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Economie

Campagne agricole: Ça craint pour les cultures céréalières

Par L'Economiste | Edition N°:1946 Le 27/01/2005 | Partager

.La vague de froid et le retard des pluies ont ralenti la croissance . Les prochains jours seront décisifs pour la filière. En l’absence de pluies d’ici mi-février, les cultures tardives compromisesLe retard des pluies préoccupe les agriculteurs. Depuis quelques jours, la situation devient inquiétante dans les régions productrices (Chaouia, Doukkala, le Gharb, Saïss…). Les céréaliers sont les plus touchés par le phénomène surtout en zone bour où les besoins en eau deviennent pressants. Les prochains jours seront décisifs. Tous les espoirs sont fondés sur la période fin janvier-début février. La Météo nationale prévoit des averses alternées dès aujourd’hui. Si les précipitations d’ici mi-février ne sont pas suffisantes, il va falloir s’attendre au pire. Quant à la vague de froid, elle devra, selon les prévisions, se poursuivre encore une semaine. A noter qu’au 24 janvier, le cumul des pluies a atteint en moyenne 128 mm contre 191 en année normale. Ajoutées à cela les basses températures qui ont engendré un ralentissement de la croissance des cultures, notamment les céréales d’automne et le maraîchage. Actuellement, des cas de jaunissement localisés ont été relevés dans certaines parcelles, généralement pour les cultures tardives. Ce phénomène est surtout attribué à l’action prolongée du froid enregistrée cette dernière quinzaine. Le retour des précipitations devrait en principe atténuer cette vague ainsi que la rosée matinale qui a toutefois permis jusque-là d’avoir une faible évapotranspiration. .Importants besoins en eauToujours est-il que l’état végétatif pâtit sensiblement des gelées matinales qui caractérisent ce mois de janvier. Si elles perdurent, elles provoqueront davantage un ralentissement de la croissance, voire l’endommagement des cultures. Surtout en cette période précise de la campagne connue par la levée des épis et l’épiaison. «Une période cruciale où les céréales ont d’importants besoins en eau et en chaleur», explique un agriculteur de la région de Benslimane. Selon lui, les rayons de soleil et l’eau permettent une amélioration de la qualité des plantations, notamment par la coloration, le calibre, voire le taux d’acidité dans le cas des agrumes. Pour rappel, les mois de janvier et février correspondent habituellement à la phase des semis et de l’épiage des céréales, caractérisée par une forte demande des intrants, notamment les engrais. Par ailleurs, elle est marquée par la préparation du sol pour les cultures printanières, les travaux de désherbage et d’engrais pour les cultures d’automne ainsi que les derniers semis. Mais les engrais demandent suffisamment d’eau pour devenir solubles. .Moins d’inquiétude dans la ChaouiaA contrario, ils auront des effets néfastes sur les cultures, précise un agriculteur. Le problème se pose avec acuité dans les zones bour qui représentent 85% des exploitations. Les terres irriguées (barrages et nappe phréatique) ne sont pas logées à la même enseigne. Dans la Chaouia par exemple, l’une des régions les plus productrices du Royaume, la situation est moins inquiétante en raison d’un bon démarrage. Sauf que le retard des pluies engendre un ralentissement manifeste de la croissance. Ce sont surtout les cultures tardives qui en pâtissent, précise Zaïdi El Medkouri, président d’une coopérative dans la Chaouia. Selon lui, la situation s’est corsée ces derniers jours avec la gelée qui a caractérisé tout le mois de janvier. Toutefois, cette dernière a permis une meilleure conservation de l’eau, ajoute-t-il. «Si la pluie tombe dans les 15 jours qui viennent, tout pourra être sauvé», précise El Medkouri. Au pire des cas, les épis des cultures tardives seront plus courts et la récolte sans doute moins importante que prévu. Bien entendu, le risque est que les pluies tardives peuvent affecter la qualité des grains des céréales. Une grande quantité du blé récolté, essentiellement le blé tendre, pourrait germer.


Baisse du taux de remplissage des barrages

Outre la vague de froid, le manque de précipitations a eu également des effets sur le taux de remplissage des barrages. Au 24 janvier, les réserves en eau à usage agricole ont atteint 7 milliards de m3. Ainsi, le taux de remplissage s’est établi à 54% contre 64 à la même date de la campagne précédente, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture. Le taux dépasse 58% pour les périmètres irrigués du Haouz (80%), (67%) pour le Gharb, (62%) le Loukkos, et enfin la Moulouya et Tadla avec 59 et 58%. Cependant les régions des Doukkala, Souss-Massa et Tafilalet sont moins loties avec respectivement 32, 25 et 15%. Amin RBOUB

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