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Economie

Test Covid: Enfin une vraie ouverture vers le privé

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5842 Le 14/09/2020 | Partager
Le ministre de la Santé opte pour une mise à jour du cahier des charges des laboratoires privés
Ces derniers sont encouragés à dépister voyageurs, étudiants, personnel des entreprises… sous conditions

Voilà une décision qui élargira le dépistage du Covid et donnera aux laboratoires privés la possibilité de diagnostiquer plus largement la population. Elle fait suite à la mise à jour du cahier des charges fixant les exigences pour la réalisation du diagnostic du Covid-19 par RT-PCR au niveau des laboratoires privés d’analyses de biologie médicale.

Avalisée par Khalid Aït Taleb, le 12 septembre 2020, la révision dudit cahier des charges mettra fin à la polémique concernant les dépistages surtout dans certaines villes (à Fès et Meknès notamment) où des laboratoires avaient été autorisés par l’Institut national d’hygiène (INH) relevant du ministère de tutelle puis appelés localement à stopper tout dépistage, sous prétexte qu’ils ne respectaient pas le cahier des charges ou parce que les voisins étaient contre une telle activité.

Ces laboratoires avaient pourtant investi entre 1 et 3 millions de DH dans les installations de la PCR mais les décideurs locaux ont vu autrement. Ils ont stoppé l’activité dépistage et naturellement le nombre des nouveaux cas a baissé, mais l’indicateur de la morbidité a flambé de manière exponentielle.

«Normal puisqu’une personne contaminée non dépistée et non traitée contamine des gens dont le cas s’aggrave et pourrait aboutir au décès. Par contre, une personne dépistée «positif» est avertie. Elle s’isole, se traite, prend beaucoup plus de précautions évitant de répandre la pandémie», explique un médecin. Ce dernier constate que «paradoxalement dans certaines villes, comme Casablanca et Rabat, les laboratoires autorisés par le ministère de la Santé assurent le dépistage par PCR sans aucun problème. A Rabat, à titre d’exemple, les prélèvements sont effectués sous un chapiteau mitoyen au laboratoire».

En tout cas, la nouvelle mise à jour du cahier des charges des laboratoires privés n’a rien laissé au hasard (ni à l’appréciation ou au caprice de certains responsables de la santé). Dans le cadre du suivi des activités des laboratoires privés autorisés par le ministère de la Santé à réaliser le diagnostic moléculaire du Sars-Cov2 et du contrôle de conformité par rapport aux exigences du cahier des charges, certaines révisions et mises à jour s’avèrent nécessaires pour améliorer la contribution de ces laboratoires dans la prise en charge du Covid-19», écrit Khalid Aït Taleb dans un courrier aux directeurs régionaux de la santé.

Adressé samedi dernier, le message du ministre de la Santé vise à instaurer la sérologie du Sars-Cov-2 dans les laboratoires privés. «Cette deuxième version du cahier des charges étend le diagnostic moléculaire et sérologique du Covid-19 aux voyageurs, aux étudiants et au personnel des entreprises et des administrations, en plus des personnes prélevées par les autorités sanitaires dans le cadre du dépistage des cas possibles et des contacts. Cette extension concerne aussi les laboratoires publics du réseau Covid», précise Aït Taleb. A signaler que les laboratoires autorisés vont desservir leurs régions et celles limitrophes ne disposant pas de laboratoires.

En outre, la nouvelle circulaire détaille les modalités de prélèvements et insiste sur le rendu des résultats dans les 24 heures qui suivent les prélèvements oro/naso-pharyngés et/ou sanguins. Le cahier des charges oblige, à l’instar des laboratoires publics du Covid-19, tous les laboratoires privés autorisés à installer avant le démarrage de l’activité de diagnostic, l’application informatique mise en place par le ministère de la Santé.

Une chose est sûre, la deuxième version de ce cahier des charges ouvre la voie à l’ensemble des laboratoires privés d’assurer les prélèvements PCR sous conditions. «Les contrôles et supervisions des activités de ces laboratoires et les demandes d’autorisation se feront par l’INH selon la nouvelle version du cahier des charges», précise le ministre de la Santé.

Rappelons à cet égard que L’Economiste avait pris position pour l’ouverture vers le privé dès le début du confinement. Car, le public seul ne pourrait en aucun cas cerner la pandémie sans l’apport des médecins du privé…surtout que l’automne s’approche avec ses maladies (grippe, allergie…) et une deuxième vague de la pandémie qui pourrait être beaucoup plus néfaste. D’ailleurs, la possibilité d’un reconfinement (en octobre) n’est pas écartée.

Ce qu’il faut retenir

La RT-PCR reste la technique de référence pour le dépistage de la maladie bien que le diagnostic biologique de cette maladie repose principalement sur les analyses virologiques et  sérologiques. Ainsi, la nouvelle version du cahier de charges s’inscrit dans un processus continu d’amélioration de la contribution à la prise en charge du Covid-19 des laboratoires privés de biologie médicale. En tout, il y a 8 articles à retenir. Ils mettent en avant l’extension des prélèvements et la technique d’appoint de diagnostic (qRT-PCR), et s’adressent aux laboratoires du secteur privé qui disposent de plateforme de qRT-PCR et/ ou de sérologie, ayant exprimé leur volonté de rejoindre le réseau des laboratoire Covid. Le nouveau cahier des charges définit également les conditions générales de la réalisation des PCR (intégration du réseau des laboratoires Covid, gratuité de la prestation tant que les besoins en réactifs sont fournis par le ministère, sites des prélèvements, respect de la réglementation en vigueur et des exigences d’hygiène et de sécurité, et déclaration obligatoire des cas positifs aux autorités etc.

                                                                   

Conditions requises

Vu la criticité de la gestion des spécimens Covid aussi bien sur le plan biosécurité que sur le plan technique, un certain nombre de préalables sont nécessaires avant d’implanter une nouvelle prestation inhérente au diagnostic du Covid-19. Il s’agit dans l’ordre de l’adéquation des locaux avec les besoins de l’activité de biologie moléculaire, un circuit du prélèvement et les conditions de son traitement adéquats, les besoins en matière de ressources techniques et humaines. A ce titre, lesdits laboratoires doivent disposer de 3 espaces dont une salle d’extraction, une salle du mix (hotte PCR micro-centrifugeuse, set de pipettes calibrées…), et une salle PCR dotée notamment de thermocycleur en temps réel calibré, et un congélateur -20°C. A noter que toute infraction au cahier de charges constatée par les services du ministère peut entraîner le retrait de l’autorisation de la réalisation des tests PCR même en cas d’un contrôle inopiné.

                                                                   

Confidentialité

Parmi les clauses du nouveau cahier des charges figure la garantie de la confidentialité et ne rendre les résultats qu’au service compétent du ministère de la Santé et à la personne concernée. Or, il s’est avéré qu’une personne, en dehors du circuit du ministère de la Santé et des autorités de la ville de Fès, avait accès à la plateforme Covid19 et aux données personnelles des cas positifs. Contacté par L’Economiste, Aït Taleb a qualifié cet acte de «très grave». Le ministre de la Santé a affirmé qu’une commission sera constituée pour enquêter sur cette affaire et les «données de l’enquête seront remises au parquet». Les instigateurs de cette fuite de données personnelles risqueraient gros surtout vu l’arsenal juridique concernant les données personnelles. Victime de cet acte, l’une des personnes testées «positif» se réserve le droit de porter l’affaire devant la Justice. En attendant, la direction régionale de la santé de Fès-Meknès affirme avoir changé, samedi, les codes d’accès à la plateforme Covid-19.

Youness SAAD ALAMI

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