×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Fête du travail: Syndicalisme et politique s’enchevêtrent

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. Comme à l’accoutumée, l’ensemble des syndicats ont appelé à une plus grande justice et équité sociales. Ils ont aussi scandé des slogans à forte teneur politiqueA Rabat, comme à Casablanca, en passant par les autres villes du Royaume, les syndicats nationaux, toutes composantes et tendances confondues, ont organisé des défilés pour célébrer la fête du travail. Comme chaque 1er Mai, également fête du muguet, les travailleurs descendent dans les rues pour exprimer leurs doléances souvent teintées d’un manque d’enthousiasme. Leur situation ne s’améliore guère d’année en année. Et même si Mustapha Mansouri, ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, évoquait “les cadeaux du 1er mai” pour l’augmentation de 20% de la prime supplémentaire des accidents du travail et maladies professionnelles, les syndicalistes ne semblaient pas les considérer comme tel. Le ton était plutôt au mécontentement.A Rabat, c’est dans une ambiance où se sont mêlés l’engagement fervent et le désintéressement que la classe ouvrière a célébré sa journée. L’Union marocaine du travail (UMT), qui a ouvert le bal, a été visiblement le syndicat le plus représentatif. Les secteurs affiliés à la centrale de Mahjoub Benseddik ont scandé des slogans appelant le gouvernement à “appliquer l’augmentation du Smig de 10% et à la préservation du droit de la femme ouvrière”, très présente dans le cortège par ailleurs. Sous la bannière de cette centrale, ont également défilé les victimes de l’affaire Annajat, les docteurs chômeurs, l’association antimondialiste ATTAC. Cette dernière n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme quant aux conséquences négatives des accords de libre-échange que le gouvernement marocain vient de signer. Présente aussi à la longue parade du syndicat, une association amazigh dont les membres, une poignée de jeunes, ont revendiqué le rétablissement de l’Histoire car “nous ne sommes pas des arabes”, clamaient-ils. Le panarabisme a été encensé par les autres manifestants. Les slogans anti-américains ont été légion, ce 1er mai. Du syndicalisme à la politique, le pas est vite franchi. Slogans brandis sous les bannières des drapeaux irakiens et palestiniens. Les effigies de Cheikh Yassine et Rantissi, les deux leaders du Hamas tout récemment assassinés par des tirs israéliens, ont fait partie des principaux slogans. Dans la capitale du Royaume, la Fédération démocratique du travail (FDT) n’a pas pu drainer la foule. Des grappes dispersées de participants attendaient, l’oreille peu attentive au discours prononcé par un des membres, leur tour pour défiler. Et, si la Confédération démocratique du travail (CDT) a mis en vedette son fanion rouge frappé d’un blanc immaculé, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a quant à elle préféré mettre en avant la candidature du Maroc au Mondial 2010, talonnée par quelques petits taxis qui dénonçaient l’augmentation des tarifs des assurances. A Casablanca, l’ambiance était quasiment similaire. La CDT a célébré la fête sans son “zaïm”, Noubir Amaoui. Pour cause de soucis de santé, ce dernier n’a pas pu se rendre, comme il est de coutume chaque année, au défilé organisé par la centrale. Celle-ci n’a pas pour autant manqué l’occasion de placer ce 1er mai sous le signe de la “résistance”. La centrale de l’Union socialiste des forces populaires, disposait de slogans fortement “politisés”. L’anathème est jeté sur les Etats-Unis et Israël. “Ces deux pays sont responsables de tous les maux dont souffrent les populations arabes et de la planète de façon générale”. Droit international bafoué, peuples palestinien et irakien assassinés, harcèlement de la Syrie et d’Iran: les bavures de ceux que les responsables syndicaux appellent les “gendarmes du monde” sont nombreuses. Sont également pointés du doigt les “déchirements qui plombent les arabes”. A en croire ce syndicat, “l’UE des 25 est un exemple à méditer par nos pays. Les USA veulent un Maroc conforme à leurs intérêts, l’Algérie un Maroc sans Sahara”. Sur ce dernier point, d’autres centrales (FDT, UNMT...) n’ont pas manqué de souligner que “toute solution à la question du Sahara doit se faire dans le cadre d’un total respect de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et de son intégrité territoriale”. Elles rejettent ainsi “tout marchandage sur les droits légitimes et historiques du Maroc sur ses provinces du Sud”.Des slogans politiques qui sont venus élargir la gamme de ceux d’ordre économique et social concernant l’amélioration des conditions des travailleurs et du code du travail.Amal BABA ALI et Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc