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Economie

Intégration régionale en Afrique Rabat peut mieux faire

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5855 Le 01/10/2020 | Partager
En dépit des efforts, les retombées des partenariats encore en deçà des opportunités
Le CESE plaide pour une nouvelle stratégie intégrée et formalisée
Renforcer l’intégration des chaînes de valeur dans les domaines du textile, de l’industrie, du tourisme…

La politique africaine du Maroc a permis le renforcement des relations avec plusieurs pays du continent. Entre 2013 et 2017, Rabat a investi plus de 37 milliards de DH en Afrique. Le pays se positionne également en tant que 1er investisseur en Afrique de l’Ouest.

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Pour Ahmed Reda Chami, le Maroc est encore loin du potentiel d’intégration et de complémentarité. Les chaînes de valeur régionales avec les partenaires africains restent limitées et dépendent quasi exclusivement des filières étrangères, privant les économies du continent des valorisations génératrices d’emplois localement et du transfert de technologie (Ph. Bziouat)

Cela traduit «une prise de conscience des opportunités dont dispose ce continent», a souligné Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental. Intervenant lors de la séance de présentation de l’avis du CESE sur l’Intégration régionale du Maroc en Afrique, il a rappelé les multiples opportunités qu’offre ce «continent d’avenir».

Plus de 60% des réserves en terres agricoles sont situées en Afrique, avec un taux de croissance moyen réalisé par ces pays atteignant 5% durant la dernière décennie. Toutefois, ce potentiel reste encore sous-exploité. «En dépit des efforts, les retombées des partenariats n’ont pas encore atteint tous les objectifs visés», selon Chami. Elles restent également «en deçà des opportunités qu’offre l’intégration régionale en matière de développement économique. Ce qui ne répond pas aux aspirations des populations africaines».

Le président du CESE a mis l’accent sur la faiblesse des partenariats économiques entre le Maroc et les autres pays du continent. Par exemple, le niveau des échanges commerciaux avec les pays africains ne dépasse par 4% de l’ensemble des flux.

«Nous sommes encore loin du potentiel d’intégration et de complémentarité», a noté Chami. Idem pour les chaînes de valeur régionales avec les partenaires du continent, qui «restent limitées et dépendent quasi exclusivement des filières étrangères. Ce qui prive les économies africaines des valorisations génératrices d’emplois localement et du transfert de technologie», a-t-il expliqué. Ceci est d’autant plus important qu’avec les dernières évolutions au niveau mondial, ces chaînes de valeur sont appelées à être reconfigurées, et donc, il y a certainement une place à prendre par le Maroc, a insisté le président du CESE.

Pour inverser la tendance, l’avis élaboré par cette instance plaide pour l’adoption d’une nouvelle stratégie intégrée et formalisée pour renforcer l’intégration régionale du Maroc en Afrique. Quid de la stratégie actuelle? «Le CESE considère qu’elle n’est pas formalisée», a précisé Chami. Pour lui, il est important d’impliquer toutes les parties prenantes, particulièrement le secteur privé. «La coopération en Afrique a été portée à bras le corps par le Roi et par le gouvernement.

Actuellement, il faut impliquer le privé dans la mise en œuvre de cette stratégie. Cela va constituer une différence de taille par rapport à ce qui se faisait jusqu’à aujourd’hui», a-t-il expliqué. L’avis du CESE appelle également à renforcer davantage les relations avec les communautés économiques régionales.

Coopération africaine en chiffres

  • 37 milliards de DH investis par le Maroc entre 2013 et 2017
  • 4% est la part des pays africains dans les échanges commerciaux globaux du Maroc
  • 2% est la part de l’Afrique dans les exportations mondiales en 2017
  • 3,3% est la part de l’Afrique dans les flux d’IDE en 2017.

                                                                         

Hub régional

Dans le contexte actuel de la pandémie du Covid-19, la mise en place d’une stratégie régionale intégrée dans le domaine de la santé et de l’industrie pharmaceutique constitue une réponse adaptée pour fédérer les efforts et les moyens, et à promouvoir, in fine, des chaînes de valeur.
L’avis du CESE insiste sur l’importance de renforcer l’intégration régionale via le déploiement de «chaînes de valeur régionales, à forte valeur ajoutée et à fort impact social». Plusieurs secteurs peuvent être ciblés dans ce cadre, comme le textile, l’agro-industrie, le tourisme, l’industrie culturelle, le développement durable... La réussite de cette orientation dépend des mécanismes à mettre en place pour assurer l’interaction entre le public et le privé, ainsi que les outils à déployer pour aider les entreprises, particulièrement les PME, à s’internationaliser. Dans cette configuration, la région de Dakhla-Oued Eddahab est appelée à jouer un rôle de hub régional, comme cela a été recommandé par le rapport sur le nouveau modèle de développement des provinces du sud. D’autant qu’elle «dispose du potentiel pour assurer ce positionnement», selon Chami.

M.A.M.

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