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Lorsque L’Economiste interviewait Biden

Par Dr Mohamed BENABID | Edition N°:5880 Le 09/11/2020 | Partager
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En 2014, L'Economiste était le seul média marocain à interviewer Joe Biden, alors vice-président des Etats-Unis. Retour sur cet entretien exclusif réalisé dans le sillage du sommet de l'entrepreneuriat tenu à Marrakech au cours de la même année dont nous vous proposons des extraits.

- L’Economiste: Dans beaucoup de pays émergents, l’entrepreneuriat est assimilé à un moteur d’enrichissement, rarement de justice sociale. Comment rééquilibrer cette perception?
- Joe Biden:
(..) L’esprit d’entrepreneuriat -même lorsque la motivation est le profit- est basé sur la satisfaction des besoins, la résolution des problèmes et l’élargissement du domaine du possible. Des inventions comme l’avion ou le Smartphone, quelle que soit leur motivation initiale, prennent une vie qui leur est propre et qui transforme la façon dont les gens vivent. Il devrait être évident que l’esprit d’entreprise ne peut se substituer à d’autres formes de justice sociale afin d’assurer que les gains économiques d’une société sont ressentis par tous les citoyens. Néanmoins, il devrait aller de pair avec l’ouverture politique et économique, avec une politique sociale et économique inclusive, et une volonté de la société d’embrasser ceux qui «pensent différemment». L’histoire de l’Amérique nous enseigne que l’esprit d’entreprise peut non seulement renforcer et enrichir des individus, mais aider à élever toute la société. Tout cela -et pas simplement des dollars et des centimes représente la véritable ligne de fond en termes de soutien des États-Unis pour l’entrepreneuriat international.

- Les Etats-Unis prétendent encourager l’entrepreneuriat dans d’autres régions du monde mais multiplient les barrières à l’entrée pour l’accès à leur marché. N’est-ce pas un peu cynique?
- Je dirais que les faits racontent une toute autre histoire. L’Accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc, l’un des vingt accords que nous avons signés à l’échelle mondiale, est la pierre angulaire de nos relations commerciales qui ont considérablement augmenté le commerce dans les deux sens. Depuis notre Accord de libre-échange entré en vigueur en 2006, le commerce global entre les États-Unis et le Maroc a augmenté de plus de 300 pour cent. Les exportations américaines ont augmenté de plus de 350 pour cent et les exportations marocaines vers les Etats-Unis ont plus que doublé. (..)

- Dans beaucoup de pays émergents, la persistance de tracasseries administratives, la lenteur des procédures restent  dissuasives pour les candidats  à l’entrepreneuriat.  Pourquoi les réformes sont lentes sur ces questions?
- Une réglementation adéquate est absolument essentielle pour le succès de l’entrepreneuriat dans un pays donné. Combien de temps faut-il pour démarrer une entreprise dans votre pays? Est-ce que les startups sont traitées de la même manière que les autres entreprises? Y a-t-il des sanctions pénales pour les entreprises menaçant faillite, qui découragent les gens à poursuivre leurs rêves, de peur de finir en prison si leur entreprise fait faillite? Y a-t-il un respect pour ceux qui, pour reprendre les mots de Steve Jobs, «pensent différemment»? Les réponses à ces questions sont extrêmement importantes pour la capacité entrepreneuriale (..)
Pourquoi la réforme est-elle lente? Partout dans le monde, il y a beaucoup de raisons spécifiques, mais aussi certains ingrédients communs: la peur du changement, les intérêts particuliers, la réticence de la part du gouvernement à donner aux entreprises la liberté suffisante pour œuvrer de la manière qu’elles souhaitent. Dans certains cas, les fonctionnaires ne comprennent pas ce qu’il faut pour nourrir l’esprit d’entreprise (..)

Propos recueillis par Mohamed BENABID

 

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