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Economie

Le Maroc veut relancer ses exportations

Par L'Economiste | Edition N°:1947 Le 28/01/2005 | Partager

. Les résultats d’une étude dévoilés en mars. Objectif: Définir une nouvelle politique L’heure n’est guère au beau fixe pour les secteurs d’exportation nationaux. Les derniers chiffres disponibles font état d’une régression pour la majeure partie des produits traditionnellement exportés. “2004 n’a pas été une bonne année pour le Maroc”, explique-t-on à l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX). Alors que le commerce mondial enregistre une croissance de l’ordre de 10%, les exportations marocaines n’ont augmenté que de près de 3,6% par rapport à l’année précédente. Les phosphates et dérivés enregistrent une hausse avoisinant les 26%, avec une progression de 45,4% pour les engrais. Ce sont les produits alimentaires qui restent les moins performants puisque la baisse enregistrée est de 22,9%. Baisse de régime également pour les produits finis qui enregistrent moins 2,3% par rapport à l’année dernière. Evolution négative de 6% pour les fils et câbles électriques. “Les résultats confirment la baisse de la compétitivité des produits nationaux sur les marchés traditionnels, notamment l’Europe”, explique Abdellatif Belmadani, président de l’Asmex. Le fait n’est pas nouveau en soi. Depuis plusieurs années déjà, le produit marocain à l’export connaît un essoufflement. Les filières exportatrices, notamment celles du textile et cuir et des produits alimentaires souffrent d’une rude concurrence sur les marchés internationaux que rend encore plus sévère le prix des intrants pratiqué localement. A l’Asmex, on considère que la baisse du taux de change effectif du dirham n’a pas entraîné les résultats escomptés. “La baisse du taux de change avait pour objectif de permettre une plus grande compétitivité des exportations. Or, c’est l’effet contraire qui s’est produit”, expliquent les opérateurs. La cause tient à la structure des échanges ainsi qu’aux marchés vers lesquels sont acheminés les produits marocains: ceux avec lesquels le Maroc réalise les meilleures performances, notamment pour les phosphates et dérivés, réalisent les paiements en dollars et non en euros. Autre élément structurel de taille: le prix de revient. “Les coûts des intrants comme l’énergie, l’assurance ou encore le coût bancaire restent nettement plus élevés que ceux pratiqués par les concurrents à l’échelon international d’où une perte d’attrait du produit Maroc”, ajoute-t-on. L’exemple de la Tunisie est éloquent à ce propos: les prix des ratios marocains sont trois fois supérieurs à ceux de la Tunisie. “La demande des donneurs d’ordre va nécessairement s’orienter vers les pays qui proposent des produits à des prix plus compétitifs. Et le Maroc est loin d’être en bonne position en la matière”. L’arrivée des pays asiatiques sur les marchés européens ainsi que celle de certaines républiques de l’Est comme la Roumanie affectent davantage la compétitivité du Maroc. Faut-il continuer à fabriquer les mêmes produits et avoir les mêmes débouchés? C’est la question essentielle à laquelle tentent de répondre Administration publique et opérateurs privés.


Une enquête en phase finale

Début mars, les résultats d’une enquête réalisée par un Comité national devraient être rendus publics. Le comité, présidé par l’Asmex, comprend des représentants des organisations professionnelles, du CMPE et des administrations concernées. L’étude visait à répondre à quatre questions principales: quels marchés sauvegarder et quelle promotion y effectuer, quels systèmes d’information mettre en place, quelles institutions charger de la promotion et quels moyens financiers mettre en œuvre.Amale DAOUD

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