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    Economie

    3es Assises du Tourisme
    «La conjoncture est bonne, mais attention à l’essoufflement»
    Entretien avec Jalil Benabbès Tâarji, président de FNT

    Par L'Economiste | Edition N°:2165 Le 06/12/2005 | Partager

    L’augmentation budgétaire de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), la réforme de la TPT (taxe de promotion touristique), la création de l’Observatoire du tourisme, la mise en place du premier PDR (Programme de développement régional) sont les faits marquants du secteur touristique en 2005. Les objectifs sont tout aussi ambitieux pour 2006. Il est question en effet d’étendre les PDR vers d’autres régions, de réformer la réglementation des agents de voyage, des guides, du transport touristique terrestre et d’assurer l’autonomie et la restructuration de la FNT. Le ministère de tutelle devra réussir le plan Azur et maintenir le rythme des constructions des hôtels. C’est du moins l’avis du président de la Fédération nationale du tourisme. . L’Economiste: Le bilan de l’année 2005 est plutôt positif… - Jalil Benabbès Tâarji: En effet, après des caps difficiles, la conjoncture a été favorable et a permis de bonnes réalisations. Pour les deux dernières années, on enregistre une progression de 32 % (17% en 2004, 15% en 2005). Ce n’est pas rien. Mais cette amélioration est très variable d’une région à une autre. Marrakech fait des progressions allant jusqu’à 30% par an. C’est du jamais-vu. Il faut maintenir le rythme et veiller à ne pas s’essouffler. . Les réformes ont aussi porté leurs fruits…- Tout à fait. Le pays s’est donné les moyens de sa politique. L’augmentation des moyens financiers de l’ONMT (400 millions de DH en 2005 pour atteindre 660 millions en 2008), la réforme de la TPT (qui sera effective au début de l’année) sont autant d’atouts pour le secteur. Par ailleurs, le Royaume a investi beaucoup d’argent dans le plan Azur, projet qui doit permettre de doubler la capacité marocaine. Le gouvernement a œuvré à sécuriser et conforter l’investissement public mais également celui du privé. Enfin, la hausse du budget de l’Office permettra d’amplifier les moyens de promotion. . Et pour l’Observatoire du tourisme?- La création de l’Observatoire du tourisme aura été la deuxième grande victoire de l’année 2005. Le chantier a pris, certes, du retard en raison des approches contradictoires qui l’entouraient. Heureusement, la solution qui est trouvée aujourd’hui satisfait quand même la grande majorité des opérateurs. Initialement, l’Observatoire était censé être totalement indépendant et neutre. Actuellement, c’est un organe à très forte prédominance privée. C’est un compromis très positif et qui est tourné vers l’avenir. . Le secteur s’organise aussi avec la mise en place du premier PDR et de la convention-type CRT... - La signature, aussi symbolique soit elle, du premier PDR touristique de Fès le 25 novembre dernier (ndlr: www.leconomiste.com) est une autre avancée considérable. La cadence va s’accélérer puisqu’en janvier et février prochains Agadir et Casablanca auront aussi leur PDR. Le rythme sera assez soutenu pour concrétiser le plan dans les autres régions. Une autre victoire également avec la mise en place de la fameuse convention-type CRT qui en redéfinit avec précision le rôle et les prérogatives. . Quelles seront les priorités pour 2006? - Elles sont multiples et partagées. Les défis du ministre du Tourisme sont de réussir le plan Azur et maintenir le rythme des constructions d’hôtels. La Fédération a un autre souci concernant les métiers, notamment l’aboutissement des réformes de lois réglementant les agents de voyage, les guides, et le transport touristique terrestre. La restructuration de notre fédération est aussi cruciale. . Quelles sont les dispositions pour les Assises internationales de Tanger?- Le paquet va être mis sur l’ensemble des avancées dans le secteur. L’objectif étant d’encourager, autant que faire se peut, les nouvelles compagnies aériennes et de transport et les nouveaux opérateurs hôteliers, à investir au Maroc. Avec justement pour souci de relancer le rythme d’exécution de croissance de la capacité de l’offre surtout hôtelière. Ce sera à mon avis la thématique générale des Assises internationales de Tanger en 2006.


    Marrakech, la locomotive

    La ville ocre est devenue la première destination marocaine avec une capacité de 35.000 lits. Ce qui est quand même énorme. La deuxième destination restera Agadir tournant autour de 25.000 lits. «Le ministre du Tourisme, Adil Douiri, a mesuré l’amélioration significative des marges et de la santé financière de l’activité hôtelière. Il a expliqué que les recettes du tourisme devraient frôler pour la première fois le niveau de 40 milliards de DH. Contre environ 20 milliards de DH lors du lancement du contrat-programme», souligne Tâarji. Ainsi, les recettes du tourisme devraient dépasser les transferts de nos compatriotes résidants à l’étranger. Et prendre la première place des recettes du compte courant de la balance des paiements.


    Externalisation

    La majorité des opérateurs touristiques considèrent qu’il est temps d’acquérir plus d’autonomie par rapport à la CGEM (Confédération générale des entreprises marocaines). Mais c’est un processus complexe car la Fédération du tourisme est honnêtement une «bête» difficile à diriger. «Le ministre est très heureux d’avoir un interlocuteur unique et valable. Mais la FNT gère au quotidien des difficultés émanant de contradictions internes très complexes», affirme Tâarji. C’est une problématique commune aux métiers avec parfois des intérêts souvent divergents. Les hôteliers, les agents de voyage, les transporteurs ou les restaurateurs ont parfois des stratégies différentes. Chaque métier à sa fédération avec, d’un autre côté, les différences des territoires, des régions et des destinations. L’objectif est de réunir tous les opérateurs autour de la même table. «Notre rôle est justement de gérer ces contradictions, de les assumer et de présenter un front uni et commun», ajoute le président de FNT. De notre correspondant,Mohamed Ramdani

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