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Médias

Facebook, le boycott des annonceurs met en péril le géant bleu

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5802 Le 13/07/2020 | Partager
Plus de 1.000 entreprises, dont de grands groupes, retirent leur publicité du réseau social
8 millions d’annonceurs pour 70,7 milliards de dollars
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Mark Zuckerberg ne semble pas avoir convaincu les promoteurs du mouvement #StopHateForProfit qui annoncent la poursuite de la campagne de boycott du réseau social (Ph. AFP)

Ce sont  près de 1.000 entreprises, dont Adidas, Levi's, Coca-Cola, Starbucks, Unilever, Ford..., qui ont déjà annoncé leur adhésion au large mouvement  de boycott publicitaire contre  Facebook.

Le mouvement  #StopHateForProfit, lancé  par des organisations de défense des droits civiques des Afro-Américains et contre l'antisémitisme, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis, est vite devenu viral et prend des dimensions planétaires.

Le mouvement dénonce le manque de réactivité et de collaboration du géant bleu contre les contenus qui promeuvent le racisme, la discrimination et la haine. Une situation qui met à mal le modèle économique de Facebook lourdement dépendant des publicités. Selon le New York Times, environ 8 millions d’annonceurs fréquentent Facebook. Ils représentent plus de 98 % des revenus annuels de la plateforme numérique, estimés à 70,7 milliards de dollars.

Dans une tentative de calmer la tempête, la plateforme a tout de même pris certaines mesures. Elle a notamment annoncé qu'elle retirerait désormais les publicités qui affirment que les personnes de certaines origines, ethnies, nationalités, genre ou orientation sexuelle représentent une menace pour la sécurité ou la santé des autres.

Des mesures trop faibles pour les promoteurs du mouvement, qui loin de s'essouffler, se disent déterminés à galvaniser d’autres centaines de marques. Les dirigeants de Facebook ont tout de même entrepris d’aller à la rencontre des groupes de défense, pour tenter d’arrondir les angles.

Peine perdue : « Je suis très déçue que Facebook continue de refuser de se montrer responsable vis-à-vis de ses utilisateurs, de ses annonceurs et de la société en général », a assené Jessica Gonzalez, co-présidente de l'association Free Press, après l'entretien en visioconférence avec Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG, et sa numéro deux Sheryl Sandberg. 

Les promoteurs du mouvement réclament notamment un poste de référent sur les droits civiques chez Facebook, des audits, la création d'équipes d'experts du harcèlement en ligne ou encore le retrait de tous les groupes publics ou privés qui traitent de suprématie blanche, d'antisémitisme, de théories du complot violentes, de négationnisme… Facebook a, de son côté, mis en avant tous les efforts entrepris depuis plus de deux ans en termes de modération des contenus problématiques et de lutte contre la désinformation, sans pour autant convaincre.

En attendant, d’autres entreprises continuent de rejoindre le mouvement, certaines pour seulement le mois de juillet tandis que d’autres, pour tout le temps pendant lequel Facebook ne prendra pas de mesures pour assainir sa plateforme. Quelques annonceurs, comme Unilever ou Stuff ont quant à eux décidé de s’exclure de plusieurs réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Instagram.

A.Bo

 

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