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International

Région Mena: L’ordonnance du FMI pour redresser l’économie

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5805 Le 16/07/2020 | Partager
L’arrêt des aides d’urgence devra être progressif, faciliter le redéploiement de la main-d’œuvre…
Fournir des liquidités pour aider le marché à fonctionner, adopter des régimes de change flexibles comme première ligne de défense
Des leçons pour le Maroc

Le FMI revient sur l’incertitude qui entoure la durée de la pandémie Covid-19 et ses conséquences sur la région Moyen-Orient et Asie centrale (MOAC). Les fermetures d’entreprises, les risques de détérioration qui en résultent (notamment du fait de troubles sociaux et de l’instabilité politique) et la possibilité d’une résurgence de la volatilité sur les marchés pétroliers mondiaux dominent les perspectives économiques (notamment sur le Maroc). Aussi, les perturbations du commerce et du tourisme ont créé de nouvelles turbulences. Il faudrait s’attendre à une contraction de 4,7% pour la région en 2020, soit un taux de croissance inférieur de 2 points de pourcentage à celui prévu en avril 2020, est-il relevé dans la mise à jour des perspectives économiques régionales de juillet 2020. Pour les économistes du FMI, la pandémie va continuer de mettre à l’épreuve les systèmes de santé et la résilience économique des pays. Le ralentissement pourrait être moins prononcé que prévu si, par exemple, «on dispose d’un vaccin plus tôt qu’attendu ou si les autorités nationales trouvent un moyen de maintenir l’activité (et les systèmes de santé) sans imposer un confinement rigoureux en cas de nouvelle vague», notent-ils.

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Dans les pays encore confinés ainsi que dans ceux qui rouvrent prudemment, il sera essentiel de fournir des liquidités pour aider le marché à fonctionner et éviter que les conditions de financement se détériorent. Les réserves de fonds propres et de liquidités des banques, si elles sont suffisamment élevées, doivent servir à absorber les pertes et les tensions sur la liquidité  (Ph. Jarfi)

■ Du temps, des efforts et des réformes: A mesure que les pays de la région continuent de rouvrir leur économie, les dirigeants doivent également s’attacher à faciliter la reprise. Ils devront à cet effet mettre progressivement fin à certaines aides d’urgence et faciliter le redéploiement de la main-d’œuvre vers des secteurs autres que ceux qui reposent sur des nombreux contacts tels que le tourisme. Et si besoin par des subventions à l’embauche, des reconversions professionnelles et un assouplissement des rigidités du marché du travail et des barrières à l’entrée, tout en luttant contre la hausse de la pauvreté et des inégalités. L’arrêt des aides d’urgence devra être progressif afin d’éviter des pertes brutales de revenus et des faillites au moment même où l’économie reprend. Pour faciliter les redéploiements, il faudra en outre mettre en place des dispositifs d’insolvabilité solides et des mécanismes permettant de restructurer et de prendre en charge les créances compromises de sorte que les bilans fragiles dans le secteur privé ne freinent pas la reprise. Il faudra du temps et des efforts soutenus pour mettre en place ces réformes. De plus, toute mesure complémentaire de soutien à l’économie à court terme doit être conçue de façon à éviter de trop restreindre les réaffectations. Ainsi, il faudra s’attacher à requalifier les travailleurs et à faire en sorte que les crédits bénéficient aux secteurs viables.

■ Le secteur bancaire en renfort: Dans les pays encore confinés ainsi que dans ceux qui rouvrent prudemment, il sera essentiel de fournir des liquidités pour aider le marché à fonctionner et éviter que les conditions de financement se détériorent. Les réserves de fonds propres et de liquidités des banques, si elles sont suffisamment élevées, doivent servir à absorber les pertes et les tensions sur la liquidité. On pourrait en particulier assouplir les réserves de fonds propres contracycliques pour maintenir le crédit bancaire. Si les banques font face à des chocs importants et durables (si par exemple la pandémie se poursuit et les confinements reprennent), et si les fonds propres des banques en pâtissent, les autorités de contrôle devraient prendre des mesures ciblées, et notamment demander aux banques de soumettre des plans crédibles de rétablissement des fonds propres. Il sera important, durant tout le processus, que les risques soient divulgués de façon transparente et que les autorités de contrôle donnent des orientations claires. Face aux pressions du marché et selon les circonstances, il faudra adopter des régimes de change flexibles comme première ligne de défense. Les interventions sur les taux de change peuvent jouer un rôle en amortissant une volatilité excessive. Dans les situations de crise ou de quasi-crise, des mesures de gestion des sorties de capitaux pourraient être envisagées à condition qu’elles fassent partie d’un ensemble de mesures temporaires plus vastes. De façon générale, les autorités devraient envisager des plans d’intervention si la pandémie se prolonge davantage.

■ Amortir l’effet des chocs sur les financements: Une aide multilatérale, régionale et bilatérale, au moyen du dispositif mondial de sécurité financière, peut contribuer à amortir l’effet des chocs sur les financements. Le FMI aide activement la région et a déjà approuvé près de 17 milliards de dollars en faveur de pays de la région MOAC depuis le début de 2020. A terme, l’initiative de suspension du service de la dette du Groupe des Vingt pourrait être un moyen important pour plusieurs pays de la région à court de financements d’économiser leurs liquidités internationales et de consacrer les fonds disponibles à la lutte contre la crise sanitaire. Cette pandémie a mis en évidence l’importance de dispositifs de protection sociale solides et de large portée. Il faudrait les étendre et mieux les cibler dans tous les pays de la région, qu’ils poursuivent leur confinement ou qu’ils rouvrent avec prudence. En outre, la pandémie a frappé de plein fouet les travailleurs migrants et les travailleurs de l’économie informelle qui ne sont pas couverts par les méthodes traditionnelles de prestation des dispositifs de protection sociale. De ce fait, la mise en place de systèmes de paiement numérique et la création de bases de données sur la protection sociale afin d’identifier et d’aider rapidement les bénéficiaires ciblés doit être une priorité majeure une fois que la crise immédiate s’atténuera.

                                                                                       

Réduire la dette publique, accroître les réserves…

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MOANAPIP: pays importateurs de pétrole de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, CACIP: pays importateurs de pétrole de la région Caucase et Asie centrale.
Sources: Autorités nationales; calculs des services du FMI. Les codes pays utilisés sont ceux de l’Organisation internationale de normalisation (ISO)

Au-delà de la pandémie et de la reprise immédiate, il faudrait privilégier la reconstitution de marges de manœuvre, en particulier en réduisant la dette publique et en accroissant les réserves. Lorsqu’ils sortiront de cette crise, de nombreux pays de la région auront peu de marge de manœuvre et seront confrontés à une dette élevée et à des pressions financières accrues. En outre, des passifs conditionnels, en particulier ceux liés aux entreprises publiques, pourraient se matérialiser si la pandémie se prolongeait. Pour atténuer ces risques, il sera fondamental de revenir progressivement à un rééquilibrage des finances publiques sur la base de cadres budgétaires à moyen terme. Tout en réformant la gouvernance et en renforçant la surveillance des entreprises publiques. La pandémie va vraisemblablement accélérer la numérisation et l’action mondiale en faveur de l’atténuation du changement climatique, alors que certains changements apportés durant la crise (le télétravail et la réduction des déplacements par exemple) vont se pérenniser. A cet égard, il sera essentiel de redoubler les efforts de diversification pour que la région devienne moins tributaire du pétrole (aussi bien les pays exportateurs que les autres pays par le biais des envois de fonds) et bâtisse des économies résilientes qui créent des emplois.

Fatim-Zahra TOHRY

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