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Economie

Retour du papillon «mangeur» du chêne-liège

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5760 Le 13/05/2020 | Partager
15.000 ha infestés dans la forêt de Maâmoura dont le tiers traité
Le niveau le plus élevé depuis le pic de 2007

Une attaque exceptionnelle par un ravageur du chêne-liège mobilise depuis quelques jours les services du ministère de l’Agriculture et de la Gendarmerie royale. Plus de 15.000 ha de cette espèce forestière sont infestés dans la région de Rabat-Salé-Kénitra par bombyx disparate, révèle le département des Eaux et Forêts.

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Lymantria dispar, appelé le bombyx disparate sous sa forme de papillon ou la spongieuse sous sa forme de chenille, est une espèce de lépidoptère. L’insecte  est considéré comme un ravageur des forêts, notamment les chênaies. Les dégâts sont dus aux chenilles qui se nourrissent des feuilles de nombreuses essences d’arbres. C’est une espèce envahissante en Amérique du Nord

«Face au contexte du Covid-19 marqué par des restrictions liées à l’usage des aéronefs, les traitements ont connu un retard, malgré les mesures habituelles mises en place pour identifier les zones infestées, définir le programme de lutte et engager les traitements», concède le département des Eaux et Forêts. Pour le moment, les traitements se poursuivent dans plusieurs zones d’infestation après l’obtention des autorisations dérogatoires nécessaires.

Lymantria dispar ou bombyx disparate (en arabe Larouka), est un papillon parmi les plus célèbres au monde. En particulier en Amérique du Nord dont il est originaire. Ce lépidoptère fait partie des espèces constituant les écosystèmes subéricoles (forêts de chêne-liège) au Maroc et notamment dans la forêt de Maâmoura. Lors de ses pullulations, occasionnelles ou cycliques (10 à 12 ans), ses chenilles provoquent au printemps des défoliations (consommation des feuilles) complètes qui s’étendent parfois sur des dizaines de milliers d’hectares. Il est donc au rendez-vous depuis le grand pic de 2007.

Les forestiers surveillent les attaques, les fluctuations d’effectifs et enclenchent en coordination avec les services de l’Onssa, les traitements quand les niveaux d’infestations les justifient. Selon les Eaux et Forêts l’emploi d’un bio-pesticide ou le recours à des insecticides spécifiques sont privilégiés.

La même source rassure quant à la veille entourant l’insecte: opérations de surveillance, de prospections, de confirmation et de cartographie ont été effectuées en collaboration avec  l’Onssa. Et le dispositif de lutte (logistique, produits phytosanitaires aéronefs) a été mis en place.

Au 9 mai courant, 5.000 ha ont été traités. Il y a lieu de noter que la majorité des arbres supportent l’attaque de ce ravageur  et ne subissent des dégâts que lorsque les défoliations sont répétées plusieurs années successives. Il est également important de préciser que ce ravageur n’affecte pas la santé des êtres humains ni celle des animaux.

A.G.

 

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