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Entreprises

Export: Les premiers fruits de la crise

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5855 Le 01/10/2020 | Partager
La relocalisation, une aubaine pour les entreprises marocaines
Grâce à l’appui de l’Etat, «pour tout DH investi, le chiffre d’affaires à l’export a connu une hausse de 21 DH»
Etat, TangerMed et Asmex: ensemble pour créer un écosystème «export»

Dans ce contexte de crise inédit, qui a plongé l’économie mondiale dans la tourmente, les écosystèmes sectoriels ont révélé leurs limites, notamment quant à leur dépendance aux marchés extérieurs.

«La pandémie du Covid-19 nous a, certes, confrontés à de nouveaux défis mais elle peut également nous offrir de nouvelles opportunités», indique Hassan Sentissi El Idrissi, président de l’Asmex qui intervenait dans un webinaire organisé par TMSA et l’Asmex sur les opportunités à l’export. L’objectif aujourd’hui est de se positionner sur de nouveaux produits à forte valeur ajoutée qui créent de la croissance et qui permettront ainsi de mieux se positionner dans les chaînes de valeur mondiales.

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Tanger Med constitue un excellent outil pour doper les exports des entreprises marocaines  (Ph. Adam)

En dépit d’un fléchissement de la demande intérieure, les premières prémisses semblent positives, en tout cas pour le ministère du commerce et de l’industrie. Les opérateurs ont pu bénéficier de programmes gouvernementaux pour les accompagner à l’export. Allusion est faite aux contrats de croissance à l’export via un appui financier qui a atteint 5 millions de DH par société. «Grâce à cet accompagnement, l’effet levier a pu atteindre 21, ce qui signifie que pour tout dirham investi, le chiffre d’affaires à l’export a connu une augmentation de 21 DH», explique Abdelouahed Rahal, DG du Commerce au ministère de l’Industrie.

Les primo exportateurs ont reçu un appui destiné aux entreprises ayant du potentiel à l’export mais qui nécessitent une assistance à ce niveau, et qui représentent le gros du lot.Rahal a également insisté sur la mise en place du programme d’appui aux consortiums d’exportation et le programme audit à l’export qui a permis aux opérateurs d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, ainsi que l’appui apporté aux associations professionnelles, précisant que l’ensemble de ces programmes ont permis d’accompagner jusque là environ 650 entreprises.

«Aujourd’hui, il faut changer de paradigme et aller de l’avant en rassemblant tous les efforts et en fédérant des forces vives: Etat, TMPA et exportateurs doivent travailler ensemble à la création d’un écosystème ‘export’ performant permettant le développement de la filière», martèle le responsable ministériel.  
En Europe, particulièrement en France, les regards restent tournés vers le Maroc et son port, TangerMed qui domine les échanges dans le Détroit.

«En France, le potentiel que représente ce changement de positionnement atteint les 380 milliards d’euros», indique Jonathan Le Henry, directeur de «Strategy &», entité conseil en stratégie de PwC. Et la part à laquelle pourrait aspirer le Maroc est énorme, fait observer l’expert. «La crise liée au Covid est avant tout une opportunité pour le pays de repenser son industrialisation et se placer à l’international, les fondamentaux du royaume étant remarquables», ajoute-t-il. Et les arguments ne manquent pas en ce sens. L’un des plus importants est le port TangerMed qui exploite l’excellente position géostratégique du Maroc.

«Tanger Med représente plus de 50% des exportations nationales en valeur avec plus de 135 milliards de DH», souligne à ce propos Hassan Abkari, DG adjoint de l’Autorité portuaire de Tanger Med (TMPA).

                                                                           

Quelles pistes pour l’industrie pharmaceutique?

«Le marché marocain du médicament est très étroit avec 50 dollars US (environ 460 DH) par an par habitant. Même l’Algérie fait mieux avec 80 dollars», note Layla Sentissi, directrice exécutive de l’association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP). Pour exporter plus, il faudrait donner plus de compétitivité et de performance à l’industrie locale.
Mais ce qui a fait le plus mal au secteur ce sont les restrictions à l’export imposées par le ministère de la santé dès le début de la pandémie Covid. «Le manque à gagner causé par ces restrictions s’est élevé à près de 200 millions de DH», indique la responsable de l’AMIP. A ces pertes, il faudra rajouter les pénalités pour non respect de contrat et surtout la perte de marchés à l’export, surtout en Afrique, qui se sont rabattus sur les fournisseurs turcs et indiens qui disposent, en plus, de l’avantage de la liberté de déplacement, alors que les frontières restent fermées pour les commerciaux des exportateurs marocains.

Ali ABJIOU

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