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Celebrex: Un autre anti-inflammatoire à risques?

Par L'Economiste | Edition N°:1922 Le 22/12/2004 | Partager

. Après Merck, Pfizer sur la sellette. La prise de Celebrex multiplierait par 2,5 les risques cardiovasculaires. Il n’est pas retiré du marché mais privé de publicitéLe numéro un mondial de la pharmacie Pfizer avance avec précaution dans le dossier Celebrex, suspendant la publicité pour cet anti-inflammatoire dont l’innocuité est mise en doute sans pour autant le retirer du marché, alors que les risques de litiges s’accroissent. Trois jours après l’annonce des résultats d’une étude ayant démontré que la prise de Celebrex pourrait multiplier par 2,5 les risques cardiovasculaires, le PDG du groupe, Hank McKinnell, continue de multiplier les déclarations aux médias, sans changer d’un iota la ligne directrice de son discours. Pfizer n’a pas l’intention de retirer le Celebrex du marché car il est «vraiment important pour des millions d’Américains», estime-t-il, pariant sur la poursuite d’une utilisation massive du médicament. Le groupe compte donc éviter à son médicament vedette le sort du Vioxx, anti-inflammatoire que son concurrent Merck avait dû retirer du marché en septembre après des mises en causes similaires. Pfizer n’en a pas moins décidé lundi de suspendre toutes les publicités pour le médicament, à la télévision, à la radio et dans la presse. Il s’agit là d’une première mesure concrète qui, dans la stratégie du groupe, est destinée à rassurer. «Nous pensions qu’il serait très étrange pour les consommateurs de regarder les informations à la télévision avec un sujet sur les risques potentiels du Celebrex», puis de voir une publicité en vantant les mérites, a expliqué dans les colonnes du Wall Street Journal du 20 décembre John Jenkins, directeur de la division nouveaux médicaments de la FDA, l’agence américaine de réglementation du secteur. D’ailleurs, des premières plaintes en nom collectif ont déjà été annoncées par les cabinets d’avocats. Et une commission de la Chambre des représentants a demandé à Pfizer de lui faire parvenir tout document faisant état d’accidents cardiaques dans des études cliniques sur le Celebrex. La commission se demande notamment jusqu’à quel point le groupe pouvait être conscient des risques encourus par les patients en 1998, lors du lancement du médicament. Un porte-parole de Pfizer a également indiqué lundi soir que la FDA examinerait le dossier Celebrex les 16 et 17 février 2005. Les spécialistes du secteur, désormais certains que les ventes de l’anti-inflammatoire vont chuter, naviguent pourtant à vue, attendant qu’une nouvelle étude fasse pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Le jour même de la publication de l’étude incriminant le Celebrex, une autre arrivait en effet à des conclusion diamétralement opposées. «Nous sommes incapables de prédire les résultats» qui pourront sortir d’une nouvelle étude, fait remarquer la maison de courtage Raymond James. Dans cette optique, Pfizer pourrait s’être trompé de stratégie et avoir agi de manière prématurée en publiant les résultats de sa première étude sur l’innocuité du Celebrex juste après la retrait du Vioxx, juge la banque d’affaires Morgan Stanley.Synthèse L’Economiste

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