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    Culture

    Le Festival des musiques sacrées s’achève dans l’apothéose

    Par L'Economiste | Edition N°:1784 Le 07/06/2004 | Partager

    . Les Gospels ont joué à guichets fermésLe rideau est tombé samedi sur la dixième édition du Festival des musiques sacrées de Fès dans l’apothéose, orchestrée par les Gospels qui se sont produits à guichets fermés. C’est une réussite exceptionnelle, comme en témoigne un public de tout âge qui a afflué à cette soirée de clôture. Ce sont plus de 4.000 personnes qui étaient au rendez-vous. A l’entrée de Bab El Makina, on se croyait devant les portes d’un établissement scolaire où des jeunes lycéens sont venus s’inscrire. Accompagné d’un parent ou tout seul, ils attendaient pour accéder au lieu du spectacle. Adultes ou jeunes, les mélomanes partageaient leurs souvenirs des concerts des années précédentes. Les plus malins s’étaient déjà frayés un chemin pour s’installer au premier rang. Les gospels allaient offrir aux spectateurs leurs plus beaux titres. A 20h30min, Liz Mc Comb est montée sur scène. Ses morceaux ont séduit une pléiade de ministres et de responsables venus spécialement pour cet événement. Dans le public, on pouvait remarquer Hjira, Ghellab, Zerouali, Benabdellah et d’autres. Le rythme doux les emporte de temps à autre. Ils applaudissaient, souriaient et essayaient de suivre les refrains. Un peu plus loin derrière, les fans des Gospels s’impatientent sur la sortie du reste de la troupe. Il était 21h30min quand la “gospel music” a vraiment démarré. Le public n’attendait que cela pour s’éclater. Il a eu encore une heure de fête. Ce fut un véritable plaisir. La soirée de clôture est à l’image de tout le festival. Pour Driss Faceh, président du Conseil régional du tourisme (CRT), la dixième édition du Festival des musiques sacrées a connu un franc succès. Malgré les perturbations de la grève des pilotes de la RAM qui a entraîné l’annulation de 300 packages pour les opérateurs touristiques de la ville, plusieurs touristes étrangers ont pu se rendre à la capitale spirituelle. Ce sont près de 30.000 spectateurs au total qui ont assisté aux concerts de Bab El Makina et du musée Batha. “Le festival offert gratuitement à la place Bab Boujloud, a drainé, quant à lui, un nombre beaucoup plus important”, note Faceh.


    Deux questions au directeur artistique

    - L’Economiste: Comment préparez-vous le programme du festival?- Gérard Kurdjian: Depuis une vingtaine d’années, je suis en relation permanente avec un réseau de musiciens, d’artistes, de journalistes et de labels de disques. Je dois toujours être au courant de l’actualité musicale et de ses nouveautés. Dans cette bibliothèque musicale, je fais des choix en fonction de certaines orientations: les traditions du monde. Je m’efforce à trouver des propositions qui rassemblent les traditions du monde chrétien, occidental, juif et arabo-musulman. Pour la préparation du festival de Fès, je travaille d’une année à l’autre et parfois de deux années plutôt. La première phase est de construire un programme artistique, de rentrer en relation avec des artistes de tout style et de toute tradition. Le programme se vote en concertation avec la direction du festival. C’est un travail de longue haleine.- Le programme de la 11e édition est-il déjà prêt?- Pour l’édition 2004, on y a travaillé à partir de 2002-2003. L’édition 2005 est quasiment prête. J’ai déjà des invitations pour les artistes que je lance pour le festival 2006, c’est-à-dire la 12e édition. Lorsqu’on essaie d’avoir de grands chanteurs surtout dans le monde du classique, leur calendrier est échelonné sur 4 à 5 ans. Il faut les “réserver” 2 et quelque fois 3 ans à l’avance. Pour l’édition 2005, on aimerait passer une commande auprès de deux ou trois compositeurs pour créer une oeuvre spécialement pour le festival des musiques sacrées. On ne l’a jamais faite. On a eu des rencontres avec des artistes qui aboutissent à une certaine nouveauté, des scènes qui se font pour la première fois à Fès. Mais une vraie oeuvre d’un spectacle d’une heure et demie pour le festival… on pourra le faire en 2005 avec un projet sur “la conférence des oiseaux”. On verra si c’est possible de la mettre en musique sur scène pour le festival 2005. Ça sera une première.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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