×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 159.147 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 199.098 articles (chiffres relevés le 27/5 sur google analytics)
Affaires

«Corriger les erreurs du passé«
Entretien avec Joël Karecki, président de Philips France-Maghreb

Par L'Economiste | Edition N°:2655 Le 20/11/2007 | Partager

. Etre à l’écoute du client et rattraper notre retard au Maroc . Porter le chiffre d’affaires au Maghreb de 50 à 100 millions d’euros Philips déploie une nouvelle stratégie pour se positionner en tant que leader technologique. Le groupe recentre ses métiers autour de trois pôles: l’électronique grand public, l’éclairage et les systèmes médicaux. Dans cette nouvelle stratégie «le Maroc est appelé à jouer un rôle important». - L’Economiste: De grands changements de positionnement se préparent chez Philips. De quoi s’agit-il? - Joël Karecki: Philips est présent au Maroc depuis 60 ans, mais finalement il n’a pas été assez dynamique. L’entreprise n’a pas forcément assez investi. D’ailleurs, c’est une remarque générale, Philips a des parts importantes dans les pays mûrs et beaucoup moins dans ceux qui ont une forte croissance aujourd’hui, notamment le Maroc. Notre volonté est d’investir dans les pays où il y a de la croissance.- Quel est l’investissement pour une telle réorientation stratégique?- Ce n’est pas très facile à évaluer. Mais on s’est donné des objectifs très forts, et en particulier sur le Maghreb. Sur ce marché-là, on va doubler le chiffre d’affaires entre 2007 et 2010. Il devrait passer de 50 millions d’euros actuellement à 100 millions, soit environ de 567 millions de DH à plus de 1 milliard de DH. - Comment gagner ce pari?- Pour y arriver, il faut considérer la stratégie globale de Philips qui est axée sur trois métiers: le médical, l’éclairage et l’électroménager de manière générale. Dans ce que l’on appel «le grand public», on n’est présent que là où l’on estime pouvoir avoir une image cohérente et une vraie stratégie. On est dans la télévision, le petit électroménager, on n’est plus dans les produits blancs, la micro-informatique, le téléphone. - Comment croître après?- D’abord, la stratégie du groupe c’est d’être à l’écoute des clients et de faire des produits qui sont bien centrés sur les attentes du marché. Ce qui est une nouveauté chez nous. Parce que, historiquement, Philips c’est des techniciens, des ingénieurs qui ont toujours fait des produits très techniques. On faisait le produit d’abord, on essayait de le vendre après. Maintenant, c’est l’inverse. C’est un énorme changement qu’on a opéré, parce que c’est un changement complet culture entreprise. Ensuite, c’est que le groupe a une capacité d’acquisition qui est très forte. Philips a un très beau bilan, il gagne beaucoup d’argent aujourd’hui et va faire de grosses acquisitions pour conforter son business dans les mois et années à venir. Il va acquérir des entreprises pour conforter ses trois pôles, en particulier le médical et l’éclairage. - Sur le médical, vous êtes peu connu du grand public?- On a été trop timide. On ne communiquait pas très bien, pourtant on a des réalisations à notre actif, notamment dans le médical. On vient d’équiper la clinique Californie à Casablanca d’un scanner 64 barrettes, le top de la technologie médicale aujourd’hui. On pense qu’il va y avoir des changements dans les années à venir. Le groupe va installer au Maghreb des équipements de même niveau technologique que ceux utilisés en Europe.Toutes ces raisons font qu’on croit à l’investissement dans cette region. Philips est convaincu qu’il pourra y doubler son chiffre d’affaires. - Comment relancer le marché maghrébin?- On va le faire à partir du Maroc pour plusieurs raisons. D’abord, parce que le Maroc c’est une économie très dynamique où il y a de l’investissement. Il mérite donc tout à fait d’être la tête de pont pour le Maghreb. C’est au Maroc aussi où on a une position historiquement la mieux établie, donc c’est là qu’on va pouvoir capitaliser un peu plus et faire monter en puissance l’organisation avec les autres pays de la sous-région. Propos recueillispar Bachir THIAM

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc