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Affaires

Marrakech: Du sang neuf pour le festival des arts populaires

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. C’est la première fois depuis 40 ans que ce spectacle se tiendra hors Palais BadiiBeaucoup de nouveautés dans la programmation de la 39e édition du Festival national des arts populaires (FNAP), géré désormais par une association du FNAP. Rares sont les festivals qui auront autant d’années derrière eux, et vécu en dépit des problèmes. Depuis son retour sur scène, ce festival essaye d’innover timidement toutefois. «Une innovation introduite progressivement depuis un an déjà, sans choquer pour autant les protecteurs de ce festival, très à cheval sur ses origines et ses tableaux», fait remarquer son président Mohamed Knidiri. Pour l’édition qui va démarrer le 3 juillet durant 8 jours, c’est à la Ménara que sera produit le spectacle principal et non plus au Palais Badii. C’est la première fois depuis 40 ans que ce spectacle se tiendra hors Badii. Le bassin de la Ménara est un autre site historique qui, rappelons-le, a été aménagé en une scène en eau et où sont donnés des spectacles chaque soir. Il sera dédié au 39e festival, orchestré par le chorégraphe Lahcen Zinoun, metteur en scène du festival depuis 2002. En parallèle, des arts populaires étrangers cette fois-ci seront introduits lors de cette rencontre musicale. D’autres espaces de la ville seront dédiés au spectacle. Cette année, le Sénégal est l’invité d’honneur avec un concert du groupe Toure Kunda qui se produit pour la première fois au Maroc au stade du Harti de Marrakech. Egalement en ouverture de soirées, programmées aussi bien au théâtre royal qu’aux palais Badii et Bahia que sur les places de la ville, figurent d’autres troupes étrangères (flamenco, musique égyptienne…). Ces soirées seront soutenues par les autres régions du Maroc comme Fès, Meknès, Beni Mellal. C’est une des nouveautés du FNAP: impliquer les régions. En contrepartie, celles-ci vont pouvoir exposer leur artisanat et produits locaux, notamment dans le village du festival monté sur l’esplanade de la Mamounia. Bref, le programme promet une semaine très animée, bien plus que d’habitude et dépassant de loin les programmations de festivals dans d’autres villes «qui ont cependant plus de soutien», estime-t-on. Car, si en terme de programmation, le FNAP est riche et innovant, il n’en demeure pas moins qu’au niveau des ressources financières, il est limité. Les traditionnels bailleurs sont au rende-vous certes à savoir, l’ONMT, la ville, le CRT, RAM et le ministère de la culture qui prend en charge les artistes. A noter, que c’est le festival le plus important en nombre d’artistes qui sont payés au plus bas prix: 120 DH/jour. Le ministère de la culture leur octroie au total 450.000 DH. L’Office national du tourisme lui réserve un million de DH chaque année et 500.000 DH sont alloués par le budget de la ville. Le reste du soutien est converti en billet d’avions ou en chambres. Ce qui porte le budget total de cette manifestation à 2 millions de DH, bien loin de répondre à tous les besoins. Cela n’empêche pas ses promoteurs, l’AGA (Association du Grand Atlas), en premier, d’y croire chaque année en attendant un miracle financier.


Plus de 40 ans

L’histoire de ce festival a eu plusieurs rebondissements. Il est né, il y a plus de 40 ans. Il a été pris en charge par l’ONMT, jusqu’à sa suspension en 1995. Il a été repris par l’AGA en 2000 avant d’être à nouveau suspendu et repris en 2002. A chaque fois, ce sont les problèmes financiers qui bloquent ce festival, qui fait partie du patrimoine marrakchi.


Trois questions au directeur de la promotion

L’Economiste: Vous n’arrivez toujours pas à mobiliser les sponsors ?Mohamed Amraoui: A vrai dire, le festival a ses mécènes traditionnels. Nous ne recherchons pas un sponsoring au terme classique. Ce que nous voulons, ce sont des sponsors qui adhèrent et se mobilisent pour la protection de cet art, en prenant par exemple en charge une partie de la logistique. Vous savez, un concert du groupe Sénégalais Touré Kunda, bien que celui-ci n’ait pas exigé de cachet, nécessite rien qu’en sono près de 200.000 DH. - Suspension, reprise et puis suspension... ce festival recherche encore ses marques…Les suspensions n’ont pas aidé en effet. Depuis sa reprise en 2002, le festival a redéfini son concept. La musique populaire a été traversée par des courants et d’autres musiques, andalouse par exemple. Cette redéfinition n’est toujours pas facile et rencontre quelques résistances. Il est facile de se lancer dans un festival avec un casier vierge, mais très difficile de réorienter un festival ancien, d’autant plus qu’il y a prolifération de festivals régionaux par ailleurs et qui se rapprochent dans le timing. Même au niveau des campagnes de communication, cela prête parfois à confusion. - Cette année, vous avez privilégié la prévente. Quels en sont les résultats? Nous n’avons pas jusqu’à maintenant des ventes fermes, mais tous les TO et agences de voyages nous ont confirmé des réservations. Pour cette édition justement, nous avons prévu de la restauration sur place pour les touristes étrangers avec package incluant spectacle et dîner. En vérité, les agences de voyages et les professionnels du tourisme devraient considérer ce festival comme un éductour géant pour les prescripteurs de la destination. Quoi de mieux qu’un festival où sont réunis tous les arts du pays pour le vendre, avec en plus les régions qui seront présentes à cet événement. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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