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    El Jadida : Le taximètre de la discorde

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . Les propriétaires sont pour le tarif fixe, les chauffeurs contre . Au moins deux conducteurs se relayent sur chacun des 361 taxis de la villeLe taximètre suscite actuellement bien des polémiques à El Jadida. Les propriétaires des petits taxis circulant à l’intérieur du périmètre de la ville sont en désaccord avec leurs chauffeurs. Dans le rang de ces derniers, les positions sont partagées entre partisans et adversaires de la mise en fonction de l’appareil. Le taximètre est ce fameux compteur qui établit le prix d’une course en voiture en fonction du temps et de la distance parcourue. Au Maroc, une circulaire ministérielle exige l’application du taximètre. L’usage de ce compteur a bien été appliqué à El Jadida durant quelques mois seulement en 1992. Les usagers de l’époque de ce mode de déplacement dans la ville avaient trouvé les prix enregistrés excessifs. Comme par enchantement, les chauffeurs avaient vu se raréfier leurs clients qui avaient découvert, durant cette période, les vertus du sport pédestre. Les propriétaires des petits taxis avaient alors convenu avec leurs chauffeurs d’appliquer un tarif fixe tournant autour de 5 DH. Et encore maintenant, les usagers ne veulent pas démordre de cette tarification accessible à toutes les bourses. Actuellement, les chauffeurs de petits taxis peuvent occasionnellement exiger 7 à 10 DH parfois lors d’un long parcours surtout vers les quartiers Essaada, Qodiat Ben Driss, vers la zone industrielle ou vers la gare ferroviaire. Ce qui n’est pas toujours du goût des clients. L’astuce de ces derniers est de toujours se munir de la pièce de 5 DH avant de prendre leur taxi. C’est un parc de 361 petits taxis qui circulent présentement dans la ville. Plusieurs familles en vivent. Le titulaire de l’agrément loue son autorisation à un propriétaire de véhicule. Ce dernier et les documents de circulation sont établis obligatoirement au nom du détenteur de l’agrément. Ensuite sont recrutés jusqu’à 3 chauffeurs par véhicule. Les chauffeurs doivent préalablement se munir d’un “permis de confiance” renouvelable tous les 5 ans auprès de l’administration locale. Cette dernière délivre 3 permis de confiance pour chaque petit taxi.Les professionnels propriétaires et les chauffeurs affirment ne plus s’en sortir avec le renchérissement des charges et des frais. Mais les anciens chauffeurs et propriétaires se souviennent encore de leur expérience ratée avec le taximètre durant l’année 1992. Ce sont donc en majorité des jeunes qui sont favorables à la mise en application de l’appareil. Il faut rappeler que les propriétaires et les chauffeurs sont partagés en trois clans et sont membres de syndicats différents. Des communiqués contradictoires des taximen parviennend aux services de la province et de la municipalité. Le diffèrend n’a pas été aplani même après des réunions tapageuses, avec des représentants des autorités locales. La situation, est au point de non-retour. Alors taximètre ou non?De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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