devrait afficher un taux de croissance de 4,3% en 2005 et 4,4% en 2006, selon le FMI. Les dirigeants du G7 se sont emparés du thème du pétrole, désormais l’ordre du jour de toutes leurs réunions. Mais pour l’heure, il s’agit davantage d’accroître les capacités, c’est-à-dire de faire en sorte que l’offre de pétrole suive la demande, que de freiner cette demande. Or une baisse des cours apparaît peu probable dans ces conditions, avertit Jean-François Giannesini, expert pétrolier auprès de l’Institut français du pétrole (IFP). “Les prix vont continuer à monter, jusqu’à peut-être 80 ou 100 dollars, c’est-à-dire jusqu’à ce que les consommateurs, en prenant conscience de ces prix, décident de baisser leur consommation. Tant qu’on n’aura pas atteint ce seuil, ils ne baisseront pas”, a-t-il affirmé sur la radio Europe 1. Et les conséquences ne se feront pas attendre, souligne-t-il: un baril à 100 dollars correspond à un litre de super à 1,70 euro (contre environ 1,25 aujourd’hui). “Nous sommes face à un problème extrêmement important. Il va falloir changer en partie aussi nos habitudes de consommation: moins rouler dans les villes où on consomme énormément pour rien, prendre les transports en commun. Il va falloir vraiment changer beaucoup de choses”, résume-t-il.Synthèse L’Economiste   

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