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Economie

Coronavirus - Les masques ne servent à rien, les gants, à bannir!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5724 Le 23/03/2020 | Partager
Les équipements de protection personnelle généralement mal utilisés
Des vecteurs de transmission de virus par excellence
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Plus de 88% des cas de Coronavirus recensés au Maroc sont bénins (pas de signe de pneumonie, mais avec une infection respiratoire) ou modérés (des signes de pneumonie, sans difficultés respiratoires). 6,6% sont graves (une détresse respiratoire ne nécessitant pas d’assistance pour respirer) et 4,5% sont critiques (nécessitant une assistance respiratoire)

Par rapport à d’autres virus, le SARS-COV 2, responsable de la maladie du Covid-19, est moins contagieux. Parole de Kamal Marhoum El Filali, chef du service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd. Une personne atteinte de la rougeole, par exemple, peut contaminer 12 à 18 personnes. Pour une victime du VIH, le risque de transmission est estimé entre 2 et 5 personnes, contre 1,4 à 2,5 pour le Covid-19 (4 selon certaines études).

La transmission peut s’opérer via les gouttelettes projetées par la bouche d’un malade, et le contact avec des surfaces infectées. «D’où l’importance de désinfecter en permanence les surfaces», insiste El Filali, qui participait jeudi dernier à la e-conférence de la Société marocaine des sciences médicales.

Le virus responsable du Covid-19 peut survivre dans l’air pendant 3 heures, mais pour cela, il faut qu’il soit vaporisé. «Les gouttelettes, elles, sont suffisamment lourdes pour se positionner rapidement sur une surface», précise El Filali. Le virus peut subsister sur du cuivre pendant 4 heures, sur du carton: 24 heures, du plastique ou de l’acier: 3 jours, du bois ou du verre: 4 jours. 

Pour se protéger, nombreux sont ceux qui se sont précipités pour acheter des masques et des gants. Les spécialistes sont catégoriques, ils ne sont vraiment utiles que pour les personnes contaminées, ou pour le personnel soignant directement exposé aux malades. Et souvent, ils sont très mal utilisés, se transformant ainsi en vecteurs de transmission. «Les gants, c’est une catastrophe! C’est un milieu de culture de bactéries, qui transporte aussi les virus. C’est à bannir!», s’écrie El Filali.

«Le gant procure un faux sentiment de protection, se transforme en une seconde peau et réduit la vigilance», relève, quant à lui, Lahoucine Barrou, président du Comité de lutte contre les infections nosocomiales du CHU Ibn Rochd. Le gant ne doit être utilisé que dans des cas précis: contact avec des liquides biologiques, du matériel potentiellement contaminé… Il est impératif de le porter juste le temps du soin, et de se laver les mains avant et après.

«Il faut le changer entre deux patients, entre deux soins, en cas d’interruption du soin, et s’il est déchiré, percé ou souillé», insiste Barrou. Le masque, lui, doit bien couvrir à la fois le nez, le menton et la bouche. L’exigence minimale est le masque de type FFP2 (92% d’efficacité). Une fois placé, il ne faut plus le toucher, le mettre sous le menton ou le retirer et le remettre plusieurs fois. Si souillé ou mouillé, il faut absolument le jeter.

Ahlam NAZIH

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