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ALE Maroc-USA: «A quoi ça sert?»

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. Le débat sur la question encore général. Finances: vers des rapprochements maroco-marocains?FORCE est de constater, deux mois après la conclusion de l’accord de libre-échange, que les interrogations sont encore de l’ordre général. C’est le détail qui permettra d’identifier les mesures concrètes pour se préparer et aller à l’offensive du marché américain. Vendredi dernier, l’Observateur.ma, jeune journal électronique marocain, a organisé un débat sur «les relations Maroc-USA, réalités et perspectives». Les Etats-Unis étaient notamment représentés par Phil English, l’un des chefs de file du groupe de soutien au Maroc au sein du Congrès américain, Laura Lane, coprésidente de la coalition FTA Maroc-USA. La partie marocaine comptait, Taïeb Fassi Firhi, le ministre délégué aux Affaires étrangères, Hassan Chami, patron des patrons marocains, Talbi Alami, ministre du Commerce et de l’Industrie, et Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG. L’opinion publique marocaine cherche encore le sens profond de cet accord à travers son questionnement: Accord politique ou pas? Dangereux ou pas? Positif?… Pourtant, «jamais un accord n’aura été autant débattu, discuté, polémiqué», affirme le ministre délégué des Affaires étrangères et chef de file de ces négociations Taïeb Fassi Fihri. Il va peut-être falloir en parler et reparler, expliquer et réexpliquer, comprendre, «se comprendre d’abord» avant d’aller plus loin dans l’analyse du contenu de l’accord.Pour l’instant, ce sont des inquiétudes plus qu’autre chose. Et la compétitivité des opérateurs marocains dans tout cela? Et l’aide technique? Et l’Union européenne? Et les banques et assurances? Celles-là même, qui, par la voix de Mustapha Bakkoury, jugent positivement cet accord malgré les concessions, à la condition que les investissements américains impactent substantiellement le développement du secteur. «Maintenant, le système financier se trouve au centre de deux défis: comment mobiliser l’épargne longue et avoir des allocations de cette épargne vers des investissements productifs», explique le financier. . Déferlante américaineLe monde des finances l’aura donc compris: les compagnies et les banques ont à peu près quatre ans pour se serrer les coudes… Les temps seront durs pour les petits et les moins compétitifs. «Il va falloir anticiper sur qui absorbera l’autre», plaisante une femme d’affaires marocaine.Les concessions du secteur financier se résument en deux principales mesures. Dans deux ans, l’accord permet aux compagnies américaines de vendre dans le secteur des assurances (maritimes et aériens) et, dans quatre ans, des succursales américaines pourront s’installer au Maroc.Annonce d’une ère de fusion-absorption maroco-marocaine? Une piste qui n’échappe pas aux observateurs. La déferlante américaine est déjà passée dans d’autres pays. Comme la Chine, citée en exemple par Laura Lane, a pu, «grâce aux investissements américains dans ce secteur, renforcer le sien, arriver à un niveau de développement extraordinaire, un monde où le service s’adapte quasiment au profil de chaque consommateur».Il y a donc compréhension totale entre les Etats-Unis et le Maroc sur ce plan-là. L’aspect win-win est très clair: Le Maroc est d’accord pour libéraliser un secteur-clé comme celui-ci, et les Etats-Unis d’accord pour des investissements productifs substantiels. Pour les autres volets, il va falloir attendre…Mouna KADIRI

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