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    Economie

    4ème session du CNJA : Le Fonds pour l'Emploi des jeunes accéléré

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    L'Administration devrait jouer un rôle important pour participer à l'amélioration de la compétitivité de l'entreprise, et la mise en oeuvre du Fonds de promotion pour l'emploi des jeunes ne devrait pas s'écarter de ses objectifs. Telles sont les idées-forces dégagées lors de la 4ème session du CNJA.

    "La 4ème session du CNJA marquera certainement un tournant dans la vie des entreprises, puisqu'elle a traité de l'encadrement de l'emploi des jeunes, des structures internes de l'entreprise et de l'assainissement de son environnement juridique et relationnel avec les différents acteurs économiques", note M. Rachid M'Rabet, directeur des études à l'ISCAE et invité aux travaux du CNJA en tant qu'expert.

    Le débat de la première commission a porté sur les mesures de nature à permettre à l'entreprise d'être compétitive sur le plan national et sur le marché international. Dans ce cadre, les mesures qui ont été proposées ont concerné à la fois les chefs d'entreprise, la structure de l'encadrement de l'entreprise, ainsi que l'environnement de celle-ci.

    La mesure n° 12 du programme d'action, parmi celles proposés lors de la 4ème session du CNJA, présidée par M. Abdellatif Laraki, est axée sur l'assainissement des relations entre l'Administration et l'entreprise. Il ressort du débat que l'entreprise privée opère dans un environnement institutionnel particulier, où l'efficacité de l'Administration et l'état des relations professionnelles sont en cause. Plusieurs études relèvent la nécessité de moderniser le système normatif qui régit le domaine des affaires. L'instauration de l'éthique, de l'efficacité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques s'impose dans le sens de rétablir la confiance et la crédibilité dans les rapports entreprises-Administration, est-il précisé.

    "Le rôle justement des organisations professionnelles, précise M. M'Rabet, est de renforcer la confiance entre l'Administration et l'entreprise".

    L'Administration devrait jouer, par ailleurs, un rôle particulier dans le cadre de l'ouverture et de la libéralisation, et ce, afin de participer de son côté à l'amélioration de la compétitivité de l'entreprise marocaine face à la concurrence internationale. Le niveau des taxes sur les biens et services demeure élevé, ce qui met en cause le dynamisme du marché intérieur.

    De même, en dépit de l'allégement fiscal initié par les pouvoirs publics, les taux marginaux pratiqués restent élevés comparativement à certaines économies concurrentes telle que celles de l'Indonésie, la Malaisie ou le Pakistan

    Mise en oeuvre du Fonds

    Les travaux de la 4ème session du CNJA se sont poursuivis pour débattre également de la mise en oeuvre du Fonds pour la promotion de l'emploi des jeunes qui est déjà lancée par la création d'une commission nationale. Cette dernière doit en assurer le suivi.

    "Dans la mise en oeuvre d'une politique nationale d'appui à la création d'entreprises par les jeunes, le Fonds constitue pour la promotion de l'emploi des jeunes un premier jalon. C'est pourquoi il s'avère urgent d'accélérer sa mise en oeuvre, au cours de l'année 1995, sur la base d'une procédure souple et fondée sur une gestion décentralisée afin d'en faire bénéficier le monde rural, en particulier dans la conjoncture difficile actuelle et de contribuer de la sort à l'atténuation de l'impact négatif pouvant en découler en matière d'emploi", note M. Habib El Malki, secrétaire général du CNJA, lors de son discours d'ouverture de la 4ème session.

    Le Fonds est véritablement considéré comme la concrétisation des programmes d'action initiés par le CNJA, précise M. Habib El Malki.

    En effet, la mise en oeuvre du Fonds de promotion d'emploi pour les jeunes va dans le même sens que le Piace le Promar ou le Pnfi.

    Le Piace (Programme d'Information et d'Assistance à la Création d'Entreprises) fait partie des 21 mesures adoptées lors de la première session du CNJA. Ce programme vise à stimuler et orienter les idées de projet par un apport en matière d'information et une assistance technique.

    Le Promar, quant à lui, est un programme d'activités économiques en milieu rural. Il a pour objectif, justement, de promouvoir les activités agricoles et non agricoles pour étoffer le tissu économique dans le monde rural.

    Le Pnfi, qui est le programme national de formation-insertion, vise par ailleurs à donner aux jeunes le profil correspondant aux besoins du marché.

    Rappelons que le Fonds a été doté de 1 milliard 50 millions de Dirhams. A côté de la partie réservée à l'octroi de prêt, une autre est assignée pour alimenter le Fonds de Garantie. En effet, un montant de près de 130 millions de Dirhams sera destiné à garantir les projets des jeunes promoteurs vis-à-vis des établissements de crédit. D'autres actions complémentaires font également partie du programme de mise en oeuvre du Fonds. Il s'agit de l'achat et de l'aménagement de locaux professionnels et/ou de terrains agricoles ainsi que la formation-insertion des jeunes, leurs assistance et le suivi de leurs projets.

    H.R.

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