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    Economie

    Conjoncture: Les indicateurs au vert à fin octobre

    Par L'Economiste | Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    . La croissance est au-dessus des prévisions de la loi de Finances . Elle est tirée par le bon comportement des ménages et la demande intérieure. Baisse de régime pour les BTPLes signes annonciateurs d’une bonne conjoncture sont là. La dernière étude de la direction de la Politique économique générale (DPEG) le confirme. Ainsi, outre la réalisation d’une bonne campagne agricole en 2003-2004 (83 millions de quintaux) et ses retombées positives sur les secteurs liés à l’agriculture, les dix premiers mois de l’année ont été également marqués par la consolidation des indicateurs de certains secteurs non agricoles. C’est d’ailleurs le cas de la demande étrangère favorable pour les phosphates et l’acide phosphorique. Ce qui a dynamisé l’activité à l’export du secteur minier. Même tendance au niveau de celui de l’énergie, qui a enregistré une évolution positive au terme des trois premiers trimestres 2004, en rapport avec la quantité importante de pétrole utilisée (ce qui a alourdi la facture pétrolière) et l’amélioration de la production électrique.Pour sa part, l’activité touristique continue de s’améliorer, comme en attestent l’augmentation du nombre de touristes aux frontières, la hausse des nuitées dans les hôtels classés et le bon comportement des recettes voyages. “Ces évolutions devraient, dans une certaine mesure, atténuer l’effet de l’atonie de certains secteurs productifs, comme celui de la pêche, du BTP et des industries de transformation”, est-il indiqué auprès de la DPEG.Le secteur de la pêche poursuit, au terme des neuf premiers mois de 2004, sa descente aux enfers en raison du repli des captures des céphalopodes et de l’effondrement régulier des stocks de poulpe.Le BTP, quant à lui, enregistre une baisse de régime par rapport à 2003. Et ce en dépit du fait que les perspectives y sont prometteuses avec la poursuite des programmes d’habitat social, d’infrastructures de base et touristiques et le lancement des travaux de reconstruction de la province d’Al Hoceïma.L’activité des industries de transformation a vu son rythme de croissance reculer au cours du premier semestre 2004 du fait des mauvaises performances du textile. Dans ces conditions, et selon les prévisions du Haut-Commissariat au Plan, la croissance économique s’établirait à 3,5% en 2004, contre 3% initialement prévus dans la loi de Finances 2004.“Une fois encore, cette croissance serait tirée par la demande intérieure et le bon comportement des ménages en dépit de la faiblesse du marché du travail”, expliquent les experts de la DPEG. L’amélioration de leurs revenus dans un contexte d’inflation limitée à 1,6%, les taux d’intérêt historiquement faibles ainsi que les dispositifs financiers mis en place pour faciliter l’accès au logement, seraient à l’origine de ce bon comportement.Soutenue par l’accélération sensible des achats en biens d’équipement, la demande des entreprises a, également, fait preuve d’un dynamisme continu.Petit bémol à cette embellie, les performances du commerce extérieur qui n’ont pas été au rendez-vous, malgré un contexte international porteur. Le déficit de la balance commerciale s’est élargi de près d’un tiers du fait de l’accroissement des importations à un rythme plus rapide que celui des exportations. Une évolution qui s’est traduite par le repli de 5,9 points du taux de couverture à fin octobre 2004 (www.leconomiste.com). Toutefois, les avoirs extérieurs nets continuent de se renforcer, ce qui a contribué à la hausse de 7,4% de la masse monétaire à fin octobre 2004. Notamment grâce à la bonne tenue des recettes au titre des voyages et des transferts des Marocains résidant à l’étranger. S’agissant des finances publiques, leur profil a enregistré au terme des trois premiers trimestres 2004 une amélioration par rapport aux prévisions du budget 2004, dans un contexte marqué par la poursuite du redressement de l’activité économique. L’exécution du budget général de l’Etat à fin septembre a ainsi fait apparaître un excédent global de 1,2 milliard au lieu d’un déficit de 1,1 milliard un an auparavant. Compte tenu des paiements d’arriérés pour un montant de 2,1 milliards, le besoin de financement s’est établi à 896 millions de dirhams. Sa couverture ainsi que celle des sorties nettes de capitaux au titre de la dette extérieure, ont été assurées par des recours aux ressources internes, sur le marché des adjudications au niveau duquel les taux ont poursuivi leur tendance baissière. Les crédits à l’économie accordés par les banques se sont renforcés, à fin octobre 2004, de 8,7% contre 6,4% en 2003. Cette évolution est due à l’accroissement des crédits à l’immobilier de 15,1%, des crédits à la consommation de 5,8%, des crédits de trésorerie de 4,6% et des crédits à l’équipement de 1,9%. Les créances en souffrance ont connu, à fin octobre, une hausse de 16,9% pour représenter 19,5% du total des crédits accordés en 2004 contre 18,2% en 2003.Concernant l’inflation, à fin octobre 2004, l’indice du coût de la vie s’est accru de 1,6% après une progression de 1% à fin octobre 2003 et de 1,9% à fin septembre 2004. Cette évolution s’explique par l’effet conjugué de la hausse de l’indice des prix alimentaires de 2% et de celui des produits non alimentaires de 1,4%. En glissement sur douze mois, le taux d’inflation est passé de 1,3% à fin octobre 2003 à 1,8% à fin octobre 2004.


    Emploi et chômage

    Au cours du troisième trimestre 2004, le marché de l’emploi a été caractérisé par la création nette de 521.000 postes, dont 265.000 dans la campagne, selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi réalisée par la direction de la Statistique (www.leconomiste.com). Plus d’un tiers de ces emplois sont non rémunérés, puisque occupés par des aides familiales et apprentis. En revanche, un peu plus de la moitié sont des emplois salariés. Le taux de chômage a connu un renversement de tendance, au cours du troisième trimestre 2004, pour se situer à 10,9%, contre 12,3% un an auparavant. Cette évolution est imputable à la baisse du taux de chômage en milieu urbain, de 0,6 point pour s’établir à 17,5% et en milieu rural de 0,1 point pour atteindre 3%.Fédoua TOUNASSI

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