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Opinions & Débats

Rentrée scolaire, pourquoi j’ai encore des doutes

Par Mohamed TAKADOUM | Edition N°:5833 Le 01/09/2020 | Partager

Parent d’élève, impliqué dans la vie associative autour des écoles, Mohamed Takadoum, ancien haut fonctionnaire, a été cadre dirigeant de l’Office national des Postes et Télécommunications et de Barid Al-Maghrib. Il a aussi été à l’Inspection de ces entreprises publiques. Il tient un blog d’analyse politique: bouliq.blogspot.com (Ph. TM)

La semaine dernière, le ministre de l’Education nationale est longuement intervenu devant la Commission parlementaire. Le vendredi est sortie d’une note d'orientation. Mais, me semble-t-il, le problème de la rentrée demeure et un report de cette rentrée reste d'actualité à mon avis et je ne suis pas le seul. Le ministre Amzazi a donné beaucoup d'explications mais ces explications et procédures doivent être accompagnées de mesures appropriées sur le terrain, de circulaires et d'instructions détaillées en temps utile.
L’agence MAP nous apprend le vendredi 28/08/2020 à 10 jours de la rentrée qu’une note d'orientation du ministère vient d'être éditée à l'attention «responsables pédagogiques» pour cette rentrée.
Et, tenez-vous bien, le texte annonce:  «Cette note, qui détermine les principes, les piliers et les principales orientations encadrant le fonctionnement réel des modèles d’enseignement adoptés, qui seront appliqués concrètement au niveau des établissements scolaires, appellent également les directeurs des établissements scolaires à appliquer d’une manière efficace et optimale les différents mécanismes et dispositifs de gestion de l’établissement et de ses organes participatifs» (sic).
Cette circulaire demande la «mobilisation de ressources» et «l’ouverture» vers les parents d’élèves. Selon ladite note et d’après la dépêche de la MAP, «trois approches éducatives basées sur trois hypothèses sont abordées en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique au Royaume».
- Dans le cas d’une amélioration de la situation épidémiologique et d’un retour aux conditions sanitaires presque normales “l’enseignement à distance” sera adopté.
- Si la situation épidémiologique nécessite l'application de la distanciation sociale, “l’enseignement en alternance” constitue le choix prioritaire.
- Si la situation épidémiologique s’aggrave davantage, “l’enseignement à distance” sera adopté.
En outre, la note comprend les «différents aspects liés au processus éducatif, ainsi que les mesures sanitaires établies en fonction de la situation épidémiologique au Royaume.»

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Même s’il faut rompre avec l’image des classes surchargées (devenues minoritaires), la rentrée avec la coronavirus n’est pas gagnée d’avance. Ici l’école Sidi Ahmed Benajiba à Tanger, dans un quartier pauvre, donnée en exemple par l’Unicef (Ph. Unicef)

Une banque d’idées

Je souhaite bien du courage à ceux qui sont censés mettre en place les directives de cette note d'orientation en quelques jours. Une note qui demande de la réflexion, des moyens et de la concertation. Ahurissant!
D'autres propositions ont aussi été émises sur les réseaux sociaux ou lors des débats radios comme alléger les programmes scolaires pour aller à l'essentiel, revenir à un temps scolaire d'une demi-journée comme cela se faisait dans les années 60 et 70 pour avoir des classes allégées, etc.
Je pense que si le ministre avait mis en place une cellule d’observation sur les médias et sur les réseaux sociaux il aurait une petite banque d'idées et de propositions intéressantes. Mais venir dire aux responsables pédagogiques de consulter les parents d'élèves à quelques jours de la rentrée et alors que tout devait être bouclé maintenant, il faut le faire.

                                                                                       

Où est l’évaluation de l’enseignement à distance?

Par ailleurs, a-t-on fait au ministère de l'Education nationale une évaluation de la période où l'enseignement à distance a été mis en place pendant la période de confinement. Parce que ce que l’on sait en tant que parent et grand-parent, que les enfants en tout cas ceux du primaire, étaient incapables de suivre les cours tout seuls à la maison.
- Pour l’enseignement à distance et comme cela a été écrit un peu partout c’est un peu faire fi des réalités économiques et sociales du pays.
En zone rurale notamment où des parents ne disposent pas tout simplement de PC et dans beaucoup de cas de liaisons internet fiables.
En zone urbaine, il faut impérativement disposer d'un PC ce qui n'est pas le cas de tout le monde loin de là et avoir quelqu'un pour surveiller les enfants et savoir manipuler un PC. Pas évident dans beaucoup de familles.

NB : Les photos et légendes sont de la rédaction de L’Economiste.

 

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