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Economie

Livre scolaire: Les imprimeurs réclament la préférence nationale

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5793 Le 30/06/2020 | Partager
Un chiffre d’affaires annuel de 400 millions de DH
70% des imprimeries à l’arrêt à cause de la crise sanitaire

 A quelques mois de la rentrée des écoles, le Groupement marocain des métiers de l’impression réclame la préférence nationale sur le livre scolaire. Et pas seulement. En effet, depuis quelques années, des centaines de millions de manuels sont imprimés à l’étranger.

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Le chiffre d’affaires annuel du livre scolaire est estimé à 400 millions de DH, dont 70% sont réalisés à l’étranger (Ph. Jarfi)

Selon certains éditeurs, les délais dans lesquels les bons à tirer sont signés par le ministère de l’Education sont tellement serrés que les industriels locaux ne peuvent honorer les commandes à temps. «C’est un faux argument puisque depuis 2005, l’essentiel des ouvrages ne sont pas refaits», conteste Tarik Sindi Lallouch, premier vice-président du Groupement.

Pour l’année scolaire 2020-2021, par exemple, les commandes ont déjà été lancées. Les livres seront imprimés comme à l’accoutumée à l’étranger. Sur les 390 manuels programmés, 20 titres devront encore recevoir le feu vert du ministère de l’Education. Ils représentent un enjeu de 5 millions d’exemplaires.

«Si le gouvernement décidait d’accorder la préférence nationale aux imprimeurs dont 70% sont actuellement au chômage, cela représenterait jusqu’à 1,5 mois de chiffre d’affaires d’ici septembre. A cause de la crise sanitaire, les imprimeries sont à l’arrêt après voir bénéficié de la «fièvre acheteuse» du début de l’état d’urgence. Mais depuis, elles n’ont plus de commandes puisque les campagnes de marketing, l’événementiel sont en stand-by.

A supposer que les commandes soient émises avant le 5 juillet 2020 et que les bons à tirer soient signés avant le 15 juillet, la profession affirme pouvoir livrer dans les délais pour la rentrée 2020-2021.

Si les éditeurs confirmaient en novembre 2020 la commande de 390 livres scolaires avec la signature des bons à tirer au mois de décembre, la livraison interviendra normalement pour la rentrée 2021-2022. Un business représentant 400 millions de DH par an, dont 70% sont réalisés à l’étranger. De quoi sauvegarder les 5.000 emplois du secteur et en créer un millier d’autres.

Le Groupement marocain des métiers de l’impression s’indigne que les livres subventionnés à travers l’opération «1 million de cartables» ou le ministère de la Culture servent plutôt à créer des emplois à l’étranger plutôt qu’en sauver au Maroc. «Les produits subventionnés par l’Etat doivent être fabriqués au Maroc», affirme le groupement.

Une idée d’écosystème

Le Groupement des imprimeurs a été récemment reçu par le ministère de l’Industrie et du Commerce. Ce dernier propose de mettre en place un écosystème dédié, avec l’élaboration d’une norme Imanor spécifique au livre scolaire. Ce qui permettrait de fabriquer jusqu’à 80% des livres scolaires consommés chaque année. Pour y arriver, les imprimeurs s’engagent notamment à utiliser du papier produit par Med Paper. «Nous avons déjà effectué des tests avec du papier recyclé à 75%. Ils sont concluants. La solution a pour avantage d’impliquer à la fois les imprimeurs, les fabricants de papier sans oublier les chineurs qui contribuent à approvisionner l’industrie en matière première», ajoute-t-on du côté de l’association.

Hassan EL ARIF

 

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