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    Affaires

    Elec 2004: Enfin une grosse visibilité pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . Les industriels à la conquête de nouveaux marchés . Les Chinois montent en puissance partout en Afrique A Elec 2004, le Salon du matériel électrique qui se tient à Paris jusqu’au vendredi 10 décembre, la présence du Maroc est beaucoup plus visible qu’elle ne l’a été à la précédente édition. Pour la première fois, un pavillon dédié a été réservé par le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) et la Fenelec. Il regroupe dix exposants dans la branche de l’appareillage électrique(1) (transformateurs, câbles, coffrets en polyester, batteries, luminaires…). “Les dix exposants représentent 1/3 des fabricants marocains à l’export”, explique Faris Ramdani, chargé d’études au département Mécanique et Chimie au CMPE. On est bien loin d’Elec 2002 où le Maroc était réduit à la présence par un seul exposant, Ingelec. Signe que les opérateurs marocains sont de plus en plus à la recherche de débouchés à l’international. Avec l’électronique et l’aéronautique, le pôle de composants électriques est une des activités montantes à l’export.Le salon Elec est une immense plate-forme d’échanges et d’opportunités d’affaires et surtout une vitrine extraordinaire. Tous les majors du secteur sont représentées: ABB, Siemens, Shneider Electric, Areva T&D, Leroy Somer, etc. Malheur donc aux absents. En tout, le salon abrite près de 1.119 entreprises venant de 33 pays. A majorité européenne, ces firmes (essentiellement françaises et allemandes) couvrent quatre marchés, déterminés en fonction de la demande: Energies et infrastructures, industrie, automation, Mesucora(2), Home & Building et enfin Light Premiere (voir encadré).Pour le CMPE qui accompagne les industriels pour la première fois à ce salon, ce qui est visé, “c’est mobiliser la profession pour arriver à vendre l’expertise marocaine”. Cette expertise, qui s’exporte d’ailleurs très bien en Afrique de l’Ouest, où le Maroc a plusieurs projets d’énergie (en raison du déficit d’infrastructures dans ces pays), s’oriente maintenant vers d’autres marchés en Europe, en Amérique latine et en Moyen-Orient. Les fabricants marocains, PME et grands groupes, ont développé un savoir-faire en matière d’export et veulent développer un statut international. “Nous proposons une offre complète en termes de produits. Nous sommes capables de monter des consortiums à l’export pour toutes les destinations”, affirme Khalil El Guermai, directeur de la Fenelec, pour qui l’Europe constitue “un marché potentiel”. Les consortiums, une expérience d’origine italienne, permettent à un pool d’entreprises de partager les coûts de la prospection de nouveaux marchés et d’effectuer des ventes groupées. Et elle commence à prendre forme, notamment dans le textile. Mondialisation oblige, les fabricants à l’export affirment avoir atteint un degré de “maturité” et un dynamisme qui leur permettent d’agir ensemble pour s’implanter dans des marchés étrangers. “Le modèle marocain d’électrification rurale s’exporte par exemple très bien en Afrique”, explique El Guermai de la Fenelec. D’ailleurs, un forum international d’électrification rurale est annoncé au Maroc dans un an. La Fenelec et l’ONE, les deux organisateurs, sont en train de monter le cahier des charges de l’évènement.Si l’Afrique est considérée comme un marché “traditionnel” où le Maroc a de très fortes assises, il en est autrement pour les autres marchés.Ingelec, qui participe au salon pour la deuxième fois (avec un stand à part), a un objectif bien ciblé. L’entreprise, propriété du groupe Seqqat, veut conquérir l’Europe, particulièrement la France. Mais quelle marge de manoeuvre aura Inglec dans ces marchés difficiles d’accès, dotés d’une très forte technicité et où évoluent des ténors mondiaux?“Nous sommes conscients des difficultés qui se posent pour la pénétration de ces marchés déjà fortement quadrillés. En fait, nos produits sont certifiés et nous comptons les adapter encore plus aux exigences françaises”, explique Saâd Berrada, directeur commercial d’Ingelec. Il y a trois ans, l’entreprise a réussi à pénétrer les grandes surfaces de bricolage et cela fait un an et demi qu’elle a commencé à alimenter les grossistes professionnels.A l’origine, ce sont les pertes occasionnées par le démantèlement douanier au Maroc et la contrefaçon dans “le bastion africain” qui ont poussé Ingelec à se tourner vers l’Europe, “un marché difficile mais stable”. Le chiffre d’affaires du groupe a considérablement chuté en Afrique en raison des produits chinois contrefaits, vendus bien en dessous du coût de la matière première. “Les pays de l’Europe centrale, nouveaux membres de l’UE, et le Moyen-Orient, nous intéressent aussi”, ajoute Mustapha Boudadi, directeur Marketing d’Ingelec.


    Le Salon en version casablancaise

    ELEC EXPO se tiendra du 22 au 26 novembre 2005 à l’Office des Changes de Casablanca et il sera destiné aux entreprises du secteur électrique et électronique. L’agence Medcom, qui prépare ce rendez-vous, prospecte actuellement au salon Elec de Paris pour s’imprégner des nouvelles tendances et diversifier l’offre en matière d’exposants. “Nous cherchons à avoir un maximum d’entreprises, de nationalités différentes”, affirme Nada Aboulaasri, responsable Marketing de l’agence.❏. Les tendances émergentes de la demandeC’EST dans une conjoncture difficile que se tient Elec 2004. Les cours du pétrole sont toujours très élevés, impliquant un renchérissement des prix de l’électricité et des campagnes média pour faire baisser la consommation des ménages et des entreprises. Mais au Salon, la question de l’énergie est plutôt analysée sous l’angle de la dérégulation du marché et l’ouverture à la concurence. Les attentes des industriels s’organisent autour de la maîtrise de leur consommation, de la continuité de service et de la qualité du courant. Des attentes auxquelles les entreprises présentes à Elec apporteront des réponses concrètes. A côté de l’énergie, trois autres marchés attirent la demande. Le home & building est un concept spécifique à la construction qui prend en compte la composante énergétique: chauffage, sanitaire, climatisation. Il représente aujourd’hui 45% de la consommation d’énergie en France, mais aussi le quart des émissions de CO2. Light Premiere est un autre marché dédié totalement à l’éclairage. Les offres sont de plus en plus performantes en termes d’exigences environnementales et au niveau de la qualité de la lumière sur le lieu de travail, le domicile, dans les transports ou dans la rue…Enfin, industrie, automation et Mercusora, constitue le marché le plus innovant à Elec 2004, en raison de l’introduction des outils de mesure dans les infrastructures et les processus de production. Concept innovant, il sera vulgarisé dans ce salon. Les entreprises de mesure présenteront des solutions pour le suivi des grandeurs physiques, surveillance de processus et traçabilité des opérations.De notre envoyée spéciale à Paris Nadia LAMLILI----------------------------------(1) Les entreprises exposantes au pavillon Maroc sont: Beltransfo, Câbleries du Maroc, Cimelect, Energy Transfo, Funelec, Ifriquia Cables (groupe Ynna Holdings), Indeclair, Mitel, Omelec, Safilum.(2) Mesucora veut dire suivi de la mesure, du contrôle et de la régulation. Concept innovant, il sera vulgarisé dans ce salon à travers des produits de grandeurs physiques, surveillance de processus et traçabilité des opérations.

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