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    Economie

    Départs volontaires
    Oualalou économisera plus de 5 milliards de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:2165 Le 06/12/2005 | Partager

    . L’opération a coûté 10,483 milliards de DH et sera récupérée avant fin 2007. Le tiers des partants de l’Education nationale avait un certificat de maladie longue duréeLE Premier ministre présidera aujourd’hui la 3e réunion du Conseil supérieur de la Fonction publique. A l’ordre du jour de cette instance créée en 1967 et restée à l’état végétatif, l’examen de plusieurs textes relatifs au redéploiement, à la formation continue, l’évaluation et la promotion des fonctionnaires. Mais c’est le dossier des départs volontaires qui occupera les esprits tout au long de cette rencontre de deux jours. Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, y présentera les résultats définitifs et l’analyse de cette opération qui a marqué l’opinion publique au cours de cette année. L’objectif de lutter contre les sureffectifs semble atteint. Ainsi, sur 50.561 demandes de départ volontaire, 38.561 ont été acceptées. Ces fonctionnaires ont été indemnisés à hauteur de 10,483 milliards de DH, inscrits sur le budget de 2005, soit une indemnité moyenne de départ par fonctionnaire de 272.300 DH. Ce qui fait dire au ministre que cette indemnité globale représente environ 2 mois de la masse salariale annuelle de la fonction publique de 2005, soit 17,5%. Pour Boussaïd, l’indemnité servie (10,483 milliards) sera récupérée avant la fin 2007. Ainsi, le ministère des Finances économisera 5,6 milliards de DH sur les salaires versés aux fonctionnaires en 2006. Cela représente près de 1,2% du PIB. Selon le document-bilan confectionné par les services de Boussaïd, sans l’impact des dernières tranches d’augmentation salariale résultant du dialogue social, la masse salariale représenterait 11,8% du PIB en 2006. Le ministre doit présenter les résultats par secteur, particulièrement deux considérés comme sensibles. D’abord, l’Education nationale. Pour bénéficier du départ volontaire, il était nécessaire d’obtenir quatre accords. 13.047 fonctionnaires sont partis, représentant 34% des partants et 4,76% de l’effectif global du ministère. Sur ce total, près de 60% étaient affectés à des tâches administratives et 40% enseignaient. La moitié des partants sont dans l’axe Casablanca-Rabat. Près du tiers sont malades puisque des milliers de fonctionnaires ont présenté des dossiers médicaux justifiant de maladies graves et chroniques, les empêchant d’exercer dans la Fonction publique. Le département de l’Intérieur vient en deuxième position avec 6.447 fonctionnaires, représentant 10% de l’effectif global du ministère. La troisième position revient à l’Agriculture avec 3.428 départs, soit 9% des partants représentant 21,5% de l’effectif du département. Le secteur de la santé ne représente que 5,3% des départs. Mais le taux de départ a dépassé 20% des effectifs dans certains départements comme l’énergie et les mines, l’habitat et l’urbanisme, la communication et la formation professionnelle.Par sexe, les femmes représentent 35,3% des départs (13.606), soit 8,3% des fonctionnaires de sexe féminin employés dans l’administration. Quant aux hommes, ils sont 24.985 (64,7%), soit 7,2% des fonctionnaires de sexe masculin de la Fonction publique.L’analyse des tableaux par âge montre que les départs volontaires vont contribuer au rajeunissement de l’Administration. L’âge moyen des fonctionnaires passera de 43 à 42 ans après l’opération des départs volontaires. En effet, l’essentiel du personnel ayant opté pour le départ volontaire se situe dans la tranche d’âge de 50 ans et plus, soit 28.666 fonctionnaires (74,28% de ceux ayant souscrit au départ volontaire). Selon le document, près de 99% des partants ont 40 ans et plus, la moyenne d’âge des partants est de 52 ans. Selon l’ancienneté, 76,1% des fonctionnaires concernés par le départ volontaire ont plus de 25 ans dans l’Administration. La moyenne d’âge des partants, toutes tranches confondues, est de 28 ans. Le document fournit des informations sur les départs, selon les échelles. L’opération a été la pus attrayante pour les fonctionnaires classés «hors échelle», dont le nombre des partants a atteint 9.180 sur une population de 37.000, classée dans cette catégorie (24,78%). Cependant, le personnel appartenant à la tranche d’échelles 10 et 11 et à la tranche hors échelle représente 53,6% des partants. Selon le cadre, ce sont les professeurs de l’enseignement secondaire collégial qui arrivent en tête avec 3.700 fonctionnaires, suivis des enseignants du primaire avec 3.591, des techniciens et analystes (3.469) et des professeurs de l’enseignement secondaire qualifié (3.172). Les administrateurs et assimilés sont au nombre de 3.044 et les agents publics à hauteur de 2.458.Mohamed CHAOUI

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