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    Economie

    Compensation: Des arriérés record

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . Ils concernent les produits pétroliers et le gaz butane. Ce montant totalisera 4,07 milliards de DH à fin décembreLa Caisse de compensation n’est pas au bout de ses peines. Ses clignotants sont encore au rouge. Cette fois-ci, ses arriérés de paiement pour les produits pétroliers et le gaz butane ont atteint des records. Ces dettes, cumulées à fin décembre, totaliseront un montant net de 4,076 milliards de DH. Selon l’évaluation de la Caisse, les dossiers en instance de paiement de janvier à fin septembre constituent une ardoise de l’ordre de 2,372 milliards de DH. Sur ce passif, c’est le gaz butane qui occupe la plus grosse part avec 1,636 milliard de DH. Suivent les arriérés vis-à-vis de la Samir qui ont atteint 533 millions de DH. Ce montant correspond au différentiel du transport de pétrole brut de Mohammédia à Sidi Kacem. Dans ce sombre tableau, les dossiers des mois d’octobre à décembre, qui parviendront au début de l’année, pèsent lourd. Le déficit attendu serait de l’ordre de 1,704 milliard de DH. Là encore, c’est le gaz butane qui absorbera 995 millions de DH, soit plus de la moitié de cette enveloppe. Les dettes des produits pétroliers grossissent pour atteindre 647 millions de DH. La relative baisse du prix du baril du pétrole à 40 dollars n’a pas d’effet sur ces chiffres. Son incidence se fera sentir à partir de janvier. Quant au différentiel du transport du pétrole de Mohammédia à Sidi Kacem, il est évalué à 62 millions de DH pour la même période. . Gravité de la situationCes chiffres alarmants sont contenus dans un document que la Caisse de compensation a adressé au ministère des Affaires économiques, générales et des Télécoms, début décembre. L’objectif est d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Il devient donc urgent de doter la Caisse de fonds nécessaires pour l’apurement de ces arriérés. La priorité sera donnée aux sociétés gazières qui subissent une pression due à l’augmentation de la consommation de l’ordre de 6 à 7% par an, particulièrement dans le monde rural. Et il ne faudra pas être surpris si des opérateurs du secteur montent au créneau pour réclamer leur dû. Cela s’est déjà produit, il y a quelques mois. Ces sociétés avaient mis en avant le risque de rupture de l’approvisionnement de certaines régions du pays en gaz butane. Du côté de la Caisse, on reste optimiste. Pour convaincre, on cite la loi de Finances pour 2005 qui soldera ces arriérés. En effet, le gouvernement a prévu 2,6 milliards de DH pour apurer les arriérés des produits pétroliers. On table également sur un repli des prix du pétrole. D’ailleurs, la dernière augmentation des produits pétroliers à la pompe n’a pas comblé le déficit prévu. Son incidence a été évaluée à 250 millions de DH seulement pour une année pleine.Cette situation sera d’autant plus critique que le prix du gaz butane sur le marché international a explosé à 510 dollars la tonne en moyenne en 2004. Une année auparavant, il était à peine à 290 dollars la tonne. Cette flambée des prix du gaz est également considérée comme une première. Le prix n’a jamais atteint ce niveau. Pour des spécialistes, il sera très difficile de faire des projections sur la base d’un prix inférieur à 400 dollars.Il est incontestable que cette situation de déficit chronique remet à l’ordre du jour la question de la réforme de la compensation. Le dossier est sur le bureau du Premier ministre. Une chose est sûre: la décompensation de la farine est acquise pour 2005 même si le système retenu n’a pas encore été dévoilé. Rappelons que la décompensation de l’huile, concoctée à la Caisse, a eu des effets positifs. Elle a eu l’avantage d’augmenter les investissements dans le secteur, de diversifier les produits proposés aux consommateurs et de baisser les prix pendant deux années. La réforme a été conduite tout en défendant les intérêts des agriculteurs, des opérateurs et des consommateurs.


    Hausse des importations du pétrole

    Selon les dernières statistiques de l’Office des Changes, les importations du pétrole brut ont atteint, à fin octobre 2004, quelque 12,3 milliards de dirhams, soit une hausse de 72,9% par rapport au niveau enregistré une année auparavant (7,11 milliards de DH). En volume, ces importations ont totalisé, durant les dix premiers mois de l’année en cours, quelque 5,2 millions de tonnes au lieu de 3,54 millions une année plus tôt, soit une progression de 46,5%. La hausse de la facture pétrolière s’explique notamment par la flambée des cours du brut sur le marché international, qui ont atteint ces derniers mois des records jamais égalés (plus de 50 dollars le baril). L’Office des Changes souligne que le prix moyen de la tonne importée s’est renchéri de 18%. Il est passé de 2.006 DH/t à fin octobre 2003 à 2.367 DH/t une année après. Durant le seul mois d’octobre 2004, le prix moyen de la tonne importée de pétrole brut s’est accru de 45,7%, passant de 2.018 à 2.940 DH/t. Le gaz du pétrole et autres carburants et la houille crue constituent les deux autres produits énergétiques dont les acquisitions se sont inscrites en hausse durant les dix premiers mois de l’année en cours (11 et 58,7% respectivement). Par contre, les importations de produits pétroliers raffinés se sont inscrites en baisse à fin octobre 2004. C’est le cas du gas-oil et fuel-oil (-50,3%), des huiles de pétrole et lubrifiants (-32,5%) et de l’essence de pétrole (-41,1%), note l’Office. Suite à cette évolution, les acquisitions des produits énergétiques continuent d’occuper la 4e place dans le total des importations du Royaume avec 16,4%, contre 15,5% seulement à fin octobre 2003.Mohamed CHAOUI

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