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Economie

Tétouan: Les agriculteurs plus vigilants

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. Ils préfèrent retarder les semences en attendant un temps plus clément . Il n’a pourtant pas fait trop froid dans la région Eu égard à un certain nombre de facteurs climatiques et sociaux, la région de Tétouan n’a pas été sérieusement affectée par la vague de froid qui a porté préjudice à plusieurs régions du pays. C’est en tout cas ce qu’affirme les responsables de la Division provinciale de l’agriculture (DPA) de Tétouan. En effet, le climat a été plus clément qu’ailleurs durant cette semaine et la plupart des cultures n’ont pas souffert du phénomène de gel. Par ailleurs, les agriculteurs de la région sont très méfiants et préfèrent retarder les semences d’automne, le temps que les températures soient plus favorables. Il s’agit donc d’un retard naturel et typique de la région. La plupart des cultures dont les céréales sont ici en situation de “début levée” et sont par conséquent moins exposées au froid. Rien à signaler donc de la part des 7 Centres de travaux agricoles (CTA) que compte Tétouan. Même à Ben Kourich où l’altitude peut représenter un facteur négatif, “il n’y a pas péril en la demeure”. Qu’il s’agisse du blé, de l’orge, des légumineuses, des oignons ou des olives, principales cultures de la région, la situation est maîtrisée. Pour Abderrahmane Ballouk, chef du service de la production agricole à la DPA de Tétouan, “les risques sont moins importants lors de la première pousse des végétations qu’en période de croissance”. Et pour le moment, la plupart des cultures n’ont pas encore atteint le stade de vulnérabilité. “La région n’a pas connu le gel responsable de la cristallisation de l’eau à l’intérieur des plantes et qui endommage les tissus rendant la plante flasque”, explique Ballouk. De toute façon, des 5,2 millions d’hectares de céréales que le Maroc compte, Tétouan ne dispose que de 65.000 hectares. Ce qui fait que même en situation critique de dommage causé par la baisse des températures, les répercussions sur la récolte restent insignifiantes. Il s’agit, en effet, d’une culture de subsistance qui, globalement, représente une récolte annuelle de 780.000 quintaux à raison d’une moyenne de 12 quintaux par hectare. A titre d’exemple, les superficies réalisées à Tétouan pour le blé tendre sont de 5.600 hectares dont seulement 450 hectares irrigués. Quant aux légumineuses, la superficie réalisée est de 5.300 dont 150 hectares irrigués. Pour les céréales, le total réalisé jusqu’au 4 janvier 2005 est de 21.400 hectares dont 530 irrigués. Les agriculteurs sont encore loin des 65.000 hectares que la région compte. Ces chiffres donnent une idée sur le retard enregistré et qui s’avère bénéfique en telle situation de risque lié au gel.


Le froid bloque les saguias

Si le froid n’a pas menacé les cultures à Tétouan, il n’a par contre pas épargné les ouvrages d’irrigation (communément saguia). “La majorité des chantiers est à l’arrêt”, indique Amer Lamrani, chef du service des aménagements à la DPA de Tétouan. Et pour cause les sociétés responsables des chantiers ont préféré retarder le coulage du béton de ces ouvrages jusqu’à ce que les températures augmentent. “En situation de froid, il y a risque de fissuration du béton après sa prise”, souligne Lamrani. Les responsables estiment le coût global de ces ouvrages à 10 millions de DH qui se trouvent ainsi pris en otage par le froid. Cette enveloppe concerne plusieurs communes rurales dont Zinat, El Hamra, Ouled Ali Mansour ou Boussarouass à Larache. Ces régions ont exprimé un besoin pressant en eau d’irrigation pour augmenter leur part dans la production agricole de la région. De notre correspondant, Mostafa BENTAK

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