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Economie

Gestion de presse
Un plan de formation adopté

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. L’ objectif est la mise à niveau de l’entreprise. L’organisation de la rédaction, besoin prioritaire en formation des entreprises de presseLes entreprises de presse nationales ont un réel besoin en formation. Le constat n’est certes pas nouveau. Les lacunes et déficits en formation concernent l’ensemble du monde entrepreneurial marocain. Les entreprises de presse n’échappent donc pas à cette réalité. D’où la nécessité d’établir un diagnostic de l’état des lieux et d’identifier les besoins latents. C’est ce à quoi s’est attelée la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et le Centre pour la liberté de la presse (Center for Media Freedom), vendredi 30 avril à Casablanca, en partenariat avec l’Association mondiale des journaux (AMJ). La journée de réflexion organisée par ces trois partenaires avait pour thème central la gestion de l’entreprise de presse au Maroc. Directeurs, rédacteurs en chef et responsables de département au sein de publications nationales étaient conviés à participer au débat afin d’identifier les principaux problèmes et obstacles qui empêchent le développement des entités au sein desquelles ils exercent. Le contexte national dans lequel évolue le secteur de la presse appelle à davantage d’investissements dans le domaine de la formation. La modernisation déjà entamée, car nécessaire, voire indispensable pour la survie des titres de presse, implique la formation du personnel, élément-clé de la mise à niveau du secteur. Un contrat-programme sectoriel incluant cette mise à niveau est actuellement en stand-by. “Le projet de l’AMJ de former des formateurs nationaux, qui seront appelés à soutenir, sur le plan de la gestion, pour ceux qui le désirent, la mise à niveau de la presse nationale, est important”, a déclaré Abdelmounaïm Dilami, président de la Fédération. Pour lui, la formation est aussi “une des principales préoccupations de la FMEJ, pour qui la modernisation de l’entreprise de presse marocaine est un objectif majeur”.L’importance de la formation, aussi bien celle des journalistes que celle de l’ensemble du personnel, ne fait aucun doute. Latifa Akherbach, directrice de l’Institut du journalisme, abonde dans le même sens. Pour elle, “il existe un grand décalage entre la formation dispensée et les besoins de l’entreprise”. Le journaliste, une des chevilles ouvrières de l’entreprise, doit également “disposer d’une culture managériale”. Bachir Znagui, qui s’exprimait au nom du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), estime que “la formation des journalistes est une priorité. Les entreprises de presse doivent fonctionner selon des critères de rentabilité et de productivité”. En effet, “le développement de la presse au Maroc passe par la réalisation de deux conditions, estime Saïd Essoulami, directeur du CMF Mena, celle de la garantie dans la loi et la pratique de la liberté d’expression et le droit à l’information, et celle d’une politique de gestion moderne et transparente”. La première condition est “relativement acquise”, souligne-t-il. A trois jours de la célébration de la Journée mondiale de la presse, le 3 mai (voir Focus pages 4 à 7), l’occasion a été saisie par Aralynn MacMane, directrice du programme éducation et développement au sein de l’AMJ, association qui regroupe près de 18.000 journaux à travers le monde, 72 associations nationales de journaux et 17 agences de presse, pour rappeler que la liberté de la presse et son autonomie doivent être placées au coeur des préoccupations quotidiennes des responsables de presse. “Toute presse ne peut survivre que si elle est économiquement forte, considère-t-elle, et ne peut être économiquement forte que si elle est structurée selon les critères d’efficacité, de bonne gestion des ressources humaines et de productivité”. Les besoins sont donc de deux ordres. Le premier concerne la gestion de la rédaction et des nouvelles technologies de l’information et de communication. Le second est pour sa part relatif à la gestion commerciale, financière et administrative. Trois groupes de travail (gestion commerciale, gestion de la rédaction et gestion financière) ont exprimé, lors de la journée de réflexion, le souhait de disposer d’une étude qualitative et quantitative sur le marché de la presse et l’intérêt du lecteur et de l’annonceur. La première priorité exprimée par les participants a concerné la formation en matière d’organisation de la rédaction. Ce sera ainsi le premier cycle initié par les trois partenaires, la FMEJ, l’AMJ et le CMF Mena. Avec pour principal objectif la mise à niveau de l’entreprise de presse marocaine, un des défis actuels qui est aussi “une garantie pour son indépendance et sa liberté”.


Financements disponibles

L'entreprise de presse peut également bénéficier de lignes de crédit, à l’instar des entreprises d’autres secteurs économiques. Plusieurs établissements bancaires disposent de financements spécifiques. La Caisse centrale de garantie (CCG) offre une panoplie de produits destinés à accompagner l’entreprise dans son processus de mise à niveau et de développement de son activité. L’occasion a été saisie lors du séminaire pour présenter les lignes de crédit gérées par l’organisme. Le Fogam, fonds de garantie des crédits pour la mise à niveau des entreprises, facilite l’accès au crédit bancaire à des conditions avantageuses pour leur permettre de financer leurs programmes de mise à niveau. Le Fonds national de mise à niveau (FOMAN) octroie des financements conjointement avec des établissements bancaires en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises. Un fonds de garantie spécifique aux “industries culturelles” a vu le jour. Le FGIC est ainsi destiné au financement d’entreprises privées marocaines, dont le chiffre d’affaires annuel durant les trois dernières années ne dépasse pas 20 millions de DH. Parallèlement à ces financements spécifiques, la Caisse garantit également des prêts à la création de la jeune entreprise et des crédits d’investissement.Amale DAOUD

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