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Economie

Vacances studieuses pour le gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:2079 Le 04/08/2005 | Partager

. 10 jours en moyenne pour chaque ministre . Pas d’indemnités spéciales pour les congés Où passent-ils leurs vacances? Combien de temps prennent-ils et quand? Enfin, comment font-ils pour que les contraintes de leur agenda soient respectées? Nos 35 ministres s’arrangent comme ils peuvent pour profiter du peu de répit qui leur est permis. La plupart ne dépassent pas une dizaine de jours de vacances. C’est la moyenne, affirment-ils. Car il y en a qui ne prennent pas plus d’une semaine, d’autres moins chanceux se reposent le temps d’un week-end. Ces derniers, dans la plupart des cas, doivent suivre un dossier qui tombe à pic avec le mois d’août durant lequel les autres ministres sont en congé. Il est de coutume qu’une partie du gouvernement prenne des vacances durant la première quinzaine d’août. Le reste est en congé la deuxième. Tous doivent être présents le jeudi 1er septembre pour assister au premier Conseil de gouvernement de la rentrée. Mais avant de partir en vacances, un ministre doit choisir son intérimaire. Généralement, de l’avis de plusieurs ministres, c’est une question d’affinités. Certains s’arrangent avec un collègue du même parti, d’autres selon les dossiers en cours. La plupart affirment ne pas toucher d’indemnités spéciales pour le congé. Chacun donc selon ses moyens. Pour le cas d’Anis Birrou, secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle, qui a pris une dizaine de jours, son choix est tombé sur Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques, générales et des Télécoms. Il part en vacances, lundi prochain, “pour la même destination depuis 15 ans”: le nord du Maroc. Le retour aux sources et les retrouvailles avec les amis d’enfance sont très importants pour un ministre, dont le point faible est son indisponibilité familiale et vis-à-vis des amis, comme le souligne Talbi Alami. Passer trop de temps dans les sphères de la prise de décision est usant. La responsabilité est une dame très exigeante qu’il faut constamment entretenir. “La plupart des ministres ont pris un coup de vieux”, fait remarquer un autre ministre. Pour Birrou, son choix du Nord est motivé par deux considérations. D’abord, il s’agit pour lui d’une habitude. Mais surtout l’itinéraire est moins fatigant que partir dans le Sud. “L’autoroute a beaucoup facilité les voyages en voiture vers le Nord”, ajoute-t-il. Pour cette année, le ministre sera disponible à partir du 21 août, soit une dizaine de jours avant la rentrée scolaire qui coïncidera avec les inscriptions dans l’éducation non formelle. Il prévoit donc comme il l’a déjà fait de sillonner le Maroc pour mobiliser les opérateurs, les élus et les ONG autour des projets en cours.En cette période creuse, les ministres, qui ne sont pas encore partis en vacances, se penchent sur les questions profondes et les grands dossiers de moyen et long termes. Le cas de Talbi Alami est spécial. Quand il part en congé, chose qu’il fait rarement, selon lui, vu les responsabilités qu’il a, il n’a personne pour assurer son intérim. Il ne peut désigner un intérimaire car il a directement la délégation du Premier ministre. Ainsi, une fois parti, c’est ce dernier qui reprend ses responsabilités. Le ministre assure par contre l’intérim de plusieurs de ses collègues à la fois. Sur sa liste, une dizaine sont déjà inscrits dont Birrou, Mohamed Boussaïd, en charge de la Modernisation des secteurs publics, et Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie. En somme, ils sont tous du même parti qu’est le RNI. Ce qui fait que, lorsqu’il ne sort pas en congé, Talbi Alami est surbooké. “Au court de plusieurs réunions, je suis obligé de porter la double casquette à cause de l’intérim”, confie-t-il. En tout cas, il sera bientôt au bout de ses peines. Il dispose d’une semaine durant la deuxième quinzaine d’août qu’il passera à Tétouan, la ville dont il est le maire. Le ministre n’échappe donc pas à son destin, celui de travailler. Car durant son séjour, plusieurs réunions sont programmées avec les élus et d’autres avec les responsables de son parti. Talbi Alami prend quand même la précaution que ces réunions ne débordent pas trop sur son programme de vacances. Pour le ministre qui a déjà passé ses précédentes vacances à Zagoura et Ouarzazate, “le Sud est beau. Il faut juste savoir l’apprécier”.


Jettou partira la 2e quinzaine

LE Premier ministre ne devra partir en vacances que durant la deuxième quinzaine d’août. En effet, avant cette date, Driss Jettou sera constamment sollicité par plusieurs dossiers dont le plus urgent est certainement l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Selon l’injonction royale, le gouvernement doit remettre sa copie au Souverain avant le 18 de ce mois. Autre motif, Jettou doit être présent aux festivités qui marquent la fête de la Révolution du Roi et du Peuple le 20 août et celle de la Jeunesse le lendemain. C’est après qu’il pourra aller respirer le grand air.Mostafa BENTAK

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