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Economie

Ramadan: Akhannouch promet un approvisionnement stable et durable

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5744 Le 20/04/2020 | Partager
L’offre couvre largement la demande pour les produits les plus consommés
Dattes, lait, légumineuses, fruits et légumes disponibles avec de gros volumes

Le ministère de l’Agriculture rassure. L’approvisionnement durant le mois de ramadan se déroulera dans des conditions normales en dépit de l’état d’urgence sanitaire. Le ministre, Aziz Akhannouch, qui s’exprimait lors d’une réunion tenue en visiocon­férence, a précisé que «l’activité agri­cole se poursuit normalement au ni­veau de tous les maillons de la chaîne de valeur».

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Le stock des dattes locales est jugé satisfaisant. De plus les importations portent annuellement sur 90.000 tonnes dont 35 à 40.000 tonnes pour les besoins du mois du ramadan (Ph. Khalifa)

Ce qui permet de garantir une offre suffisante et diversifiée en produits agricoles et alimentaires à des prix stables lors du mois de Ramadan. Le constat se dégage des échanges en­trepris avec les principaux opérateurs du secteur agricole: la douzaine des Chambres d’agriculture et Comader. Cette réunion a été l’occasion de débattre des sujets liés à l’actualité du secteur dans le contexte particulier de l’état d’urgence sanitaire.

Il en ressort que la campagne agricole s’annonce satisfaisante pour la plupart des cultures, à l’exception des céréales, lourdement affectées par l’absence de pluie.(Voir encadré ci-contre). En ce qui concerne l’approvision­nement du marché pendant le mois de ramadan, les niveaux de produc­tion sont jugés confortables.

Tout particulièrement pour ce qui est des légumes : oignons, tomate, pomme de terre, aubergine, piment, poivrons, concombre... Le marché reste bien approvisionné à partir des cultures pri­meurs. Et vu «la bonne conduite du programme d’assolement des cultures maraîchères, la production issue des récoltes hivernales couvre nettement les besoins de consommation pendant les mois d’avril et mai», souligne le ministère.

Par ailleurs, le programme d’ins­tallation des cultures printanières se poursuit selon un rythme consé­quent. Le taux de réalisation étant estimé à 77%. Pour la tomate, la production couvre largement les be­soins de consommation du mois de jeûne, estimés à 90.000 tonnes avec un volume de production évalué à 120.000 tonnes.

En ce qui concerne les oignons, cette période de l’année coïncide avec le début de récolte de l’oignon frais, ce qui permettra un approvisionnement régulier du mar­ché et une couverture des besoins, estimés entre 80.000 et 90.000 tonnes durant le mois du ramadan. Les prix pratiqués au détail depuis fin mars se stabilisent autour de 4 DH/kg.

A l’exception des oranges dont les prix restent relativement élevés, à cause de la chute de la production agrumicole, les autres fruits comme les pommes et les bananes, affichent un niveau de disponibilité satisfaisant à des prix stables. La diversité des fruits s’élar­git avec l’arrivée des fruits rouges: pastèques, melons, pêches, prunes et abricots.

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Pour le moment, les prix des légumineuses les plus consommées durant le mois de jeûne affichent une stabilité à des niveaux moyens. Sauf ruée sur les marchés, la tendance devrait se maintenir (Ph. L’Economiste)

De leur côté, les stocks de légumi­neuses alimentaires et dattes couvrent les besoins. Les légumineuses les plus consommées durant le mois de jeûne sont les lentilles et les pois chiche dont les prix se stabilisent. Pour le sucre, les stocks disponibles couvrent 3,5 mois de consommation. Concernant les huiles alimentaires, le bilan prévi­sionnel de l’activité industrielle révèle un niveau d’approvisionnement nor­mal du marché national pour les trois prochains mois y compris le mois de ramadan.

Pour les dattes, l’approvi­sionnement du marché national en ce produit de grande consommation, sera assuré principalement par les stocks issus de la production nationale et les importations, sachant que la consom­mation moyenne lors de Ramadan se situe entre 35.000 et 40.000 tonnes. Une demande largement couverte par les stocks. Actuellement les prix pratiqués varient entre 20 et 40 DH/kg pour les variétés de qualité intermédiaire les plus consommées.

Les produits d’origine animale sont également disponibles en quan­tités suffisantes. Les unités de produc­tion laitière continuent leur activité selon un rythme normal. Les volumes de lait pasteurisé produits mensuelle­ment dépassent la demande, en plus du niveau des stocks et de la produc­tion du lait UHT. Ainsi, l’offre pré­visionnelle pour le mois du ramadan devrait dépasser les 110 millions de litres pour une demande estimée à 100 millions.

Pour les dérivés laitiers, notamment le beurre, la consomma­tion moyenne mensuelle se situe à 1.200 tonnes qui passe à 1.500 tonnes lors du mois du ramadan.Ces besoins seront largement assurés par les stocks constitués de la production nationale et du beurre importé.
Pour ce qui est des viandes rouges, la production couvre également les besoins. Il en est de même pour les viandes blanches. A cet effet, la pro­duction est estimée à 50.000 tonnes par mois et celle des oeufs à 600 mil­lions d’unités.

Le ministère précise que «l’en­semble de ses services restent mobi­lisés dans le cadre de la gouvernance mise en place pour s’adapter à la si­tuation imposée par l’état d’urgence sanitaire». L’objectif est d’assurer la continuité de l’activité agricole et l’ap­provisionnement normal et régulier du marché national. A charge également pour l’Onssa d’assurer un contrôle renforcé de la qualité des produits ali­mentaires mis sur le marché.

Céréales: Entre 40 et 45 millions de quintaux

Le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch s’est accordé un délai d’une décade pour annoncer les estimations de la production céréalière. Mais selon Mohamed Al Amouri, président de la Confé­dération marocaine de l’agriculture et du développement rural, la récolte se situerait cette campagne entre 40 et 45 millions de quintaux. Elle proviendrait, pour l’essentiel, des terres irriguées. Car le déficit pluviométrique a été généralisé à l’ensemble du territoire, à l’excep­tion du Nord du pays. Aussi, l’indemnisation des agriculteurs sinistrés devrait-elle démarrer cette semaine.

A.G.

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