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Economie

Industrie du cuirLe plan de relance dans un mois

Par L'Economiste | Edition N°:1946 Le 27/01/2005 | Partager

. C'est le délai fixé par le ministère en accord avec la fédération.Priorité à l’organisation de la filière en amont. Des opportunités sur le marché américainUne fois n’est pas coutume. Les industriels du cuir se disent confiants dans l’avenir. A priori, la signature de l’accord de libre-échange avec les USA ne les effarouche pas. Le secteur disposerait au contraire de réels atouts, notamment pour attirer des investisseurs européens désireux pénétrer le marché américain en profitant de la levée des barrières douanières. Mais pour ne pas gâcher cette opportunité, ils préconisent un certain nombre de mesures à mettre en place d’urgence.Dans ce contexte, une réunion de travail s’est tenue le 24 janvier au siège du ministère du commerce et de l’industrie avec les représentants de la Fédération des industries du cuir (FEDIC). Pour les opérateurs, cette rencontre avec les pouvoirs publics est la plus fructueuse de ces 3 dernières années. Elle devrait déboucher assez rapidement sur la mise en oeuvre d’un plan d’actions prioritaires visant à relancer et restaurer l’image du secteur. Les opérateurs ont un mois pour soumettre leur copie.Entre-temps, la fédération vient de solliciter l’Agence nationale pour la PME (ANPME) pour mettre à sa disposition deux experts. L’un serait spécialisé dans l’analyse des problèmes de compétitivité, l’autre dans le commerce international afin d’identifier les segments notamment sur le marché américain et éviter la dispersion au niveau des exportations. “Parmi nos atouts, une matière première disponible et une main - d’oeuvre qualifiée. Il faut tout juste améliorer l’environnement pour tirer profit des avantages de l’accord de libre - échange”, affirme Abdeslam Alaoui El Hassani, président de la FEDIC. A commencer par une réorganisation de la filière en amont pour optimiser l’offre du cuir. Ce qui suppose l’implication et la coordination de plusieurs départements ministériels, de l’Agriculture et l’Industrie notamment. Les suggestions formulées à maintes reprises par les industriels concernent la réglementation de la collecte des peaux brutes et la création d’une bourse du cuir. Dans tous les cas, la mise en place d’un circuit organisé est aujourd’hui incontournable pour préserver la qualité de la matière première et répondre aux exigences de protection de l’environnement. En mettant fin à l’anarchie qui prévaut aujourd’hui, les tanneries seront incitées à améliorer la valeur ajoutée locale. Quant à la création d’une bourse du cuir, elle permettra d’assurer une transparence dans la fixation du prix de la matière première.Il s’agit ensuite de réactiver la mise à niveau industrielle des entreprises. Pour rappel, 8 entreprises de chaussures et 4 maroquineries avaient entamé un plan de modernisation avec le concours de l’ANPME. Le but de la démarche est d’améliorer la productivité et de maîtriser le calcul du prix de revient. Ces sociétés ont bénéficié d’une assistance groupée pour élaborer un business plan. “Mais aujourd’hui, ces entreprises sont bloquées dans leur processus de mise à niveau par des difficultés d’accès au financement”, indique le président de la Fédération. Les PME attendent une stratégie de financement plus claire et moins pénalisante. Reste à savoir si les banques sont prêtes à jouer le jeu. Ce n’est pas moins sûr. L’entrée en vigueur de la nouvelle loi bancaire et l’adoption des règles prudentielles de Bâle II constituent autant d’arguments pour justifier leur prudence. “En l’absence d’une politique de financement incitative, les PME/PMI du secteur sont quasiment exclues du circuit ou alors elles se voient appliquer un taux d’intérêt maximum. Ce qui se traduit par un appauvrissement”.A préciser que la plupart des entreprises du secteur pratiquent la sous-traitance. Ces obstacles au niveau du financement leur laissent peu de chance d’évoluer vers la cotraitance et encore moins vers la fabrication de produits finis.


Les obstacles au financement

Pour les industriels du cuir comme d’ailleurs pour la plupart des opérateurs, le dispositif de financement est inadéquat et coûteux pour les PME. A titre d’exemple, les exportateurs bénéficient depuis plus de 2 décennies, d’un système incitatif, à travers le préfinancement à l’export et l’avance sur créance nées à l’étranger (ACNEE) facturés à des taux préférentiels (8% ) au moment où le taux débiteur à court terme gravitait autour de 15%. Or, aujourd’hui, ce dernier varie entre 7 et 8%, alors que les produits de financement des exportations sont toujours facturés à 8%. Donc l’incitation des exportations par des conditions préférentielles ne joue plus. Par ailleurs, aucune des 12 entreprises ayant entamé une mise à niveau n’a pu bénéficier du fond de mise à niveau (Foman). Le réaménagement des conditions d’éligibilité et la création récente du fond de restructuration financière pourraient contribuer à changer la donne à l’avenir.Mouna KABLY

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