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Economie

PLF 2021: Benchaâboun démarre la 2e manche

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5885 Le 16/11/2020 | Partager
Le texte examiné à partir de demain par les Conseillers
Le ministre a accepté 49 amendements des députés
Les débats à la 1re Chambre dominés par les attaques politiques
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La présentation du PLF est toujours un exercice d’endurance pour le ministre des Finances. Après la fin de la première manche vendredi avec son adoption par les députés, Mohamed Benchaâboun entame demain la deuxième partie au niveau de la Commission des finances de la Chambre des conseillers (Ph. MAP)

Pour le PLF 2021, Mohamed Benchaâboun continue son marathon. A peine la première manche terminée vendredi avec son adoption par les députés, il entame demain la deuxième manche au niveau de la Commission des finances de la Chambre des conseillers. En plénière, le ministre a tenu à rappeler sa réaction positive aux amendements de la majorité et de l’opposition dans la mesure où il a accepté 49 amendements dont plus de 40% initiés par les groupes de l’opposition.

Tout le monde s’accorde à dire que la crise a mis à nu plusieurs faiblesses et les points de fragilité dans les structures économiques et sociales. En effet, les deux tiers des familles marocaines vivent par le secteur informel et sans aucune couverture sociale, est la donnée la plus manifeste.

D’ailleurs, l’Etat avait accordé les derniers mois 21 milliards de DH d’aides financières à plus de 5 millions de familles, dont 45% sont dans le monde rural et à près de 1 million de salariés. Cette opération, qui a été réalisé en un temps record et dans des conditions exceptionnelles, n’a pas pu être menée auparavant.

A cela s’ajoute le lien de certains secteurs économiques avec les fluctuations externes. Benchaâboun rappelle la mise en œuvre, 5 jours après le discours du Trône, des orientations royales pour la création du Fonds d’investissement stratégique, baptisé par le Roi Fonds Mohammed VI pour l’investissement. Un projet de loi dédié à ce Fonds est en cours d’élaboration, avant sa soumission au Parlement.

Percevant une certaine confusion dans les rangs des députés, le ministre des Finances a tenu à apporter des précisions. «Lorsque nous parlons d’injecter 120 milliards de DH dans l’économie nationale, cela se fera à travers la possibilité accordée aux entreprises  de bénéficier de 75 milliards de DH comme prêts garantis par l’Etat».

Cela, parallèlement au lancement des investissements de l’ordre de 45 milliards de DH via le Fonds Mohammed VI pour l’investissement. A ceux qui s’étonnent de voir le PLF 2021 consacrer 230 milliards de DH aux investissements publics, particulièrement dans un contexte de crise, marqué par le recul des ressources financières, le ministre leur demande de sortir leurs calculettes.

Outre l’enveloppe de 45 milliards de DH de ce Fonds, il prévoit 185 milliards de DH au titre des investissements du budget général de l’Etat, ceux des établissements publics et des collectivités territoriales. Ce qui donne un total de 230 milliards de DH d’investissements publics en 2021. Tout cela ne relève pas de l’utopie. Il s’agit de projets concrets qui vont donner de l’espoir aux marocains. C’est un acte positif dans des circonstances difficiles, note le ministre.

Dans tous les cas, lors de la plénière comme au niveau de la Commission des finances, le débat a été dominé par la politique au point que des représentants des groupes parlementaires ont largement abordé les concertations entre les partis et le ministère de l’Intérieur sur les lois électorales.

Le PJD a également insisté pour la énième fois sur le quotient électoral qui serait mis en avant pour le neutraliser lors des prochaines élections. Pourtant, l’ensemble des partis, de la majorité comme de l’opposition, à l’exception d’un, est favorable à la nouvelle formule du quotient électoral. Dans cette affaire, le parti du chef du gouvernement, est plus isolé que jamais sur l’échiquier politique.

La couverture médicale pour 22 millions de Marocains

Mohamed Benchaâboun est revenu à la charge : la généralisation  de la couverture médicale est bénéfique pour un marocain ordinaire, disposant d’ un revenu limité ou sans ressources, dit-il. Ce sont près de 22 millions de citoyens qui vont bénéficier de ce chantier. Ceux qui vivent dans une situation précaire et inscrits dans le système Ramed, sont estimés à plus de 10 millions de personnes. Ils vont donc jouir, à l’instar des autres marocains qui travaillent dans les secteurs privé ou le public, d’une couverture médicale obligatoire. Cette catégorie de la population mérite de la solidarité pour qu’elle puisse accéder aux soins, dans des conditions de dignité, a-t-il indiqué.

                                                                                         

L’opposition hausse le ton

Les groupes parlementaires de l’opposition n’ont pas lésiné sur les qualificatifs pour s’en prendre à un «PLF très ordinaire, dans une situation extraordinaire».  Sur la contribution de solidarité, l’Istiqlal n’est pas favorable à la taxation des salaires mensuels supérieurs à 10.000 DH. Cela vise la classe moyenne, déjà appauvrie par les dépenses de scolarité des enfants dans le privé, en raison de l’échec de l’enseignement public. Le parti préconise de cibler les riches, en instaurant l’impôt sur la fortune, a noté Noureddine Mediane, chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Ce dernier s’en était pris au gouvernement qui n’a pas tenu ses promesses, particulièrement dans la lutte contre l’économie de rente et des privilèges. Pour convaincre, il a rappelé l’épisode de la publication des listes d’agréments de transport, des carrières de sable, de la pêche hauturière,… mais sans jamais les traiter. Il s’attendait «à la confiscation de ces privilèges et à la refonte de la répartition des richesses mais rien n’est venu». Le PAM n’a pas fait non plus dans la dentelle. D’emblée, son chef du groupe parlementaire a affiché la couleur. Pour lui, «il ne faut pas utiliser la pandémie comme paravent pour cacher les différents aspects de la crise qui date d’avant l’avènement de la Covid-19». Son parti refuse « toute tentative de détourner le débat vers des questions de politique politicienne ». D’ailleurs, il ne comprend pas comment le Maroc vit une crise économique, sociale et sanitaire alors que les composantes du gouvernement, particulièrement le PJD, sont concentrées sur les détails des lois électorales, comme notamment le quotient électoral.

M.C.

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